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Samedi 4 novembre 2006
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Dimanche 29 octobre 2006

                                  EY

 

 

 

Ey ! tu connais ? Henry Ey ! docteur en psychiatrie… a écrit sur les hallucinations …. Nom d’un hôpital neuropsychiatrique de chartres … c’est un bâtiment laid fait pour tourner en rond une nourriture infecte à de rares exceptions faites rayonnant en trois couloirs spirales dont l’intérieur est une minuscule cours fermée de quatre murs … on ne peut que tourner à henry Ey même si ça ne tourne pas rond… il y suinte une odeur de fin de monde… les infirmiers semblent au fait … la fin du monde monsieur Vidal c’est pour dans 5 milliards d’années vous savez…

 

 

 

 

 

Il puis il y a la fameuse chambre d’isolement quoiqu’il soit de ton état il semble que le stage en isolement soit le passage obligé de l’admission à Henry Ey… si par malheur vous écrivez on vous jugera sur votre production… trois clopes par jour … pire qu’au mitard… en dehors c’est à dire dans la petite cours oblongue vous vous rattraperez… un ou deux paquets par jour… N’y-t-il pas que cela a faire… ah si ! les cappuccino sont excellents … Evitez tout de même d’y aller pour eux …

 

 

 

 

 

Vous y serez mis au secret ne pouvant rencontrer que les spectres de l’endroit durant 3 à quinze jours … puis lassés sûrement de n’avoir rien à faire vous aurez retrouvé vos « repères »… « restructuré » vous êtes sur la bonne voie… on vous permettra de rejoindre un hôpital de jour 4 à huit heures par jour… mais auparavant lassez vous de vous même abandonnez votre délire au rats de l’angoisse et rongé de doutes mornes vous rejoignez les franges du monde normal… là désoeuvré et assisté aurez vous le temps de rabâcher les nostalgiques émerveillements de la déraison… en attendant Henry Ey vous guette avec son architecture d’aliénation et en dépit du bon sens construite en rond dans les éparpillements des personnalités plus ou moins démolies de l’endroit…

 

 

 

 

 

Que dire des psychiatres bonnes âmes dévoués à l’ordre publique qui rougissent à l’évocation d’une masturbation ou toujours le même sujet disent au patient « c’est quand on est petit ça non ? » … que dire de leurs omnubilations de la bonne prise du traitement du soin que vous mettrez à organiser vos idées dans vos écrits et même on l’a vu de la présence ou non d’une ponctuation… ils savent en deux minutes dire d’une personnalité qu’elle décompense, qu’elle délire, qu’elle est dissociée… leur rapidité n’étonnera pas… confrontés au lieu et à son cortège de zombis laminés qui hébétés songent à sortir ils leurs suffit de relever la moindre traces d’agressivité et la cohérence ou non avec « leurs » délires le délire tu des docteurs souvent pittoresque...

 

 

 

 

 

N’aimez pas votre princesse au point de vous arc-bouter contre des dragons de cauchemars… ne descendez pas d’une sorcière… ne soyez pas fille possédé de Témoins de Jéhovah… petite sœur jumelle de st Thérèse tu prendras tes neuroleptiques… délinquant oligophrène tu pourras voler dans les chambres… Monstre gentil ne casse pas la vitre d’un énorme coup de poing…  tout ira pour le mieux si tu ne parles à personne dans les rues de chartres … dors … les murs d’Henry Ey veillent sur les Démons… Tout au plus demain produiras-tu les germes de langage propre à développer des cancers de la conscience chez ton voisin … alors tu pourras le regarder de travers et rire le monde n’aime plus ses voyants ni les dérèglements qu’il engendre … alors ils souffrent … alors leurs cris étouffés…
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 11 octobre 2006

C’est dans la solitude que je fomente mes insurrections ces arrangements de l’âme avec du langage et des couleurs palanquées d’ombres taciturnes sur tout ce que je dis je m’embarque seul pour ces voyages inopportuns et je vous laisse pour dire ce que vous lisez seuls

 

 

 

Cette courte harangue pour dire que je ne suis pas responsable du court rêve que j’ai fait et qu’un autre a rêvé

 

 

 

 

 

Le dément avait la parole embarquée venue des limbes des enfances qu’un coup de tonnerre avait déchiré

 

 

 

 

 

Certes il eut mieux fait se taire et déchirer son vêtement en guise de renonciation

 

 

 

 

 

Mais sa volubile démence m’entraîne elle se déchaîne en moi maintenant que je suis seul et me délabre la tête dans une sorte d’emportement que je ne me dispose plus de moi-même

 

 

 

 

 

Voilà les faits depuis longtemps il ressassait les fracas de son curieux miroirs aux alouettes dans un éparpillement de mots et je ne saurais dire si la dernière scène de son discours fût inventé ou s’il s’est déroulée devant mes yeux éberlués crevés d’avoir vécus

 

 

 

 

 

Voilà les faits sa petite diablesse coincé entre ses cuisses il racontait les même sornettes sur la caméra que l’on avait les scientifiques bien sûr placée un effet très physique très charnel de cette exposition dit encore BHL et le premier à voir c’est encore moi dit il en accentuant sur voir

 

 

 

 

 

Puis il passait sa main dans ses cheveux et lui dit mille cauchemars des russkoff de la rue blanche qui buvait des grand verres de vodka aux 400 tueurs du vieux chartres que la police dispensait de temps à autres de permis de tuer

 

 

 

 

 

Une larme due plus à la fumée acre de mon drôle de cigare que la tristesse que mon double endolori déclenchait dans mon œil sec me reviennent pèle-mêle les enfants qu’ils n’a jamais eus et l’œil de cyclope qu’ils auraient au milieu du front tantôt armé de trois yeux comme les trois points d’encre dispersés sur son visage d’enfant-roi qui disait les trois rencontres je ne me souviens plus ou bien un seul œil morbide semblant désigner le père d’un injonction maladive et combien salutaire

 

 

 

 

 

Il lui disait en caressant d’une virile façon d’autres horreurs encore comment il avait payé mille euro un tueur de chartres pour dessouder le père Noël et en disant père sa main se refermant tandis qu’il  écrasait le cri de sa compagne trop petite pour être honnête d’un baiser hardi un baiser hard comme trop de poids sur des épaules de Peter Pan désenchanté

 

 

 

 

 

J’étais là oui je me souviens que j’ai assisté d’une manière ou d’une autre à ce baiser qu’il écrase de ses lèvres trop fine mais belle comme un sourire que pathétique et souverain il décerne un chapeau à l’écrivain pardonne mes rêves oh vieux père de mes Munchausen de nuits blanches qui toutes furent des voyages en boulet de Ma rue des Ecuyers aux vieux Monde niché dans un éclat de verdure c’est une petite pièce baroque au milieu d’un vaste parc

 

 

 

 

 

Nous deux nous avions réalisés mais nous sommes trois s’écrie-t-il et il écarte ses cuisses pour ME FAIRE VOIR

 

 

 

 

 

A présent sa main devient active et comme mue d’une offrande singulière d’une petite princesse pour laquelle son admiration sans borne surexcitant ses nerfs frénésie de ce créateur complètement fou il traverse les soies il s’enfonce dans les chairs mais sa main gauche au bout d’un bras que je ne peux pas voir dont le coude jaillit et me revoilà j’ai des trésors dans cette direction

 

 

 

 

 

IL FAUT BOIRE ET BOIRE JUSQU'A CREVER DEBOUT  disant cela sa main gauche serre le cou du petit pantin mou que la maigreur attache à des cotes saillantes d’où une poitrine de délices déniche un sein qui s’agite comme le dit la chanson qui rime avec dynamite

 

 

 

 

 

BUVONS COMME NOUS L’ORDONONS  alors faisant couler la bouteille tenue assez haute au-dessus de la bouche ouverte de la victime dans cette scène de 1797 Aligangster Jonhson au savoir faire écossais que le secret des façons délicieuses de ces touchers sans pitié pour redevenir précieux le cachemire traite de choc de pitoyable compagnons laborieux qui besognent un panneau de cent cinquante kilo pour recèler tout cela dis je un peu sentencieux je dois dire que le prix a doublé

 

 

 

 

 

IL RIT  je m’embarque dans les balades des vieux stones accompagnées de la comédienne aux yeux de mongolienne et à la chevelure d’or car Patricia est mongolienne surdouée elle est capable de jouer dans des films X nous quand nous vendons un cachemire nous vendons un rêve et disant cela il PLISSAIT ET DEROULAIT LES MEANDRES FIGEES DANS LA GLACE DE LA MELANCOLIE 

 

 

 

 

 

 

 

 

JE TE CORRIGERAI NE T’INQUIETE PAS  c’est là nos grands châteaux nos grands poëmes et nos grands airs au piano nos airs slaves et nos bordées d’injures nos hourras nos campanaires nos désirs fous nous stars qui faisions l’Europe

 

 

 

 

 

 

 

 

Je te décore de la région du melting-hang ouvres tes papilles grandes à la nuit comme un coup de canon la forteresse de Catherine deux fut placé de sang versé à la capitale de nos souvenirs plus loin de toutes distractions ce textes très difficile au détour d’un livre qui rappelle la glace et qui dise j’ai fondu un dixième au seuil de rien et devenu le texte des autres j’ai étendu mes doigts sur les alpes vaudoise sur mille mètres il furent nommée un à un on a les mêmes médecines j’ai fondu mon œil dans toi dans ta vérification de ta voisine ELLE VERIFIE REGARDE  plantant mes paumes sur mon mentons les coudes à mi cuisses je me tendis de mon mieux pour le cerner

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’origine de cette montagne toute en couleur il ramasse les petits papiers collants des chocolats des papiers brillants de bonbons des papier alu de pâtes de fruits mystère l’art de ce pauvre fut relevé par sherlock freund qui demandait un mois de travail jours après jours

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrez monsieur je me fis rejoindre

 

 

 

 

 

Enfin l’angoisse je n’ai rien oublié j’ai tout noté moi aussi comme ce vieux farceur qui se taille dans l’oubli du monde moderne regarde vieux sbires je t’ai copié collé je t’ai détaché de ton propre nombre je t’ai multiplié pour ta gloire fut-il dit un jour que j’étais ce sorcier qui donnait la vie aux poupées bucoliques c’est leurs de la pause l’heure de la biquette

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors il la casse et d’une seule main devenue immense il étrangle sa proie AS-TU VU QU’ELLE EN CREVE ! et puis il enfonça ne lit pas la suite pour ta santé morale il enfonça comme lui avait appris les légionnaire de la place Morard ses pouces dans les yeux de l’infante coopérante

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut être te retrouves-tu vidé de toi te retrouves tu dans la cathédrale devant les reliques te retrouves tu dans la cathédrale de stjacques pour donner du courage aux pèlerins de st jacques de compostelles le chercheur que je regardais avec un bon sourire édenté sur mon siège fut frappé tel jean polion d’une petite commotion au cerveau

 

 

 

 

 

M’envolant avec mon gramme de neurone le paquet attaché à un fil comme un petit cerf-volant je désignais la cloche avec un hochement de tête

 

 

 

 

 

 

 

 

OUI C’EST BIEN SUR LES MARCHES QUE CETTE SCENE TERRIBLE A EU LIEU MON DIEU FAITES QUE LA CLIMATOLOGIE SOIT FAVORABLE QUE NOUS AYONS UN ETE INDIEN PENDANT TROIS SEMAINES ET QUE LA FANFARRE RESONNE DE SON PETIT FAIT INSTALLé DEPUIS QUATRE ANS JE RAYONNE DANS MES VINGTS MORTS ATTACHé AUX PREMIERS NUAGES DE L’AUTOMNE il cracha puis se rembrumit CETTE SOTE EST IVRE ET MES GIFLES LA REVEILLERONS AVEC UN DROLE DE MAL DE CRANE

 

 

 

 

 

 De tout cela nul ombre de Dieu dans les parages  
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Lundi 11 septembre 2006

Rapides ces flots tombent ces filandromes ventriculent rapides mes mots roulent c’est la voix du soupir de l’instant le chant du fuyant ma chair éclate comme un sanglot sur l’accord fade d’un rot d’ivrogne et sa trogne écarlate c’est l’accent d’alcool à la lèvre violette le petit hoquètement de sa silhouette frêle et le navire prend l’eau se ramasse et se plaint il regimbe

Rapides encore sur les nuées des orages sauvages la rosace éclaboussée tambourine de son tam-tam de verre les couleurs en rythme qui vibrent dans l’air maussade où le dernier parfum shampouine en petites gouttes odorantes le long des cous de cygne des filles qui passent en glissant rapides sur les corps acharnés les déhanchements les gémissements et les noyades solitaires rapides aux lèvres qui babillent aux grimaces de singes aux souples torsions du doigt rapides aux oiseaux du matin qui trillent dans l’air qui s’enivre dans les glaviots à la fenêtre je ne t’ai pas vue depuis huit ans

 

 

Rapides mes doutes mes affres mes tortuosités mes papiers collés sur le front mon encre débrayée mon cri délabré rapides mes saisons en cabane mes cachets d’aspirine pour la tête mes clopes brunes ou câlines où les anges musiciens disent l’orgue de la Grande Horloge et voici les orgones somptueuses et tueuses arpentant chartres chagrines vocifèrant dans l’air les souffles courts de la fièvre d’exister cet extraordinaire piano avec des mains qui s’en vont pour pleurer dans l’autre pays du lointain dans les prairies de chaque front de chaque démesure à la patte du maître sa gouache collée aux doigts mastiquant des coins aux lézardes des jours quand le voltage est tel quand la musique est forte que les patates sont cuites qu’il faut donc aller dans les lointains passe encore que nous couchions

 

 

Rapides mes mains volubiles rapides les événements sans suite rapides et dévalant les cailloux sur place dévalant les pistes aux étoiles les ciels d’automne déchirés les places immaculées les pelouses éternelles rapides dévalant de tout ce qui nous pousse et nous traîne nous écartèle et nous pèlent nous de la vaste plaine nous des nuits déchaînées nous des vides altiers nous des poches crevées nous des étoiles étoilées nous des minuits et demi rapides de tes rires et de tes larmes Tes mains tournent tes bras balancent tes épaules tombent ta nuque se dresse tes yeux roulent les arbres immenses ocres et vertueux grimpent sur ton corps dans les feuillages de février plombant des rosaces fanées sur des ombres pleine de terre je t’imagine dans cette terre te crotter de virgules de boues où par endroit les feuilles s’accouplent

Là divinement dévêtue tu rampes et te couvres de l’ancestrale feuille rougie au feu de cet automne défait tu es rousse sans doute toi aussi et prenant ton plaisir de la terre retrouvée tu mouilles et te macule de la tourbe retournée passant tes mains sur tes cuisses et ton sexe tu sembles les yeux presque fermés chercher à faire l’homme à la mousse ainsi débusquée alors gémissant et griffant incertaine et farouche chaque parcelle de la planète ton ombre se retourne et s’enfonce à l’épais maquis que les champignons chargent de fièvres malheureuses

 comme tu l’auras longtemps voulu je suis habillé devant toi simplement je m’accroupis et dans un veston d’un blanc tranchant je te sers un verre de vin que tu saisis à plat ventre toujours les paupières baissées et sitôt que tu l’as goûté tu penches la coupe sur ton ventre et mêle le sang au feu avec ce gloussement que je n’oublie pas

 

 

plus loin la ville déborde d’orgasmes saisonniers tandis que tournant ma main sur tes fesses je dessine les arabesques du désir en regardant le frisson sur ton échine dessiner la musique de chaque petit bruit qui compose le silence des bois

 

 

cannibale offusquée d’un mouvement si offensant quelqu’innocent me semblait-il elle prend ma main et en suçote un doigt semblant trouver dans l’humus mêlé à la salive le goût sauvage de l’animal léchant une plaie

 

 

 toujours le feu semble éclairer ta peau joignant des éclats fauves à ton corps sali resplendissant comme celui d’une vierge offensée beau de sa nudité de spectre malgré l’outrage du vent la scène s’éternise complaisamment et tandis que je te ressers tu roules ton ventre pour que craquent les brindilles éparses

 

 

tu me dis doucement vois comme je frissonne c’est que j’ai glissé sur les cailloux mon ventre innocent que la planète enfante en moi la plus pure des étincelles que le vent couve le petit de la forêt que l’humus fomente ses ressorts détendus contre mon sexe fertile et que l’agitation des arbres aura bercé l’enfant magique des lieux

 

 

son nom sera vulcain des forces de la terre et pour ses armes sans nombre il viendra se ressourcer à cette place verse le vin dans mes paumes que je m’enivre de cette joie et que la pluie l’orage et le tonnerre vienne bénir cette union de légende verse oh mon ami ne m’en veut pas de ne pas te donner davantage je t’offre mon plaisir et ce moment de feu où je me suis enfoncée dans la terre pour sentir ma Mère fouiller mon corps

 

 

alors agitée par le Désir monstre sa main plonge dans son sexe et elle se tordit comme un poignet qu’on casse

 

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Samedi 2 septembre 2006

Mon corps est debout c’est pour cela que je marche comme un homme je vois mon frère et

sa parole claire dans l’ondée du matin éclaire nos esprits

échauffe nos humeurs

cette mécanique a bien un créateur ?

nous sommes en train de parler de mathématiques et c’est un concert

nous voyons dans les sciences un outil de connaissance de la Nature cette belle idole aux yeux de pissenlit s’éparpille autour de nous comme une colombe qui s’envole et

plongés dans cette nuit étrange nous formons les vœux d’être à tout jamais parlant de l’être aimé

de l’ami en sa présence

que nous voguions sans cesse d’éclairer l’autre de sa ferveur et de sa grâce

car à vrai dire il tient de la grâce d’être ainsi suspendus

 

 

 

 

Alors peut-être tenant entre nos lèvre le feu de se consumer en l’autre pourrons-nous dire que procèdant de la Nature il fût fait éloge inédit de chaque seconde qui passe et

 

qu’ainsi nous ayons rendus beau et sensible d’exister

 

 

 

 

 

Les larmes et les roses le sang et le soleil viendront teindre nos choses et

 

contemplant la merveilleuse rosace de notre union dans le cosmos nous puissions vivre de l’éternel soif

 

de dire le bonheur d’avoir un ami

 

 

 

 

 

Certes il faudra dormir

 

mais nos songes seront

 

 que l’autre dort et qu’il fait un même songe

 

 

 

 

 

Quel animal viendrait secouer les fils où il se prend ?

 

Quel trublions ne serait aussitôt avalé

 

pour venir sous les feux de notre évolution ?

 

nous ne sommes plus le funambule mais

 

tenant de l’autre notre essence nous brûlons

 

de le dire

 

le comblant et étant comblé et

 

cet animal ou ce trublion sont les légers remous de l’âme

 

comme un flamme oscille où le brasier ne s’éteint jamais

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi seulement éperdus de ne pouvoir être un

 

nous demeurons sous le cerisier de notre amitié

 

à disserter et rien ne peut interrompre la danse car

 

notre amitié se nourrit d’exister et

 

que l’existence alors toute pleine d’être séparé de corps et d’esprit de l’autre est vivifié en permanence de sa présence

 

 

 

 

 

 

 

Quoi d’étonnant que certain y voit Dieu ?

 

la totalité du monde est dite

 

il y l’esprit le corps et la personne

 

il y a la vie la clarté et l’existence

 

le monde se dit sous ces trois formes mais

 

la puissance de mon ami

 

tout ce qui émane de lui est tourné vers la diversité

 

vers la pluralité des formes

 

et ne cherche pas la plus haute des formes

 

 

 

 

 

il insuffle les pétales éparpillées à son discours

 

il insuffle l’écume et les nuages sans forme

 

les étoiles sont multiples et

 

il me voit

 

il me dit pareil à cette Nature dans notre Union

 

 

 

 

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Dimanche 20 août 2006

Vient tu me dis la douceur tu me dis le vent d’automne tu me dis les roses fanées

 

Tes yeux s’exercent à regarder

 

l’abîme se tait

 

Dis moi que je te modifie te roulant dans les brumes et les colombes les secrets d’août chuchotés a la déroute d’autrefois

 

Quand le lin sent l’odeur fraîche étendu dans le froid

 

 

 

Les rocs se tiennent identiques et sentinelles obscures

 

Du destin de nos gestes allègres se perdent en échos lointains dans le vide des nuits froides déjà

 

 

 

Ecoute donc le chant hululé du fond des choses muettes

 

Quand sur la plaine étale les couleurs du temps qui passe accueillent les cris humides des amants qui déchirent le texte du poète de gestes somptueux comme un pendu

 

 

 

Quand dormant dans les vastes ombres tu dribles avec moi et t’envolant encore deux à se souvenir de tes oreilles closes tes voyages me plaisent tes romances me tournent et me roulent et m’enroulent dans les spires identiques cent fois que le lin décide de tes encres et tes billets

 

Tes bouches pleines comme des rosiers

 

 

 

Tu voulais dire découpé la connaissance que t’avais de dire tout ça c’est encore de l’encre de tes pluies de la suie de ta vie de tes tordre et tes détordre tes en allées tes revenus tes ticket de t’envoyer en l’air le désordre de ton corps le bouillonnement de tes pupilles

 

 

 

cette image est une rayure sur le miroir qui luit

 

 

 

une voyance au désespoir de t’enrôler à des envols moins guerriers

 

les dépendances de ta raison mise en prison

 

c’est un souci te retourner te déglutir et t‘abîmer O ma baydoll roknrollée mon babycitting avancé

 

mon tee-shirt tout taché je t’aime surtout quand tu le veux le veux

 

toujours quand tu le veux on dansait déjà devant la caméra imagine un jeu

 

 

 

J’aime ta peau j’aime tes yeux que je ne connais que d’alcool vision sublime ivre vision de plein de vertiges

 

Je ne sais pas quoi dire je le chante très bien les arpèges au bout des doigts je m’allège et m’envole vers toi

 

 

 

Un livre est une autre fois et demain je serai encore là tu es si proche de tout si loin de moi  oh ma babydoll enrocknrollée je t’enlace et te brise en un dernier éclat

 

 

 

Tes yeux me maudissent ils disent tu n’es qu’un scelerat et sans mot dire tu t’enlises en serrant très fort les bras

 

 

 

Oh ma baby dolly rocknrollée je peux pas mourir ce soir ce serait bien mieux dans le noir dis moi que tu t’en vas pas loin de moi que chaque émoi est pour moi que chaque fois que je te vois c’est pas la dernière fois que demain je verrais mieux que ça ce qui me tire ces larmes douces d’être là et m’envoyant aux alpages avec toi je verrai les sources en avalanches me dirent les mots de la revanche que je t’arrache au midi sombre où nous nous vimes cloués maudits dans les éclairs hurlant dans le tonnerre

 

 

 

l’effroi ordonné par un Dieu

 

 

 

le masque arraché donc et laissant place à nos griffures sur même place nos têtes lourdes de cauchemars nous bondirons l’un vers l’autre en frôlant les cent mille cent dix fois plus rapides que l’autre fois

 

je revoyais le compteur dépassé marqué vingt mille cent dix fois moins que chaque fois je vous verrai décalquer des idioties sur des fessiers décolorer les dos et décalcomanier les avant bras des toxicomanes enrôlés

 

je viendrai de ces histoires marquer l’aurore d’une victoire supplémentaire ayant emprunté les sentiers de liberté c’est l’ami de l’amitié voyance tardive du soir qui tombe

 

 

 

j’attends la mort encore une fois je fume ma clope en regardant passer les étoiles sur mon crâne insoucieux

 

je ne m’arrête pour de si peu moments de gloire je vous regarde fumer encore je désespère vous mettre dehors

 

pauvre petit poucet perdu je vous adore

 

 

 

vous êtes mon succès je vous dirai qu’il vous faudrait mieux entrelarder vos viandes si vous voulez charmer

 

pauvre petit poète tes yeux tremblent encore

 

d’avoir connu tant d’or

 

tant de douceur et puis le fouet

 

 

 

vous êtes donc génial d’avoir tiré l’archet

 

le stradivar jouant dans le disque aux lumière de la dernière étoile et

 

la montre suspendu dans un placard cloué

 

ayant jeté l’amarre et voyagé vers les Vénus que je venais de quitter ayant longé  la rue longue de toi

 

 

 

je m’imagine ramper semblable à une ombre prés d’un mouvement de toi onduler sous ton bras qui s’élève et s’avance innocent pour relever une fleur dans un vase ce geste que tu faisais semblait faire partie de toi

 

 

 

tu l’avais entrepris tant d’autre fois

 

 

 

mais un soupir de la lumière un dernier éclat du soleil avaient unis nos ombres et

 

pareil à autre fois

 

nous ne vîmes que des ombres comme si l’autre était très loin de tenir le rôle d’une ombre et que tout ça ma foi était une histoire qu’on se dirait pour la première fois dans l’obscurité d’un rendez vous aveugle et pourtant salutaire

 

où rien ne se passait vraiment que de toutes petites choses

 

qui faisaient un mouvement vers l’un un mouvement vers l’autre se nouait au passage le nœud tenait entre le lien et l’espace restant était occupait par le plat calme frisson des choses les roses elle meme semblait

 

frémir

 

et l’onde des eaux

 

ondoyait insolemment

 

dans le lent

 

remuement de la

 

poésie des gestes lent et

 

 

 

celui ci s’employait s’éprendre du moment

 

 

 

s’allonger justement

 

 

 

se détendre un instant

 

après un détraquement

 

 

 

il semblait que le cours des choses

 

avait repris que les roses était roses et

 

que la terre etait terre

 

 

 

vrillant un instant le papillon explose

 

 

 

il avait filmé au ralenti des papillons munis de petits explosifs

 

suffisemment puissants pour faire exploser les ailes des papillons

 

 

 

puis ayant diffusé son film à l’envers et à l’endroit

 

les papillons sur une valse au piano explosait dans l’air

 

 

 

il était très fier de sa trouvaille et la montra à sa maman

 

celle ci prit un air peiné et dit

 

 

 

oh mon petit tu sais bien que je suis loin de tout cela

 

tu me fatigues

 

 

 

le pauvre génie au front déjà plein de fièvres

 

grimaçait un sourire où l’on voyait froissé tout ses cahiers de poésie

 

il déchirait des poèmes et les mettait dans de petites boîtes ensuite il photographiait

 

les boites déchirait les photo et les mettait dans des boîtes

 

qu’il exposait enfin

 

et où il mit le feu

 

 

 

cette histoire est très claire dit-elle enfin

 

c’est la maîtresse le responsable

 

comme vous le voyez je

 

suis fort bien

 

le raisonnement

 

j’espère que nous allons nulle part

 

je déteste arriver

 

 

 

il sembla étonné

 

enfin

 

dit ce soir là miss burton

 

je déteste tous ces apéritifs

 

 

 

demain je devais m’acheter un gros carré de viande

 

et j’attendais la pitance en songeant au génie

 

que petit nous demeurons dans nos démesures

 

 

 

les plus grandes il faut encore savoir mettre en branle

 

la mécanique en lui donnant de l’énergie à

 

consumer en autant d’actes que

 

par le passé

 

 

 

c’est tout le bien que je vous souhaite

 

dit pour conclure

 

miss burton 
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Dimanche 20 août 2006

 

 

 

 

ah la douleur de devoir continuer d’exister

 

quand ce songe m’emporte vers les nuées

 

vers les hauteurs où je m’évertuais d’être premier

 

ayant de connaissance ultime atteint l’état second

 

j’aurais sacrifié les vers qui gisait dans vos caves

 

 

 

abhorré un instant les dieux et les mythes

 

et sauvé mon étincelle de folie

 

pour chanter mieux qu’un merle fou

 

plus haut que la cantatrice chauve

 

plus juste que moliere

 

plus doux que tes deux yeux de prières

 

 

 

mon étincelle de soif éperdu d’aubes salutaires

 

je devenais le mage aux milles qualités

 

le sorcier de vos nuits mutilées

 

je devenais le sage aux paroles ailées

 

 

 

le tumultueux torrent

 

la source d’eaux vive

 

les enfants venaient se désaltérer

 

et le verbe altéré faisait sa révérence

 

 

 

les nains grimpaient sur les offices

 

les nones se godemichaient

 

les vampires entraient en conférences

 

et les vèpres que vous me sussuriez valaient les messes sodomites

 

 

 

le vent tout à coup s’arrêtait

 

le vendredi devenait le jour d’hier

 

et la sorcière savait dédicacer ses vers avec du toupet

 

on entrait gratis dans la Nice de ses cils

 

 

 

et cecile faisait mieux que maman avec un air docile

 

un moine trafiquait de l’onguent

 

quand je songe au génie je m’en vais au paradis

 

c’étaient des jours faciles des soirées détendues

 

 

 

on buvait de la coco avec le siroco pour rococo

 

les perroquets se buvaient avec des mignardises

 

et les coquets perdaient leurs pucelages avec des hauts cris

 

 

 

quand je songe au génie je bois un whysky

 

a moins que ce ne soit celui

 

que j’avais perdu un soir une nuit

 

dans tes bras insolent qui bravait l’interdit

 

 

 

dans tes bras mon génie

 

était encore muet

 

et je ne balbutiais qu’à peine au cou de ma poupée

 

 

 

alors me collant à la poupe

 

et actionnant tous les leviers

 

je faisais dériver les soupirs vers les cris

 

 

 

quand je songe au génie je pense à mon vit

 

quand je songe au génie je crie

 

quand je songe au génie je m’extasie

 

quand je songe au génie je soupire

 

 

 

quand je songe au génie je m’évanouis

 

quand je songe au génie je délire

 

quand je songe au génie je songe au riquiqui

 

quand je songe au génie j’oublie tout mes martyrs

 

 

 

quand je songe au génie je fais pipi au lit

 

quand je songe au génie je m’envie m’envoyant de mon envie même vers un état supérieur du carré de mon envie à la différence du génie réduit en quotient vers le génie suivant que je m’envie encore m’envoyant de mon envie meme vers un état supérieur au carré de mon envie à la différence du génie reduit en quotient et

 

 

 

je m’envole ainsi poussant de petit hihihi regarde moi je

 

suis en suspension dans l’air et tu te tasse

 

en une masse boule et cette masse boule

 

de toute son inertie se tasse et se roule et

 

cette masse boule fait un trou dans la pièce

 

tandis que je suis sur le plafond et

 

je te regarde rapetisser sans pouvoir faire quoique ce soit

 

non que je ne le veuille pas mais

 

ta masse boule se tasse d’une si curieuse façon

 

que tout fasciné par l’effet produit je

 

ne peux qu’assister et ce

 

plongé dans une torpeur qui me

 

paraît agréable néenmoins

 

ce qui est à déduire de tout ce qui précéde et

 

je te regarde stupéfait

 

comme un agonisant

 

surprenant dans ton regard le masque défait et comique du gisant

 

et lui portant secours

 

dans un dernier souffle

 

tu te rompts soudain

 

au son sourd d’une balle de plomb qui se fige au milieu de ton crâne et là

 

plus de masse boule

 

seulement l’impact très rapide sur

 

ta tempe gauche et

 

le sifflement dans l’air de

 

quelque chose d’inéluctable tu

 

déglutis alors et

 

dans l’air asphixié par l’odeur de la poudre tu

 

te remets debout et tu

 

cries un poème et tu dis

 

 

 

je suis debout rien ne me fera taire

 

le masque absolu de votre incomplétude

 

a beau labourer la plaie de mon visage

 

où sont tombées toutes les pluies noires de

 

vos flaques

 

où vous vous reflétez

 

vous ne valez rien dans le noir

 

et la lumière vous effraie

 

malheur à moi qui suis phosphorescent

 

à la fois lumière et encens nuit et jour bonheur et malheur

 

vous me haïssez parce que je porte le fardeau des étoiles

 

et des merles que de mes doigts dépende

 

la musique du jour

 

vous me haïssez car je donne un sens a vos masques de foires

 

et vos foies attachées aux rocher de prométhée

 

vous hurlez tels des hyennes blessées

 

pour arracher mon visage

 

que vous ne supportez pas

 

 

 

vous dites donne nous ce masque

 

qui éclaire les champs

 

dit-nous l’ordre de taire les travaux et les suées

 

tu dis que seul le chant contente le ventre et qui es-tu pour vendre nos sangs aux oiseaux ?

 

 

 

nous voulons retourner la terre et faire pousser des édifice tu seras sur la crête à dire notre vie

 

nous gravissons les échelons du devoir et toi celui du pouvoir suspendu dans les airs tu sembles détenir celui de vaincre la pesanteur du temps qui passe

 

soulève nos épaules d’un chant qui ne veuille rien dire

 

pareil à notre bile à nos sangs nos suées et nos larmes

 

nous irons bien sur faire la guerre

 

nous irons fendre l’air

 

nous irons au seuil des abîmes questionner

 

et nous te le devrons

 

 

 

mais qu’as tu au pauvre génie tu ne songes plus

 

tu pleures ne voulais-tu donner un sens à notre labeur ?

 

ne dit pas que tu voulais nous détruire ?!

 

nous ne sommes que constructions

 

batisses

 

sommets

 

tu n’étais pas sérieux allez

 

dit

 

laisse la ta poésie !

 

prends une pelle et bats toi !

 

ta chair et bonne aussi devant le canon

 

tremblant de tout ton air tu diras une chanson

 

au son de canon

 

au son du canon

 

au son du canon .

 

 

 

quand je songe au génie,

 

je me réfléchis

 

dans cette flaque de boue de l’homme, cette suie

 

où le visage est défiguré par ce linceul la vie

 

 

 

dans cette flaque la pluie ombre les gestes

 

en les zébrant dans la noire eau qui pend

 

la pluie le zébrant son visage est simiesque

 

et cette flaque d’ombre tout y est suspens

 

 

 

quand je songe au génie

 

je jouie

 

 

 

je tremble dans la flaque de douce nuit

 

je gis anéanti
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Lundi 7 août 2006
J’ai ma nuit ma chevauchée ma folle ma folie mon rythme ma vie mon amie quand on n’est plus seulement astucieux mais calme lourd de la saignée de ces rapides qu’on entreprend parfois au hasard des routes dans la nuit donc et le poids des choses identique au poids qu’elles devaient faire stupidement suspendu un instant dans la maison d’un fou ayant ouvert la porte normalement ayant visité ayant touché et palpé constaté et par toutes sortes de façons arrêté au seuil de franchir un espace vers toi mais mal embouché avec cela les yeux chargés des cohortes de fièvres qui le prenait après le repas du soir quand alors il était tout encerclé par les hordes fières lourdes des vins capiteux du midi chauffé contre leurs chevaux suant grenade avait des airs de fête tout le monde chantait et reprenant le vent contre la plaine comme un haleine dérangée étranglait tout à fait les somnambules en proies aux frénésies exactes que leurs pieds définissaient dans une sorte de danse sur le tapis mes ruelles étroites de st francisco et l’odeur de poisson des rives des côtes de l’ouest lorsque je sifflotais comme un divin marquis entre les cuisses de miss templeton qui savait garder ses lunettes en toute circonstances ne prêtant que peu d’intérêt à ces jeux je convins de faire mieux de toute ces conditions absurdes le masque de carême déchiré les poches vides le verre plein et le cheveux défait il rouspétait dans son fauteuil crapaud qu’un antiquaire ami de la victime avait fait venir tout exprès de Chicago nous roulions nos cigarettes dans ce moment de pause après le crépuscule passé en été sur une terrasse de bord de mer le vent gifla un peu martine qui rosit aussitôt j’allumais mon cigare magique en récitant les paroles mahomètanes que je savais et proposais que nous restions là à goûter l’air martine prenant un air faussement détaché dit je me débarrasserais bien de tous ces vêtements et comme je souriais elle s’avança sur moi en détachant les syllabes dit comment t’appelles tu mon chéri ? puis plongea sur la braguette en tirant la langue le cours de philosophie de cette année là était sur la nature humaine de la vanité de Montaigne était au programme un hiéroglyphe sur la marge du cours indiquait une petite volonté de survie c’était tout pour signifier la vie le cœur au ralenti les mouvement lent les petits soubresauts de la peau et tout le tremblement sur ce qui résiste au seuil cet intense palpitation de toutes les zones du corps comme une lampe qui arrivée à sa toute extrémité se met un instant à brûler plus vivement que de coutume avant de s’éteindre d’un coup relâchent les muscles déridant le visage elle rêvait de le posséder une dernier fois durant cet instant si extatique que le paroxysme de ses nerfs ne portaient pas à garder raison sur tout ce qui demeurait du cours classique du temps qui passe mais cette brèche ouverte dans sa brève existence cette blessure d’être choisi morsure au sein et aux jambes je le dois à cet homme d’avoir supporté tant les brûlures de la femme je lui lécherai la bouche à mon amant je le violerai la nuit emportant dans mes gifles les insultes de ce petit bellâtre allons mon museau fait grise mine mets toi donc en colère petite salope tais toi donc ou je te mords
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Lundi 7 août 2006

han

J’ai l’humeur froide et mauvaise

 

 

 

haïssant tout

 

mâchant mes rancunes

 

mauvais donc et

 

 

 

triste

 

 

 

faisant le cauchemars de ma solitude et l’ennui l’ennui sempiternel s’enfonce au seuil de vivre pas vivre hein mais à son rebord avant de commencer

 

 

 

avec cela flanqué de leçons reçues

 

planté de plein de regrets

 

 effroyablement seul

 

 

 

 hennissant encore

 

se relevant brusque et mobile

 

tout à coup emporté par la vitesse de son délire flânant par insolence crachant ce qu’il mâche

 

 

 

il maudit les bras cassés de son délire

 

les vains les troués les crevards

 

les désespéré comme lui

 

mais la bouche ouverte d’un coup de hâche dans la splendide interdiction de ne pouvoir dire quoique ce soit

 

 

 

et rien et rien rien rien

 

de ce qu’on échange quoi

 

 c’est cela donc une chatte et ceci une queue

 

 vous vous en servez donc pour prendre et donner

 

 du plaisir comme c’est étrange

 

je vous aurais imaginer un sexe d’ange

 

un sexe de bien heureux

 

et mais c’est un démon qui s’agite entre mes doigts

 

regardez si j’arrête il a la frayeur d’un bébé

 

il est fâché avec sa petite tête furibonde qui gonfle dans mes doigts

 

veuillez prendre du plaisir à m’en donner un peu !

 

 devinez sous ces vêtement ce qui fait mon émoi !

 

 est ce donc pour vous plaire que vous avez fait couler entre mes jambes ce plaisir qui me fait désirer vos mains si coquines si attendrissantes si chaudes et si calines

 

doigts charmez l’endroit soyez y doux soyez y lent

 

soyez patient soyez violent

 

soyez curieux soyez l’amant habile à déclencher en moi ces petits halètement qui vous ravissent tant

 

vous désiriez me voir jouir vous êtes si gentil si sage

 

 ah soyez obéissant ne brusquez pas mon talent !

 

 je vous reprend ! car vous êtes un garnement…

 

 je vous attends toc toc toc allons marchons

 

puis si vous voulez que je visite le pays d’alice

 

 je glisse au trot au trot au trot

 

regardez ce que vous faites

 

je vous secoue très sûrement

 

ainsi et à voir votre air vous ne devez pas prendre l’air souvent

 

tenez que je vous serre

 

que je vous presse

 

et vous donc m’oubliez vous ?

 

 trouveriez vous charmant de me les enfoncer profond

 

si je vous tends l’arrière tenez une main entre mes cuisses vous chauffent vous énervent le gland

 

sur l’autre je prends appui

 

 je vous tends mon amande jolie remettez vos doigts où ils étaient

 

 grandement vous remerciant au galop mon ami au galop teniez que vous sachiez tourner vos doigts me les enfonçant allons du sentiment vous branlais-je assez bien le gland trop amplement

 

il vous serait à ce qu’on m’a dit fort douloureux que je cesse imprudemment

 

cela met les hommes au supplice de ne pas avoir leur entier contentement

 

et bien

 

 je serais pour ce traitement

 

 je flâne des doigts sur mon amant

 

je le câline injustement

 

cela cuit bien un peu douloureusement

 

ce n’est pas suffisant

 

je crache sur ce joli ouran outan

 

le lèche le colle le suce et le suçote

 

l’aspire puis

 

          tournant ma langue je le badine

 

avec la pointe méchamment je l’avale

 

je l’avale je l’avale

 

je l’avale ah je m’y cale juste devant

 

 et doucement je m’empale et me fend

 

salaup vous n’avez donc rien de moins excitant !

 

 je mouille comme une jument !

 

je vous pisserai dessus !

 

 je vous grifferai ! je vous saloperai

 

 vous mon exaspérant ! allez quoi ! forcément excitez-vous en dedans !

 

excitez vous les sens et répondez à mon jeu ah

 

 qu’est-ce qui est gros chaud long qui glisse et qui brûle ? ce cierge de communion !

 

pourriez vous durant han que vous faites ce mouvement

 

 me coller très justement cet objet

 

dans le fondement !!
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Lundi 7 août 2006

Oh bien du tracas bien de la peine

 

dans la crasse la rengaine

 

dans la crevasse au fond

 

dans la peine de crever un peu plus et les yeux troués d’aubes trop singulière

 

rechignant à passer larvé et grotesque la fiole penchée le regard vague

 

pantelant plus que disant et éructant ses choses les pourléchant de soins attentifs

 

les roupettes au fond du pantalon pesant des tonnes

 

le regard penché d’aubes singulières

 

les corbeaux du délire ont le poids des encens gras psalmaudiés en silence

 

et les stances austères il avance en rouspétant

 

 

 

 

 

 

 

faisant des iambes de ses misères roulant de petites caisses bien droites calées les unes aux autres sans qu’on puisse dire c’est cela c’est lui c’est notre homme il est ainsi fait il est ceci cela mais passant d’oublier ses mots passant de reluire de pondre de couver d’en baver il se retourne les nerfs le cerveau chancelant on voit les anges on voit le petit en grand on parle sans retourner les mots dans la bouche ça coule ça en rallonge ça en coulisse ça en renifle c’est malin de trop en déborder de sa puissante grâce de se rallonger d’eau de vinasse d’eau de vaisselle et de se casser de se débobiner se couler dans le vrac se plaindre en guenille se retourner les poches se laisser pleurer s’apeurer se vider se rompre vivre ou bien au seuil de vivre plutôt de s’en vouloir d’exister ainsi de s’en remettre à brailler des syllabes à crier à tue tête que le morfondu plaisir noirâtre de plaire trempe dans des habitudes à taire que le plantureux désir de saillir à la gorge il soit impossible de se démener d’une façon ou d’une autre c’est gratifiant de se tenir ainsi on en revient pas d’être ramené si bas mais c’est que ça chaloupe que ça distance que ça regimbe il n’y a rien de vibrer ainsi au-dessus du tapis je pleure une mouche aura piqué son vertige sous mes paupières et chatouillant les rétines m’aura fait grossir une larme énorme sous le nez c’est que je le tiens ce bonhomme je lui lâcherai la jambe s’il passe à d’autres façons que je le ridiculise si il me veut passer pour une galipette de plus c’est qu’il ne fait que de l’ombre et qu’il a la bure trop usée il en voudrait à qui le choisit de le maintenir dans une ou deux attentions et que l’on jurerait qu’il n’est pas sans débilité excessives avec son minois exagéré sa mine de clown sa gueule de clone et son corps de lâche le mot que je cherche c’est le traître de la bande dessinée du garçon de l’étage du dessous le petit qui se coltine des attentions de pédéraste et des branlettes d’adolescent non rien ne maintient notre homme il tombe donc tout à fait et se tient gisant et bossu le pieds suspendu à une marche absente et voulant éditer des papiers des choses qui lui font un corps une voix et qui le trahisse tout à fait débordant de ces papiers il chancèle encore tenez ce mouvement cette oscillation ce balancement du corps il écrit ainsi qu’on tombe et se veut éditer alors marchant ivre vers un autre homme il renoue avec ses délires perdre son temps et le temps des autres jusqu’à tomber aveugle à tomber dans le décors préfabriqué de sa petite boule de vie dans les papiers codés de ses mauvais exemples de ses mauvaises lectures de ses mauvaises humeurs et tenant le haut mal depuis qu’il en âge de désespérer s’en tient là calé à ses pagailles secoué de spires indiennes couvert d’opprobre mangé de dettes il roule sa petite boule de vie dans des cylindre de papiers qu’il tient fermement au bout du bras dans son poing devenu rageur il porte ses manies vers cet autre lui-même ses nuits de chanvres et d’orbites délétères rougies au feu des poisons assyriens mandala miniature d’une vie passée à la rater et ses rugissement devenus puéril il gonfle sa poitrine d’un émoi de pacotille et se malmène avec disgrâce s’évertuant à singer la danse du macaque sur ses ambres de vices ces huiles de misères ces confitures d’exégètes en mûrissements suaves et paresseux dont il ne sait plus quelle lecture aura bien voulu lui conseiller l’usage pitre de son désastre allègre au front diaphane idiot de piste vague triste comme un esseuloir pisseux de fines gouttes d’encres en formes d’insectes rongeur il songe à manger ses fromages ses vieilles reliques ses entonnoirs il songe à se les apprivoiser du bout des lèvres les ânonner secrètement alors corbeaux du noir délire la déception des front puérils et vacants de ces insipides singeries de doctes l’illuminé babille au fronton des insupportables cités dans la Babel insane de l’Ennui le ventre mou et crachant son écoeurement comme une fierté rampante on le verrait se bannir du monde des vivants mais celui des morts ensevelit ses écriture personne n’a vu l’homme chasser le papillon personne ne l’a vu demander une cigarette personne ne l’a croisé tandis qu’il jetais ses yeux sur des délices éphémères et ses envies grossissent dans le ventre de Babel il remonte il regimbe il avale il déglutit il crache il renifle il est tout glaviot d’être ne veut plus du bonheur noir comme un cavalier sans visage les yeux pourtant saillant comme deux raies de lumière d’argent il tremble dans la nuit et se tient dans la brisure de mes mots pareils à un squelette que plus rien n’inquiète il tient encore ses mots dans sa main dans ce rouleau de mots de textes et de pituites d’encre le délire de la moisson inquiet de trancher les veines à l’artère du caractère il pèse de tout son poids sur le sol s’écrase et se révolte toujours le même geste idiot la même imbécile rigueur fait de trop de mollesse la mollesse fait d’une rigueur de glace qu’on casse et puis qu’on chasse qu’on brise et qu’on épuise une forme creuse de bête nonchalance un pusillanime besoin d’être aura faussé l’organe il ne peut plus rien dire sa tête penche un peu il prends dix ans de parloir il fourre sa patte blanche aux vastes envies de fuir mais accroché au monde il creuse son dépotoir et feulant et meuglant roulant ses affreux airs à contre courant de tout surprenant tant il désespère il s’agence au tournant se combines aux effets passe dans la coulée du moite toison et s’y bistre s’y feutre s’y fonce en tire une leçon mais recommence aussitôt l’envie mourir atteinte et meurt il ressuscite indemne d’un pareil délire le voyage atroce peut commencer tu voulais donc des roses des peccadilles rien ne résiste à cet ennui rien en balance du rien sa masse écrase de mensonges les calculs les plus simples il suffit de prévoir le pire l’homme y est au-delà affaiblissant la vie la tarissant de peut-être l’énervant de rires la secouant de fièvres la grattant à plaisir et se remettant à jouir soutient que l’amour vaut le sacrifice cet animal auguste ce Paragon de l’âme cet éventreur d’ours ce gladiateur de foire ce vilain monsieur cet obsédé textuel c’est lui c’est le savant du savon de Marseille le roi du calambour existentiel le Pirandelo de la nuit blanche le princes des ténèbres du désir l’archange désillusionné le psychopathe au nerfs d’acier un type totalement cool et totalement désespéré les gens les plus beaux sont les gens les plus désespérés mais lui n’est pas beau non il n’existe pas il est endimanché dans trop de choses trop à l’étroit sans le moindre risque méchant à souhait trahissant ses amis vendant la peau de l’ours s’esquintant du bout des lèvres des oursins dans le cœur et le cœur saignant comme un christ de dortoir

finalement t’es pas dans l’air avec les ballons

 

 

 

et même si t’as pas l’air d’un con

 

a regarder voler les papillons

 

tu voudras bien caler sur ce son

 

tes reins que nous balançons

 

 

 

tes pieds remuent allons

 

danse avec moi mon avion

 

mon bonbon mon caleçon long

 

vient sur le rythme caler ton petit poisson

 

vient sur le rythme arracher du goujon

 

 

 

que nous refassions tous deux le plongeon

 

plongeant ivres et fous nous fondions

 

fendant les eaux les fonds

 

nous coulions laissons

 

danser en nous les saisons

 

 

 

mouillés ou sec nous vont

 

les façons de tourner en rond

 

ainsi font font font

 

deux bulles dont la boisson

 

fraîche possède le don

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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