et c’est assez réussi petit Christ -
d’être descendu là et me retrouvant à écrire - et c’est assez réussi Jean-Marie d’avoir ainsi tiré de là haut le Chiffre de son Nombre -
consumée ta pendaison à ces artifices de raison -
tu te seras grillé à ces amorces -
et t’accrochant par la suite aux larges bords de ce chapeau comme à une gondole flottant au raz des eaux - d’un artifice encore -
ce que tu voulais exprimer tenant en un paragraphe sous titré numéroté d’une sous-série de quatre cahiers qui sera classé lignes et versets en parties subdivisés lors de la rédaction de ce devoir la main tremblante d’une émotion somme toute particulière -
qui me retenait à cette ombre comme secret ressort d’une histoire dont cette machine de théâtre - avec ces ombres et ces carnets dans les crayons d’or de sa bibliothèques et tout ce que ma mémoire a trahi au ralenti de ce déversement qui passera le monde - dont cette machine de théâtre tire quatre personnages qui sont des modes passant tes frontières au ralenti
car
il est difficile d’accéder à l’étrange et que ce n’est pas
« visible » ce reptile de langue -
comme si l’histoire c’était d’avoir déplié le monde de l’esprit en une métaphore inquiète de sous parties et d’odes plus ou moins célèbres - image démultipliée de ma vision du Monde - cette langue intérieure qui s’observant se déplie aux coups lent de ma plume et
dévoile cet être énorme dont les deux bras s’étendent au delà de ma vue
je suis capable de tourner mon écoute vers tes longs cheveux blonds
Marie Schelley
dans le fantasme exacerbé de tes exercices de pouvoirs
reprenant le scalpel de ta langue
je tournais les instruments de quelle naissance aurait il mieux fallut se taire
atteindre en une oeuvre bien cherchée ces navrements qui pendent et
tournant encore le prisme de mon orientation
jouissant du pouvoir enfin te montrer ce qu’il y a de vivant dans ce Monde j’explore à la lumière et aux indications des mots
levant parmi les morts le corps de ce Christ de ce Franckenstein
du royaume des morts allumant sur ses ongles les dépits voyageurs
de quelles sources sonores qui volatilisent et qui diffusent la mort de la poésie en 1917 à ce bar de mon grand père
car oui j’avais
tourné dans un virage qui ne supportât pas de contusions
et que me trompant dans cette science
j’en vins à relier les mots aux gros lipides homosexuels qui faisaient taches sur mon style et rissolaient sur ces épaules au soleil de quelle voyance
faudra t il revenir sans cesse à cette langue qui envisage son propre mouvement
en ouvrant à qui ne s’y reconnaît pas le passage à vif de quelque alcool à la morsure de vivre
quand une fois bien pesée les choses vous paraissent aussi lourde qu’un puzzle qualifié comme vous voulez
et je ne veux pas revenir à moi-même
(car)
je me suis enfermé avec mon chat dans un poudrier de lettres et de faux signes
et que ces fûts affreux ficelant des fuseaux d’où naît un murmure d’une science du langage mais où le sujet moi même y est en sorte ficelé
(car) c’est trés important cette science élevé dans les bocaux de maintes décantations ces pages que j’ai détachées prises aux vents de vers ces noyades intempestives où je me suis essuyé les averses des jours sans paradis de là passe ma conscience de là viens ce que le miroir enfonce au creux de la page immobile comme s’ouvrant sur le hasard d’un passage involontaire (et) dans ces lapsus de l’ange viennent ces soupirs qui font tous sentiments ces reptations de sens sur une fenêtre entrouverte à demi comme une bouche où s’épand une mesure enfin domptée que de quelque soif naisse toujours une ivresse teinte d’autre chose car l’inconnu qui s’avance à grandes enjambées on en vinsse toujours à retomber sur l’endessous du décryptage du songe de ma vitesse (et) tronques à ton tour le passage de l’acte
(en train de se faire)
ne marque pas ta peau des taches de douleurs
que quelques virtuosités dont tu fusses capable ne te vissent au sort de ta phrase
que la mobilisation du détournement de tes sens ne t’occupent le temps de traîner ta catin de plume au lavabo du sens que pour te farder l’âme d’un tour de bon potier un tour de main enjoué à retourner vers toi vers ce sujet qui pense et vit et sue et passe parmi les mots comme un jongleur étrange un total organiste au lourd marteau du verbe que plante son clou de quelle science au juste car je ne me rajuste plus qu’à la pression du Monde sur ma phrase et le Monde est langage est son expression fouillée (comme un docteur le ferait d’un organe malade) est ce qui nous retient au sol
c’est encore mieux que du sens c’est une part du corps se soutenant par lui même au-dessus de lui-même en se retranchant de lui-même et
ce même corps est
le corps en évolution de ce texte l’objet d’étude le plus atroce qui ressemble à de la chair et n’en est pas que donc je peux retourner et entailler quelque part et repartir dans tout autre sens -
c’est entre ces limites qu’il me faudra agir entre ces blindés plats -
ces entre ces mesures partitions infinies somptueuses où tout est justifié justement
où évolue la danseuse le singe et le couteau
corps et palais que je peux à loisir démolir investir et repeindre en parfums qu’il me plaît à moi de lancer à travers la littérature
coup de fouet à la nuque d’un autre sur la foi de ce que tu ne devine pas qui se recule et s’avance et s’entretient entre toi et moi
ces quelques passages qui soient de mes nerfs ou de mes lobes si je ne sais pas je dis de quels lobes de quels nerfs cette langue s’agite-t-elle :
j’ai la nuque et le lobe et tous deux
se cherchent dans la nuit de ce corps qui s’entrouvre ou se ferme à la violence de ce visage à l’affût de quel furieux mage je nais
faudra-t-il que je dise combien la page est tendre
et se plie
à mon caractère
il y aurait ce corps à qui quelqu’un
admettons Christ
donnera un visage et une voix qui
pour l’instant
en est à gésir à s’étirer se retourner
dans tous les sens de l’oeuf
où il se maintient
(car)
je ne me trompe plus il s’agit
à mes limites
d’imposer leur caractère de dire : je ne vois plus
à cette distance
le corps que tu me promettais et de revenir
dans l’étrange et foudroyante naissance
qui est un avortement
une exécution au sens propre du terme
de quelque symphonie ou de quelque foetus que je destine aux coups les plus sévères de ceux des lectures d’acier
mes prophètes en science de mourir qui viendront tirer de là les longs sifflements mélodieux de la flûte insoumise psalmodie au loin le bêlement infâme du troupeau de révolte
où se fourre mon bout d’essai exaspéré par tous les bouts
ce que je retiens c’est qu’en retournant d’où je viens
transparent comme l’eau de pluie tombé sur un visage
c’est à dire comme n’importe quel autre objet passé dans les tuyaux les boyaux de l’élan
j’aurais trouvé vertueux de dire ou de
cracher au visage
de tous ceux qui voulaient que je mette ma pensée à service d’user ma vie
à autre chose que la sentir se perdre
dans la nostalgie au creux de souci
et ceux là je leur donne à sentir et à tamponner que j’ai fait malgré moi l’effort sarcastique
de ne pas les perdre tout à fait et de faire semblant comme eux de retourner à une forme inventée
l’exercice de leurs cerveaux dans le décryptage de mes singements de sentir que la violence a épuisé mon souffle
ceux là je leurs donne la marge et la borne du seul mot sens à travers la pièce
cinglant comme d’un fouet toute la civilisation incapable d’une extase même imbécile qui ne fût aussitôt ponctionnée et sanctionnée d’autres lancements
comme ces taxes d’érotisme et de sensualités arrêtées
qui définissent d’autres arrêts encore
et déjà je ne suis pas satisfait de mon sort noué en parti ce soir
d’autres arrêts encore plus courts
et comment dire à quel pied je me tiens si il faut des photos ou non pour ouvrir et fermer les yeux
et quel monde faudra t il comparer à des sirènes et lancer dans la danse enfin muette d’un soliloque intense s’affirmant magique pardessus bord par tous les charmes libérés des muses vous attirant par là vers ces zones que l’on dit étranges pour attirer la bête où tout est réuni en cercle pour dire l’impossible que vos sens en éveil encore désignent comme nécessaire et mesurent
ces vocables qui teignent à ma poésie des retournements que je me volute et me dresse immense et plus grand quoique plus corpulent formant les couples d’une toupie tourbillonnant enfin (car) depuis plus de trois mois j’étais comme devenu fou non turbulent dans mon crâne indolore mais dans un silence parfait tout à fait anormal qui s’accouche ici des vacillements qui me tiennent et je vois trés bien ce que je veux dire et je le dis trés clairement c’est dans ces vacillement que se tient une science comme si les mots maintenant s’étaient détachés de toutes valeurs mais pas de leurs sens habituels et que ce corps s’élevant comme une frise sur un pilier du temple j’offrais à présent tout en me tenant le plus proche possible de ce que je voulais dire et pouvant m’y maintenir durant autant que mon corps qui s’observe et observe attentivement autour de lui la phrase pousser autour d’elle-même je
pouvais dans cette volute affirmer et inventer ce que personne n’avait vraiment fait jusqu’à présent et comme à l’orée de quelque principes essentiel me tenir où mesurer mon âme me tenant à cette frise le risque de plus en plus élevé comme vague prête à se dissoudre j’affirmais toujours cette chose ou cette chose avec l’étrange pouvoir de ne jamais me perdre tout à fait
et cela d’une façon véritablement intrépide avec la foi de toujours pourvoir revenir d’où j’étais parti car je ne partais pas trés loin juste je descendais d’une ou deux marche en dessous avec le flambeau explosif du texte sous le créateur mis à distance par un jeu de glissements des pans grammaticaux les uns sur les autres faisant du coup apparaître le sujet ce créateur limité à délimiter les écarts et les envisageant et les devançant mais pas absolument libre de faire tout ce qu’il veut plutôt condamné à entreprendre - du moins ce soir avant que de ne tout planter - un pas dans l’espoir d’un autre pas et que
tout était réglé et il se dit c’est si facile je peux même détacher de mes lecteurs ces continuités une fois fixées vagues qui me conviennent et me fixer soit à leur engorgement ou pour plus de commodité me fixer aux retombées dans le silence débuts d’une autre séquence de ce que cette littérature programmé en toi par quelque artifice théâtral par exemple pouvait soulever comme lourdes mises en chaînes dans l’algorithme se dépensant maintenant dans ton corps et soulevant de ton front cette limite extrême où se perd ta conscience des choses la soulevant de tes épaules en un appui autre qui te rappelle quelque chose à cette hypnose où tu reposais identiquement libre c’est à dire usant le lieu - « l’Anatopie » du texte - de l’espace de tes pas débarrassés de tous ce qu’on t’avais inculqué qu’il te fallait attendre du Monde
je t’écris aujourd’hui pour te dire il n’y a rien d’impossible le tout est de trouver le biais c’est la grande orgue
bouleversante de ta propre voix qui répète le texte paradoxal qui se disait de elle-même
le langage n’est pas indépendant du Monde
il le façonne et le maltraite et le sourd
comme d’une vaste jarre dont les bords de céramique cuisent
de l’exaspération de ne pouvoir enfin finir et ce souffle que je tends ce n’est pas encore mon os
c’est une part de ma vie brûlant à travers la place et
c’est aussi ma vie brûlant dans le lance flamme-ss où vient la pensée impossible que la pensée ne brûle pas et que le corps c’est bon pour se battre et personne ne sait que les mots seraient assez non-violents pour vibrer au-dessus des opinions si l’on savait se servir de la tension qu’ils provoquent pour se tenir dans une métaphore comme un couteau dans la main et que cela serait de tenir éternellement gratuits et calibrés dans le coup de grâce du hasard ce que je ne peux plus expliquer
plus longuement
c’est assez réussi cette métamorphose en ton nom
repris de l’eau de Cologne d’un vieux rêve et me suis agenouillé prés de la pauvre chose qui s’en allait à l’eau douce
et calme de ses poches lourdes de
cailloux ronds
emportant à présent le devenir de l’histoire
puis déchirant mon nom je formais avec les bâtons des lettres des jambages et des courbes
une fois déchirées
en morceaux indépendants j’essayais -
à ma grande surprise -
à ma grande surprise
je réussissais à former le nom Christ
et c’est assez réussi me dit une voix sortie
du plafond ouvert
sur la voie lactée _
le rêve reprenait ainsi -
et sa voix se fit trés doucement assonante -
provenaient diffus et comme entremêlés à de nombreux plis
le noeud débobiné de la boucle d’un ver
avait pour terminer ouvert aux yeux du monde
un exercice refit-il
ou
trop conscient de ne pouvoir trahir de trop les limites du cri
il s’évertuait durant ce long moment illégitime
et pourtant durant tout ce temps exercé
ce long moment qu’il s’était évertué à traverser
traversait ta gorge ou du moins