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Mercredi 19 juillet 2006

 

 

 

 

Le zarbi du goulag vous coulisse une vessie,

 

vous nettoie à l’entonnoir de ses abysses en folie,

 

mercis ventouses qui dévissent les cieux de ses entrailles

 

dont le corps d'homme à venir à la littérature

 

moi toi fabriquent l'alchimie de la seule invention de l'homme qui trompe dans ses trompettes

 

soif la juste mort qui le maîtrise

 

lui dit non à l'assassin la sphère dont je dépends au moment où rien justement l'endort doucement

 

dans cette demande il y aura eut le vent de la parole éteinte qui demeure sur tes genoux aux milieux de nos astres  

 

à sentir mon corps mais lui assis comme un petit vaudou qui psalmodiait noirs des huiles de calices

 

au dessus suspendus nous reprîmes ces psaumes enivrés vertiges d’une limite

 

et il fait nuit le tonnerre dans la plaine ressemble à l'avion et au train

 

nous pouvons tout abandonner partir avec les princesses magiques

 

tomber sur le seuil et remplir nos besaces de livres

 

 Il faudra tout donner

 

mais cela l'homme caoutchouc savait encore le faire

 

le singe la mâchoire durcie par l'évolution de ces mille cents années passées adorant encore l'homme qui nie dans son cercueil d'avoir commandé des tables
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

Un immense capharnaüm de cauchemars dans la gorge,

 

ce qui me donnait l'air pâteux et comme de pire façon apragmatique des poissons hors de l'eau,

 

je dirai les mots vomis de mes extases pleines d'étoiles

 

et de sexes brûlants et chauds sur ma bouche avant de cracher en l'air dans le caveau d'un poëte et moi assis   .

 

 

 

Ma censure sur la cochonnerie de penser.

 

Pour une seule aberration qui fut ce charme déversant sa mécanique fluidité sur mon cadavre cette porte s'ouvre

 

et avec elle mon destin

 

si j'en ai un et comment ne pas en avoir un

 

quand on est dans la tragédie en train de se comprendre. Quelle conscience pourrait résister à cela. Ce sexe dans la main voyageant dans mes pensées dissoutes et comme de boue circule dans les perroquets de par chez toi

 

et quoi ! il y a bien quelque chose de révulsant dans ce charme discret,

 

dans cette aberrante indolence

 

et me rappelle ce que je suis.

 

 

 

reprenant le mouvement de la vanité de toute chose qui ne fut un repentir,

 

dominant à grand peine le lac de boue qui attend devant la porte et m’emmènera vers l'abysse,

 

rencontrant dans les abysses les monstres furieux de mes enfances et leurs prêtant des intentions mauvaises,

 

je jouais avec le fantoche dans ma cage de viande.

 

Ce sexe dans la main ouverte au chemin qu'il en soit de lui comme de ma répugnance à me séparer du monde,

 

comme elle dit à me couper «  les veines » du monde,

 

et en particulier tout à fait j'étais dans ce souvenir

 

remontant à ma bouchée d'air frai

 

vers autre chose qu’une simple vision 

 

 

 

Ce corps qui s'abat comme un couperet imbécile tombe dans la boue du vide avec un vague remous ma flèche mobile s'inscrivant dans la boue.

 

construire un rêve unique au monde qui traverse les siècles tout d'abord dans le silence puis tenant dans ce silence son propre poids au-dessus du monde tout d'abord le tenant dans son évidence de rêve plantée dans les veines invisiblement définies de la Terre, submergé par chacun de ses sentiments, mobile silencieux comme le sifflement d'une balle après la détonation, je veux changer l'esprit de sa vie, je veux changer l'esprit par le mot obtenu par concordance entre l'autre et ma fragilité, membrane de vie dans le chœur des anges vibrant pour Amour à présent vers un astre bienfaisant, à une portée de poignard la porte s'ouvre

 

que je comprends les diables de désespérer.

 

Mais qui suis je pour parler du diable moi qui pêche tant.

 

On voudra bien reconnaître une distance avec le sujet et son round autour duquel évolue encore quelques présages.

 

Le chœur des anges reprend de mes infernales abysses.

 

Qui suis-je pour tant et tant douter   .

 

Ma langue seule se prête au règlement du Monde tournoyant dans la forge tranquille.

 

je suis seulement au courant de ce règlement qui finit tout par du silence.

 

 je montre le chemin d'un court paradis imaginant qu'il soit l'entendement où l'on me guide.

 

Déjà j'aperçois ma sœur qui me lit en compagnie d'un petit théâtre maudit où respirent des opiums des lancinants voisins de Pithiviers, des suaves de Nogent le Phaye, des maigres de rue des vingt ans, et tout cela chanvre bon l'essence à mon missel.

 

Alors nous voguions nous tordions l'âme dans nos principes, étranglions les cécités.

 

Alors il nous fallait des verrous pour nous en sortir Cette noire ardeur à tout combattre nous laissait sur nos motos les cheveux courts dans les jumbe de nos vers en bataille. Quel cacophonique concert dans un livre qui renversa mieux la planisphère, nous en dévoile un seul aspect.

 

D’autres debouts faisaient des parcours initiatiques tous dans la courbe du verbe doutant de nos victoires.

 

Cette femme qui tangue cet air qui te ressemble forment des rondes enfantines dans tes cheveux défaits.

 

De ce côté du chemin il y a la pesanteur et la rencontre ultime. Ce frère que je chéris contre moi Ses mouvements de flaque vers ma bouche me traînent loin du parfum doux qu'un soir elle a embaumé. Ce frère traîne sa morgue dans ses yeux injectés. Il ne veut plus que l'air tangue sans tomber sur ma caisse de lettres empaquetées. Celui là sait sûrement fomenter contre moi les mêmes flaques. Il dépèce déjà dans l'ombre ma silhouette à épingler. Sûr qu'il y va faire son travail avec sa lenteur dans tout le déplacement de la tête, le tracas des jambes, mais qui fait son travail avec l’engrenage évident d'une scène mille cent fois répétée.

 

le long évidement qui se passerait de mon histoire dans cette fin dépend d'une porte à franchir.

 

Je ne me pose pas la question du combat. Il est hors de question que je me batte. Plutôt aller dignement dans l'absurde dignité des godelureaux qui sommeille une lave ancienne dont l'hymne repris en moi dans son vacarme de bonne résolution. Aller aussi absurdement que tout est mais dans une absurdité de la démarche qui aille avec un sens aigu de tout ce que cet autrement bien suscite. De cette maxime aller jusqu'au bout d'un ennui empoisonner la mort d'un cri inaudible sans doute mais qui sonne à cette porte comme le doigt salvateur d'un furieux né.

 

Cette femme devait entendre mon pas sur le sol mener sa fière pâquerette à l'azur enfin retourné.

 

Puis attaquant le Monde de nos esprits sanglés dans ces lignes

 

grignoter le Royaume d'un ton sépulcral où se distingue ma marionnette.

 

 

 

Désignant toutes les marionnettes je contemplais la fleur dans sa robe tragique. Déjà prêt à l’emmener à son tour qu'elle jouisse Amour de ma défunte lyre j'entends les ciels de mes discours s'ouvrir.

 

Le Fils ou plutôt une idée du Fils planait dans mes opiums ennuités comme un petit matelot dont la casquette aurait été emportée par le vent. Les ciels s'assombrir dans la tulipe immense de sa main ouverte sur ma caisse. Alors entre passé présent avenir j'avais agit que la terre eût assiégé une fois encore mon petit corps d’encre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

Pendant ce temps ayant perdu le souvenir de cet état où je t’écumais ainsi longtemps passant ma vierge ainsi posée sur ton texte dans lequel pendant lequel on ne voit plus rien désirant ainsi mes cordes seules mes petits tams tams voyageant voyant ainsi l’un dans l’autre voyant  ma philosophie  me perdre j’activais mes réseaux participants leur chuchotant à l’oreille  

 

« - Je crois savoir où l’on va

 

- Vas y » lui dis je « Tu auras peut être un petit cadeau. Ce que tu vois » lui dis je « c’est ce que tu écris pendant que tu me regardes pendant que tu m’observes que tu me tapes dans le cul que tu me regardes que tu me touches et dévalons enfin cette pente » _
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est quand me viennent ces auréoles autour des yeux, ces mécaniques célestes, ces Notre Dame et toutes ces poussières, c'est quand me viennent ces calculs, ces soupèsements de l'âme qui désespère, quand me viennent les secours du Seigneur et le vin de la Pâques, que mon père me revient.

 

 

 

Nul autant que moi n'aura senti aussi vivement le besoin d'écrire sans en avoir aussi peu le talent. Et nul plus que mon père aura voulu être Saint. Tous ses papiers l'attestent. Dés ses six ans s’il considère que « aimer fait souffrir, alors je n'aimerai pas », quoi de plus logique à la longue que de se haïr injustement. Mais lui ayant commencé ainsi, il lui faudra cinquante et un ans pour l'admettre. Et que ne puis-je à mon tour admettre dés aujourd'hui que je ne suis pas fait pour écrire.

 

 

 

Tant d'années passés plein de véritables remords où la joue se prête aux gifles des suffocations, et le reste du corps à des noeuds serrés à l'estomac, des têtes prises par des arpèges affligeants. Rien ne vaut dans ces rituels plus d'une minute d'arrêt. Rien ne vaut de s'y confier de plus qu’à l'écriture. Ce peut-il qu'une préciosité sortît de moi, je la préférais à mille une contemporaines. Mais ce n'est pas pour préférer l'ancienne. Je suis certain d'aimer écrire comme mon père voulait être sauvé.

 

 

 

Et je confesse à mon tour avoir connu l'Accusateur, ses sinuosités distantes, sa minutie, tout son tremblement. Ici ma maladie mentale même, écrite.

 

J'ai pris de la hauteur. J'ai cru respirer quelque jour - Mais le Démon veillait.

 

 

 

Non que l'écriture soit un mal en soi. Mais on demande au Saint comme au poëte une trop grande pureté. On lui demande d'être soulevé de terre rien que de l'avoir vu, car « s'il n'est la lumière » - comme le notait mon père amèrement et tout forcé d’espérance - « il porte au moins la lumière ». Et dans la lumière qu'il demandait en priant, j'ai vu aspiré tout un monstrueux appel de l'être à la pureté.

 

Ô comme j'ai voulu penser cela avec de faibles balances dont le fléau balançait sur ma vie.

 

 

 

Encore aujourd'hui je n'ai pas la vertu de croire que l'amour guide vraiment mes pas. Il m'y est trop difficile de retrouver un chemin. J'erre au contraire aveugle au milieu des destinées. Je ne cherche pas mon sauveur. Sans nul doute il est trop occupé.

 

 

 

Mon père à la différence aurait capitulé. Il aurait dit : Je me fais une fausse image de mon Sauveur...

 

 

 

Je confesse avoir cherché la pureté non pour Dieu mais pour elle-même. Pour m'en emparer et me la représenter comme une fille à poil. Car j'ai aimé et possédé en pays de Déraison plus d'une sorcière. Leurs culs miniatures sous d'immenses ailes ont le charme que leurs prêtent les Muses. Elles couronnent de leurs sexes bleus des mangues de jouissances. Mais les mots ne se prêtent pas à l'exercice - Justement.

 

 

 

Mon père sous forme de démonstration parlait plutôt des principes et des devoirs avec lesquels ses parents agissaient sur lui lorsqu'il était enfant. Je connaissais trop les punitions pour ne pas savoir assez tôt quelle sorte de blessure c'était.

 

 

 

 Il traînait ça comme une première Croix sur la Grand Place. Seulement il fallait ne plus faillir et pour ce n'aimer personne.

 

 

 

Et Dieu ? un jour il ne l'aime pas. A cinquante deux ans lorsqu'il s'en confesse il ne lui en reste plus qu'un pour le chemin de la rédemption tant attendue.

 

 

 

Le Seigneur le permettra non en en faisant un Saint mais le chargeant d'être père.

 

 

 

 

 

Avant sa sortie finale, il m'assigna en effet d'un seul regard, mais de ces regards qui peuvent clouer une vie, un rôle pourtant précis mais que je ne me représente pas tellement j'y ai été marqué par sa dureté comme un jugement plus quelque chose de fou qui m'a dépassé.

 

 

 

Avoir envie de prier parfois sauve chante Jane Birkin.

 

 

 

J'étais d’ailleurs moi même dément à ce moment et je ne sais pas si son regard n'avait pas espéré refléter l'amour le plus profond tandis que ces yeux noirs que je regardais pour la première fois se faisaient présentement fixes pour marquer l'éternité et me fixer moi même un rôle que je ne connaissais pas exactement.

 

 

 

Cela aura sûrement voulu fixer aussi en moi tous ses principes qui l'avaient tant et tant enchaîné et dont il me fallait à présent m'emparer ou bien quelque chose de totalement différent car une violente brûlure au bras m'empêche de croire tout à fait en la Malédiction - si ce n'était le Serpent qui lui avait serré le coeur qui s'éloignerait de moi. Car je serais fou de croire que mon père ne m'a pas laissé quelques traces qui m'auront bien lézardé.

 

 

 

Le venin du devoir que j’ai et la graine de potence que je suis devra courber l'échine. Je suis au faîte de la maisonnée. Je plante mes pièges. J'additionne et je soustraie. Plutôt je soustraie. Je tire des informations, je vole du lait, plus tard du café. Je soutire de l'argent. De peur que je ne sois moi aussi devenu comme les autres, on ne me reprend pas sur ces menus détails. Fou comme on passe un diplôme de poësie. A un infirme on reproche moins son illégalité.

 

 

 

Mon père lui était infirme du sentiment. Il pouvait pleurer, commettre en prière les plus doux rissolements, la sécheresse seule le plus couramment venait couvrir son âme. Et comme il désespère !

 

Moi d'avoir juré tant de fois ne plus m'y laisser prendre, je me retrouve en communion de coeur avec cet être qui se croyait pur esprit et ne voulait jamais sentir en lui autre chose que des grâces sensibles - Lui qui ne voulait rien autant que la Charité du coeur !

 

 

 

Mais comme l’amour est délétère, qu’il n’avait au fond aucun besoin de Dieu car il s’était à son propos complètement fourvoyé - Nous verront comment - il avait beau avoir des Visions, pour lesquels en tant normal il n’était absolument pas doué, il avait beau se rompre et se casser à l’émotion trop absente, il avait beau   se donner à 70 % et prier pour les 30 % qui restait, la vie de mon père est foudroyée en plusieurs endroits par des prises de conscience douloureuses.

 

Il lui aurait fallut plus aller vers le détachement que vers la compassion et nous interrogeant sans cesse sur elle  ne sommes nous pas les symboles de la faiblesse d’âmes qui font les fins de civilisation mais aussi presque la plupart des mauvaises morts.

 

Il aura gagné celle-ci en en faisant la victoire de toute une vie car tout s’est passé comme si ses derniers moments étaient ceux de la tortue laissant le lièvre de fils inique et absurde sur le bord de la tombe.

 

 

 

Ainsi tandis que je tendais des labyrinthes, que mes machines en extension sur le Monde exerçaient leurs poids sur ma conscience, que cette conscience allait en se défaisant, toujours plus tourné vers la copie de la dictée magique sous la manoeuvre de laquelle j’opérais, traversé par des puretés, des délices ou des affres, mon père en secret redoublait de rage convaincu de ne jamais pouvoir aimer et que ce qui lui paraissait encore impossible le deviendrait d’un coup.

 

 

 

J’ai dit que mon père s’était fourvoyé, il avait, écrit-il, « au cours d’un quiproquo que nous n’avons jamais pu expliquer autrement que comme providentiel », il avait compris que quelque chose  l’avait trompé sur la personne du Seigneur qui l’avait poussé à exacerber à ce point sa Foi. Je n’en sais du reste pas davantage, il plane dans ses papiers le sceau du secret, une sorte de discrétion qui m’étouffe aussi moi qui ...

 

 

 

Tandis que mon père soupirait de ne pas être submergé par de l’émotion, qu’il se sentais piégé par des quiproquos, qui se laissait sidéré sans voie à suivre, après m’être posé la seule vraie question qui est celle de la Mort et m’en être révolté, je tombai amoureux fou d’une femme à qui j’offris des arcs en ciel tout autour de la Terre, je lançai des colombes, des jets d’étincelles, de petits coeurs dessinés dans les remous de la Seine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Folie de ce siècle uniquement ? j’étais plein de la vie rêvée qui font les amants mythiques, les poëtes de tous temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

Il vous est des heures lourdes comme la mouise

 

Des attentes sirupeuses où nul Dieu ne vint

 

Des affolements de l’âme qui s’enturlupine

 

A dévergonder les quelques squelettes de syntagmes

 

Plus folles à jouir que bêtes à plaisir

 

Qu'arrachant à la gangue du silence

 

Le sourire bleu du ciel

 

 

 

Puisse le sombre calme accorder

 

Mon âme aux hymnes de conquêtes

 

Quand d’autres lassés sans doute

 

Plonge la tête épaisse dans d’affreux comas jaune

 

Que la vinasse éclaire d’un astre de dortoir

 

Que le couloir emporte dans un vertige noirâtre

 

Où les taches de miel sur le cou de quelques roses inquiètes

 

Tremblent insolites comme des requêtes

 

Supplie l’ombre d’ouvrir sa plaie

 

Que quelques monstres sortent du souhait

 

D'offrir au cerveau le ravissement lent

 

De sa conscience offerte à la Ténèbre

 

 

 

J'ai connu plus d’un homme que le silence étouffe

 

Et tous ont tricoté l’adverbe à ce manchon

 

Je vais et retourne ces rets

 

Aux lacs des agneaux laissés sur le chemin

 

Oubliés si souvent

 

Que ne trompe un silence et

 

C'est au pilotage une terminaison sévère

 

Qui s’emploie à ployer sur l’imbécile désert

 

 

 

Qu'un mot encore vous tienne et je lasse demain

 

Ce qu’hier anobli par hasard et coutumes

 

Je valais me répandre aux trésors de ma vie

 

Dans ce crible contraire

 

Où j’ai cueilli parfois

 

Des pépites noires pour la gourmande

 

Et secrète avalanche qui dévora par

 

Engloutissements

 

Mon naïf emportement insoumis à tout vent

 

Oui c’est de cette nature que j’espère une grâce

 

Que jamais ne s’éteigne à la rage des autres

 

Ma rageuse habitude dont il me faudra

 

Changer que jamais ne tarissent au moins dans le silence mes mots

 

De supporter une oraison matutinale digne de moi en grand

 

Puis que revenu de ces fureurs de Russe

 

Je ne puisse à mon tour que geindre ou bien me tordre

 

Mais que ce soit de toi sous la haute couverture de paradis

 

Et dans l’établissement de quelque étonnement nouvelle figure de nos poupes

 

encanaillées sous des auspices

 

 

 

Mais c’en est trop !

 

On me tue ! On me ravit !...
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

                           QUELQUE PART DANS MA TETE

 

 

 

 

 

 

Ma tête me fait ses raisons - Je vous écris comme je le pense - vous verrez si je mens - elle ajoute à mon corps des perceptions morales qui me dépassent - je dirais : mon corps - ce qui me sert de penser - sera à l’aventure du langage - je n’y peux rien  - c’est vous aux prises avec mon hébétude -

 

C’est assez difficile rendre cette hébétude - il y a d’abord un abrutissement devant soi même un retournement - regard enroulé vers de lointains mépris qui vous jettent et vous privent de pouvoir poursuivre - car vous êtes alors vous-même sans moyen et qu’il vous semble qu’il n’y a rien autrement - cette suspension du regard - fenêtres une fois closes -

 

C’est quand même d’une noirceur qui gémit la nuit à travers les cloisons de papier et comme une insatisfaction avec - dans le rôle de la menace - le lourd marteau du verbe qui cogne sans doute une soumise gesticulation morale pour imposer son caractère

 

Bien sûr de m’être de nombreuses fois raté - je ne me comprendrais pas comme cela - On ne saurait avoir le courage de ceux qui se réussissent - il y a chez moi une satisfaction plus grande à ne pas aboutir - même si je pense d’une frise rapide achever mon parcours d’un trait en suspens entre le néant et la vie - et cette suspension pareille à ce que vaut tout le reste résume assez bien l’état après lequel je cherche qui n’est ni abouti ni encore créé

 

Il y a tout d’abord eu ce type même que je n’ai pas - ce genre poète - qui s’est infiltré à la racine jusqu’à me vider l’âme et la vrillant et la martelant et la bousculant m’a vidé mes nerfs aplatis d’encre 

 

Comme si l’idée était constamment en retard sur le corps et - mécanique obsession - se tenir droit ou couché courbé dans le labyrinthe en extension de mon soudain exercice du sens - soutenant de devoir tout au silence - et le reste  est affaire de poésie - arriver à effacer la parole dans l’effarement de quelques uns - plus nobles -  desquels ce type n’était pas  -

 

D’abord ce type je ne le connaissais pas - tout de suite il ma tenu la manche m’a parlé de vertu de singularité de noblesse - ces mots comme les autres dansaient sur le Territoire circonscrit de ma langue - sorte de théorie du moment - encore faut-il répéter que je n’étais pour rien dans la rêverie vibratoire qui me parvenait à la tête entre deux citations pérorées par ce jeune type dont les yeux disait toute la haine qu’il avait pour lui-même

 

Non je n’ai rien a voir avec cette petite frappe - je nettoyai mes verres coulissa un grognement ma tête me refit ses raisons - elle devint l’absurde produit d’un raisonnement dont j’aperçus le mécanisme sous la forme d’une petite fraise tenue par un ruban bleu - voilà qui est curieux fis-je - je m’exerçais à le surprendre

 

Monsieur fit aussitôt l’individu il n’y a rien d’étrange à cela - je suis malade comme vous marqué par le service de l’honneur plus d’une fois et n’espère rien tant qu’évoluer tenez que je sois coupable à plus d’un titre mais chez chacun les habitudes aident à supporter la vie que voulez-vous les tempéraments comme les nôtres sont des météores éphémères qui laissent quelques lignes à leurs passages

 

Ce qui ne cessait de me surprendre chez lui ce fut plus sa véhémence à se faire sentir qu’une vivace consistance à s’obtenir - chose à laquelle je parvenais par le hasard et l’abrutissement et à laquelle il avait soumis sa volonté - la fatalité ici avait produit ce genre d’esthète que la Nature dissout dans l’accident d’une nuit et ses yeux étaient habités par de mornes amertumes qui retenaient étales les bribes accélérées qui faisaient ses imaginaires 

 

Non que j’ai sur lui d’insupportables distances - il me semblerait au contraire me rejoindre dans quelque relâchement mais ce corps que j’ai dit si sensible aux moindres vertiges - affaibli par le café dont je tire l’énervement propice à vous rendre ces impressions - il lui fallait une peinture un inventaire de ce que ce genre avait produit en lui

 

Dans l’exploration de la plaie il y a ainsi le tourbillon de caillots que déjecte l’humeur - je ne voudrais pas encombrer votre esprit d’une semblable malchance - ce n’est pas une plainte plutôt comme je le dis l’effort illégitime de conquérir un champs que vint à percuter l’inopportun par de la logorrhée et des systèmes dont je fus l’objet

 

Comment dans ces rencontres en vins-je à soupeser cet être à vouloir le peindre je ne veux d’ailleurs pas peindre autre chose que les actes de pensées qui me parurent volatiles et légers comme d’une source inessentiel sortis en vague ébullition tandis que moi je cherchais l’air je grattais les  murs ne trouvais autour de lui qu’une certaine opacité où tout semblait échapper à la parole et cette rencontre était celle du talent inutile et de la vacuité s’évertuant à se vaincre

 

On pourrait chez tout autre supposer une méfiance une accointance une vulgarité de vue qui ne me prend pas - quand je revois cet être il n’y a pas non plus de curiosité juste l’incidence d’un bolide dans la bouche d’une caverne celle d’un homme ébloui et d’un homme aveugle - deux infinis qui s’éclairent ou se voilent et s’effacent et se brisent reprennent le mouvement plus ou moins flottant de la vie - puis après s’être frotté l’un à l’autre dans l’éberlument de l’ivresse - c’est l’histoire d’une incompréhension sous l’angle de la dire

 

les mots ici sont à l’aventure - si j’ai choisi ce livre c’est que le seul maintient au monde qui me cale des angles à une existence trés brève c’est de la même étude que l’impression détachée que j’ai du fracas qu’il fabrique - le double qui voulut en moi rejoindre les  deux extrêmes - la parole et la mort - avait bien fait les choses - les deux indifférents produisait l’un une sorte de vent l’autre emporté par des courants internes s’était penché sur cet être comme une forme possible une forme extérieure à ce qui l’avait atteint et dont il s’était finalement détourné pour être objet d’abrutissement et me dis-je c’est certainement à cette figure que réside la clé de mon fonctionnement de tout fonctionnement

 

 on voit quelque chose qui n’est pas soi et on la parle mais quand on a perdu le sens de soi on en sait l’inconstance et la mobilité qu’il n’y a plus de point autre que le fugitif sentiment de se posséder et que le plus souvent on cherche à reposer sur ce socle pour contempler hagard l’illusion de posséder un paysage fait de tourments et de vides puis que cela même après un court moment passé à s’y intéresser comme une voie de salut possible on s’en est détourné pour ne plus voir que l’étrange poésie de l’absurde et l’attente est cela qui seul vous tient au monde et cela qui demande courage et volupté quand on a plus l’objectif de se posséder alors  je n’en tire pas de fierté car c’est venu d’un coup cela m’a supplanté  

 

quand cet homme qui contient en germe un autre livre jubile et s’effiloche sans plus de consistance que de se laisser faire par sa nature oui il flotte dans le brouhaha du Monde pareil à moi mais sans en avoir de conscience et je n’ai pas d’autre force que d’écrire moi que le langage parlé a pâli dans les costumes du Monde commun ce que cet homme obscur laissait échapper de sa bouche

 

ma voix d’une autre manière affirme au chaos ce livre trés difficile qui fut un centre où me penser

dans le grand hôpital du texte c’est à tout dire un poème déclamé d’une voix rapide où  comme un homme privé de tout qui creuse et s’exerce et s’enfouit dans le cerveau pour déloger de leurs repères les habitués de l’espoir - et je ne sais pas par quoi je vais - et si je vais finir ce livre et sur quoi il finira car il s’écrit à présent plus vite que s’il racontait et donc se lit plus lentement que s’il faisait autre chose que découvrir successivement dévoiler ce livre dont l’objet est lui-même risqué à toute compassion où finalement nous nous devons de périr

 

j’ai supprimé les décors atteint le fond de l’âme travaillé avec les ombres reprit le petit exalté ma peine songe au jour muraille de caillou qui s’élève entre le siècle et moi ce genre de sophisme attitude cultivée pour elle même cruelle délivrance 

c’est d’affirmer sans doute ce silence si j’en avais le vice il me permettrait tant de choses pourtant je veux tout dire et me ranger dans la catégories des philosophes qui ne soit ni une maladie ni un divertissement ah je sens bien que de nos jours on ne veuille que de l’utile mon oeuvre si j’y parviens c’est un violent orage qui permettent l’esprit de jouer un tour à l’ironie du Destin a quoi bon dés lors nous séparer et faire un dialogue de nos vices versons en une même démesure le fiel et le sec sur nos volcans de sables

cela nous étonnera à nous moquer de nous même

mêlons donc nos papiers melons nos voix votre visage comme

des yeux fermés prenant la revanche

puis détruire par tous les moyens les puissances de morts qui pèsent sur nous avoir la preuve constamment de nier notre noyade dans le temps oui il faudra produire des virus de sens qui s’injecterons par nos rétines en mouvement dans la lave de nos veines et permutant les ADN des anges bizarres des mots transmettre nos sentiments

il ne fallait pas que se résumât par un mouvement de main aucune de nos pensées et que dans l’axe où il fallait que nous fussions mis je ne prenne pas d’urgence

car mon mal c’est avoir traversé les murs changeants ce que nos papiers construisent autour de nos sens

j’aime ce petit bou

et puis ce n’est pas se battre que d’enfermer les morts il faudra déverser nos papiers dans l’espace de nos consciences que les sorciers professent et chevauchant de petits nuages

ce n’est pas la rose qui lui allait si bien ce que nos rêves avaient de formidables nous avions ce lieu disposé des vins sur nos jouissances ainsi en mêlées les vins repris partaient en jardins éternellement affirmés

et ce n’est pas difficile cette danse

c’est une sorte de véhémente attitude de verser à la même coupe le même pouvoir et si nos verbes s’étiolent ce soir en embaumant les cheveux mouillés de celle qui portait à la main le petit livre de dictions mon chéri mon amour j’écrivais ces passages où quelques bêtes définirent des abîmes et d’autres comme ayant expliqué depuis le début la mise en pétard du piège à con que lui ayant appliqué la règle au bas des riens lui ayant expliqué ce que je résumais à présent c’est que cet homme ce type manipulait la petite fraise avec le ruban bleu je ne crache pas mon cri dans le mal pris des vallées je ne veux pas d’oiseau piaillant dans ma bibliothèque je ne veux pas ces rondes un peu vertes ni de ces valises de cortèges pas moins de verre de joie encore pas de syllogisme du brouillard je tourne à présent dans l’angle de la pièce je suis en colère je peux mordre

 je peux tuer ma vie entière

 consumé à ces derniers détails un jour le nerfs coincé un autre la pluie un autre encore le sexe et puis tout recommence et

c’est impossible de vous raconter en fait trés branché dans collimateur l’air absolument nocif il fumait ses cigarettes ce genre poète cet handicapé de la comédie humaine ce n’est pas rien

il peut admettre je suis totalement en morceaux et que je ne déserte rien le Monde est pareils à ses limites sur les bords même desquels suivre une crête où se suivant commence à vivre parmi les livres qu’il écrit ce billet pour un aller retour pagaille que j’y trouasse un tombeau à ce cercueil au loin qui s’avance

ce n’est pas ce que je dirai à cette place

j’ai attendu que le jour se fasse et la tempête a commencé

je suis de ceux que la nuit tarde à lâcher que le jour inquiète d’une frange de jeunes efféminés qui réglons pile l’ardoise à la mort être que ne dirige donc rien effectif par coïncidences de termes il s’émerveille et babille allongé sur le globe terrestre je laisse un soupir m’envahir

ce livre habile de survie passant par toi c’est maintenant cette marche que j’ai reprise devenu cet homme emporté aux métamorphoses d’un autre jour _

 

 

 

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

mon histoire de bling et de tutututut

 

emporté dans la scène effectivement je n’étais qu’un voyeur qu’un meurtrier au fouet de l’éblouissement un fruit de mes deux couilles bleutées au travail de la photo magnifique car

 

ce mouvement que ton cœur réenregistre ce choix car j’exerçais mon contrôle de la lumière sur l’obscurité

 

étendu me faisant tourner ourler rouler

 

et entre ces deux extrêmes en hachuré le labyrinthe rendant compte autour de toi moi aussi c’est aussi un livre auquel je me suis tenu j’apprenais le mouvement autour de ces lieux de pouvoirs

 

une espèce de mensonge assez simple à faire

 

de cette philosophie des deux bouts

 

il suffisait mais cela m’effraya au point que je ne saurais dire

 

car hmm oui ça aussi c’est hmm la vie traversant le temps

 

la chair flasque visible en chemin

 

et demandant pardon pour obtenir un sourire grave enfin devenu fou

 

il a des armes de toutes sortes je lui dis

 

 

 

qui remonte qui multiplie les colombes dans le pigeon

 

d’une façon centrale il m’accompagnait encore un peu rien qui ne fût sans qu’il ne fut par lui inscrit dans ce tournage - encore heureux ! -

 

 

 

fait encore cet effort lui dis je car je me sentais drôle et ému

 

tu comprends cette langue ce n’est pas facile j’étais dans un cercle et l’homme de l’expérience de l’impossible œil dans le cratère noir de nous même je n’en revenais pas se battre effectivement mais dans le viscère le trombone relança la manivelle j’étais devenu Dieu sait quoi

 

ce doit donc être dans un contact une sorte de base dans la nuit parole dans la Paix et quel réfugié du Monde et aussi tous les autres réfugiés tous les criminels sans papiers sur nos murs derrière (résolu l’équation)

 

Mais les effectifs de l’inquiétude car j’étais inquiet rien me dit il

 

les mesures de la glorioles car j’étais glorioleux oui me dit il

 

il coupa court au délire

 

le grand chelem 

 

j’avançais à petits pas

 

ces livres à mille deux mille mains 140 000 prisonniers puis  83 000 morts derrière

 

la grande vitrine ambiguë

 

donc il avait rendu service lui fis je il a tiré sa dernière balle ne sommes nous pas désemparé devant ces chiffres ces morts sous contrôle je suis un type si passionnant

 

mais de là on ne revenait pas

 

cette raison de vivre

 

j’avançais pas à pas

 

je ne suis pas un opéra de l’Atlantide

 

ni un enfant de l’espoir mais un occupé

 

être dans ma guitare électrique

 

écoute mon pote ce rythme c’est comme ça que je tape écoute c’est comme ça ce roulement sombre et clair à la fois plus rapide que la pensée je tape vous aviez toutes mes solutions (cela m’a fait peur)

 

je n’en veux pas je suis à la minute virtuose

 

je n’ai heureusement pas la solution

 

 

 

regarde lecteur terrible je ne peux pas écrire pour tous je sais j’aime et voilà ma tête voilà vos yeux c’est terrifiant effectivement mais je ne suis pas un malin ce qu’il reste de moi ce sont vos yeux vos boules de volcan pourtant il n’y a aucun mépris c’était un tel éblouissement comme si la prose du monde était devenu ma poésie je sais j’aime je sais tout pas pour tous c’est tout et c’est beaucoup je vous le donne à tamponner et à sentir il n’y a pas de morale que de la sensualité en prise avec du bonheur et le tamponnement et le bonheur ensembles dans le labyrinthe il

 

n’a pas porté ses yeux sur l’écran ni sur la feuille de sa cornée

 

c’est un risque que je pris

 

Philippe si j’aime cette littérature ce n’est pas à cause de ma gueule dans le palimpseste de ma cornée Philippe il y a quelque chose de nouveau de dérangeant de calme d’indifférent de naissance avortée de coup de gueule et de dents et de dents de scie et de ciment de mensonges en songés en réalité très poétique et pour quoi le cacher une politique où l’on ne peux plus dire c’est bien c’est mal mais emporté de temps à autre on voudrait se dire j’ai tenté l’expérience je n’avais pas toutes les clés que ça s’arrête

 

alors aussitôt soulevé par la psychose adaptée feuilles à feuilles en couleur selon les pourcentages 80 % dans le Monde 10 % avec ton cerveau 10 % d’invention

 

 

 

ils avaient des feuilles avec leurs propres antennes sur leurs propres écarts sur leurs propres coups de couteau sur leurs propres impossibilités revoir les épigones

 

cette jeune vierge très convenue très pouffe admirablement menée

 

de deux idées par phrase cette pauvre quand elle s’initie

 

on oublie que c’est sans intérêt car on retient

 

entre mes doigts dans la gaitée sans fleurir 

 

une scène dans un sexe-shop

 

comme une farce attrape qui déraille

 

il avait tiré un panoramique qui pique sur l’emprise de l’empire des sens

 

le début de la nouvelle vague à la redécouverte jeune et primé le Nobel de l’épouvante de l’horreur et le Nobel Haute sécurité hurla-t-il tout à coup étonnement je revivais ces minutes en pagaille comme si elles étaient devenues évidentes je ne suis qu’un vagabond n’ai plus que la ressource de l’amitié ces minutes avant mon suicide

 

un effet de chantier

 

mon cancer au cœur

 

ton club fume du chapeau

 

passant à travers murailles

 

et me fait mal

 

tout à coup de nouveau les petits points qui se détachent 

 

c’est comme les grains de pop corn qu’en lassant tu essayais

 

ce que je cherchai exactement
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

Allez ! Dans ma vie ! Entres par la porte des artistes et dévores moi… Je parle de toi partout… Tu es la corde le miroir l’os à ronger le sexe des jardins exotiques je te cherche et te colle je te secoue et te broie du noir tu as le visage pâle le cheveux en bataille la salive sucrée le corps diaphane des nuits étoilées tu as le cœur vrai mais qu’est-ce que le cœur et tes yeux tournent ce n’est pas possible tes yeux sont des labyrinthes en étoiles où je ne cesse de me perdre et je te rêve je te rêve

 

 

Sur ces entre-faits j’ai rencontré Momo. Son air de petit voyou philosophe son continuel tabernacle pour tout ce qui est méprisable ses arguties qui nous séparent ses perpétuelles demandes d’argent n’en font pas le genre que je prise. Mais voilà une fois n’est pas habitude je le décoince de chez lui et lui pareil aux autres fois recommence il m’entreprend sur ses rêves. Ainsi donc ayant cherché la douce la colombe aux yeux d’argent la belle l’ayant couru me voilà avec les billevesées les torsions à la vérité les racontars de la souche les cauchemars de Momo.

 

 

 

Cette nuit c’était dans une tente gonflable refermée sur lui où il se débattait cherchant l’air et à s’en sortir. De l’ongle il perce la toile. Alors avec un grand cri il se dépêtre et sort hagard mais libre reprend de l’air.  Un autre aurait songé que la nuit avait assez duré. Mais Momo n’est pas homme à s’arrêter de rêver comme cela.

 

 

 

 

 

Il voit cet homme sur un drôle de navire dans la cale. Empêché lui aussi de sortir qui convoque les esprits pour tuer son geôlier. Puis on passe au spectacle. Une pièce de théâtre moderne. L’homme miraculeusement évacué de sa prison fait quelque pas avec une femme. Ils descendent la salle par le petit escalier entre les chaises aux larges marches. Las tout cela n’est que machination. La femme marche sur un livre. Elle le ramasse comme un objet oublié par quelqu’un qu’on s’approprie ainsi par le hasard et la duplicité joints. L’homme ne remarque rien. Le metteur scène est bien jeune. Fait –il partie de la mise en scène gigantesque autour de l’homme ? De fait la femme remet les clés à l’homme d’un avion. Ce qu’il ne sait pas c’est que l’avion est chargé d’un micro qui permet à un avion encore plus rapide de le suivre puis d’être eux même suivis par la femme à bord d’un petit bolide appareillé d’un radar.

 

 

 

 

 

L’homme prend donc le ciel. IL zigzag sur l’écran. La femme tente plusieurs tentative pour prévenir ses complices de ne pas faire de traces sur l’écran.

 

 

 

La femme arrive sur les lieux où l’homme a atterri. A n’en pas douter c’est le fameux haut lieu magique grecque ou quelque chose comme ça. L’homme a laissé derrière lui un paquet de feuilles, un tapuscrit. Il s’étale en quatre tas éparpillés derrière lui.

 

 

 

 

 

Une jeune femme et deux garçons disent « oh il avait tout l’air du type prétentieux qui dit j’ai quelque chose à écrire j’ai quelque chose à dire tu vois le genre mais que j’y pense il se rend sur l’endroit où on peut connecter les esprits des moines morts il s’y rend certainement ». Le conducteur de la machine est très maigre et très blond mais tout à coup moi je suis aussi embarqué dans cette histoire et je me dis « qu’est-ce que c’est que ça c’est le type que nous poursuivions teint en blond » mais je laisse passer parce que ce n’est pas possible il faut d’ailleurs se dépêcher pour le rattraper car il va opérer sa magie et que quelque chose va se passer.

 

 

 

 

 

Nous retrouvons le type il a répété plusieurs fois la magie au-dessus des moines morts. Là ça s’accélère dans un moment de tension. Le type blond veut tuer l’homme qui remarque que son livre s’est éparpillé et qu’il suffit de changer l’ordre des phrases pour obtenir un livre parfait. Il n’y a qu’à reprendre le livre selon les tas épars.

 

 

 

 

 

Le blond en fait est l’homme quelques années plus tard venu s’empêcher de commettre l’irréparable. Dans un duo comique où ils en viennent aux mains l’homme arrive à le convaincre qu’il créerait le contraire de ce pour quoi il a attendu dans l’espoir de le vaincre. Le roman tel qu’il se donne est bien plus extraordinaire que tout les tours de passe-passe des moines morts.

 

 

 

 

 

En poursuivant son raisonnement l’homme explique. « Je voulais atteindre le néant et c’est pour cela que tu viens en me détruisant tu créerais le paradoxe que je cherchais il y a cinq minutes. Au contraire laisse moi vivre. Me tuer est dangereux pour la stabilité de l’univers. Regardes ce livre Regardes. »

 

 

 

Momo conclue sentencieux. Ce type plus vieux de quelques années le blond il est dans l’erreur il faudrait le tuer.
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Mercredi 19 juillet 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 et c’est assez réussi petit Christ -

 

 

 

d’être descendu là et me retrouvant à écrire - et c’est assez réussi Jean-Marie d’avoir ainsi tiré de là haut le Chiffre de son Nombre -

 

 

 

consumée ta pendaison à ces artifices de raison -

 

 

 

tu te seras grillé à ces amorces -

 

 

 

et t’accrochant par la suite aux larges bords de ce chapeau comme à une gondole flottant au raz des eaux - d’un artifice encore -

 

ce que tu voulais exprimer tenant en un paragraphe sous titré numéroté d’une sous-série de quatre cahiers qui sera classé lignes et versets en parties subdivisés lors de la rédaction de ce devoir la main tremblante d’une émotion somme toute particulière -

 

qui me retenait à cette ombre comme secret ressort d’une histoire dont cette machine de théâtre - avec ces ombres et ces carnets dans les crayons d’or de sa bibliothèques et tout ce que ma mémoire a trahi au ralenti de ce déversement qui passera le monde - dont cette machine de théâtre tire quatre personnages qui sont des modes passant tes frontières au ralenti

 

 

 

car

 

 

 

il est difficile d’accéder à l’étrange et que ce n’est pas

 

« visible » ce reptile de langue -

 

 

 

comme si l’histoire c’était d’avoir déplié le monde de l’esprit en une métaphore inquiète de sous parties et d’odes plus ou moins célèbres - image démultipliée de ma vision du Monde - cette langue intérieure qui s’observant se déplie aux coups lent de ma plume et

 

 dévoile cet être énorme dont les deux bras s’étendent au delà de ma vue

 

 

 

je suis capable de tourner mon écoute vers tes longs cheveux blonds

 

Marie Schelley

 

dans le fantasme exacerbé de tes exercices de pouvoirs

 

reprenant le scalpel de ta langue

 

je tournais les instruments de quelle naissance aurait il mieux fallut se taire

 

atteindre en une oeuvre bien cherchée ces navrements qui pendent et

 

tournant encore le prisme de mon orientation

 

jouissant du pouvoir enfin te montrer ce qu’il y a de vivant dans ce Monde j’explore à la lumière et aux indications des mots

 

levant parmi les morts le corps de ce Christ de ce Franckenstein

 

du royaume des morts allumant sur ses ongles les dépits voyageurs

 

de quelles sources sonores qui volatilisent et qui diffusent la mort de la poésie en 1917 à ce bar de mon grand père

 

 

 

car oui j’avais

 

tourné dans un virage qui ne supportât pas de contusions

 

et que me trompant dans cette science

 

j’en vins à relier les mots aux gros lipides homosexuels qui faisaient taches sur mon style et rissolaient sur ces épaules au soleil de quelle voyance

 

faudra t il revenir sans cesse à cette langue qui envisage son propre mouvement

 

en ouvrant à qui ne s’y reconnaît pas le passage à vif de quelque alcool à la morsure de vivre

 

quand une fois bien pesée les choses vous paraissent aussi lourde qu’un puzzle qualifié comme vous voulez 

 

 

 

et je ne veux pas revenir à moi-même

 

 

 

(car)

 

 

 

je me suis enfermé avec mon chat dans un poudrier de lettres et de faux signes

 

et que ces fûts affreux ficelant des fuseaux d’où naît un murmure d’une science du langage mais où le sujet moi même y est en sorte ficelé

 

(car) c’est trés important cette science élevé dans les bocaux de maintes décantations ces pages que j’ai détachées prises aux vents de vers ces noyades intempestives où je me suis essuyé les averses des jours sans paradis de là passe ma conscience de là viens ce que le miroir enfonce au creux de la page immobile comme s’ouvrant sur le hasard d’un passage involontaire (et) dans ces lapsus de l’ange viennent ces soupirs qui font tous sentiments ces reptations de sens sur une fenêtre entrouverte à demi comme une bouche où s’épand une mesure enfin domptée que de quelque soif naisse toujours une ivresse teinte d’autre chose car l’inconnu qui s’avance à grandes enjambées on en vinsse toujours à retomber sur l’endessous du décryptage du songe de ma vitesse (et) tronques à ton tour le passage de l’acte

 

 

 

(en train de se faire)

 

 

 

ne marque pas ta peau des taches de douleurs

 

 

 

que quelques virtuosités dont tu fusses capable ne te vissent au sort de ta phrase

 

que la mobilisation du détournement de tes sens ne t’occupent  le temps de traîner ta catin de plume au lavabo du sens que pour te farder l’âme d’un tour de bon potier un tour de main enjoué à retourner vers toi vers ce sujet qui pense et vit et sue et passe parmi les mots comme un jongleur étrange un total organiste au lourd marteau du verbe que plante son clou de quelle science au juste car je ne me rajuste plus qu’à la pression du Monde sur ma phrase et le Monde est langage est son expression fouillée (comme un docteur le ferait d’un organe malade) est ce qui nous retient au sol

 

c’est encore mieux que du sens c’est une part du corps se soutenant par lui même au-dessus de lui-même en se retranchant de lui-même et

 

 

 

ce même corps est

 

le corps en évolution de ce texte l’objet d’étude le plus atroce qui ressemble à de la chair et n’en est pas que donc je peux retourner et entailler quelque part et repartir dans tout autre sens -

 

c’est entre ces limites qu’il me faudra agir entre ces blindés plats -

 

ces entre ces mesures partitions infinies somptueuses où tout est justifié justement

 

où évolue la danseuse le singe et le couteau

 

corps et palais que je peux à loisir démolir investir et repeindre en parfums qu’il me plaît à moi de lancer à travers la littérature

 

coup de fouet à la nuque d’un autre sur la foi de ce que tu ne devine pas qui se recule et s’avance et s’entretient entre toi et moi

 

ces quelques passages qui soient de mes nerfs ou de mes lobes si je ne sais pas je dis de quels lobes de quels nerfs cette langue s’agite-t-elle :

 

j’ai la nuque et le lobe et tous deux

 

se cherchent dans la nuit de ce corps qui s’entrouvre ou se ferme à la violence de ce visage à l’affût de quel furieux mage je nais

 

 

 

faudra-t-il que je dise combien la page est tendre

 

et se plie

 

à mon caractère 

 

 

 

il y aurait ce corps à qui quelqu’un

 

admettons Christ

 

donnera un visage et une voix qui

 

pour l’instant

 

en est à gésir à s’étirer se retourner

 

dans tous les sens de l’oeuf

 

où il se maintient

 

 

 

(car)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

je ne me trompe plus il s’agit

 

à mes limites

 

d’imposer leur caractère de dire : je ne vois plus

 

à cette distance

 

le corps que tu me promettais et de revenir

 

dans l’étrange et foudroyante naissance

 

qui est un avortement

 

une exécution au sens propre du terme

 

de quelque symphonie ou de quelque foetus que je destine aux coups les plus sévères de ceux des lectures d’acier

 

mes prophètes en science de mourir qui viendront tirer de là les longs sifflements mélodieux de la flûte insoumise psalmodie au loin le bêlement infâme du troupeau de révolte

 

où se fourre mon bout d’essai exaspéré par tous les bouts

 

 

 

ce que je retiens c’est qu’en retournant d’où je viens

 

 transparent comme l’eau de pluie tombé sur un visage

 

c’est à dire comme n’importe quel autre objet passé dans les tuyaux les boyaux de l’élan

 

j’aurais trouvé vertueux de dire ou de

 

cracher au visage

 

de tous ceux qui voulaient que je mette ma pensée à service d’user ma vie

 

à autre chose que la sentir se perdre

 

dans la nostalgie au creux de souci

 

 

 

et ceux là je leur donne à sentir et à tamponner que j’ai fait malgré moi l’effort sarcastique

 

de ne pas les perdre tout à fait et de faire semblant comme eux de retourner à une forme inventée

 

l’exercice de leurs cerveaux dans le décryptage de mes singements de sentir que la violence a épuisé mon souffle

 

 

 

ceux là je leurs donne la  marge et la borne du seul mot sens à travers la pièce

 

cinglant comme d’un fouet toute la civilisation incapable d’une extase même imbécile qui ne fût aussitôt ponctionnée et sanctionnée d’autres lancements

 

comme ces taxes d’érotisme et de sensualités arrêtées

 

qui définissent d’autres arrêts encore

 

et déjà je ne suis pas satisfait de mon sort noué en parti ce soir

 

d’autres arrêts encore plus courts

 

et comment dire à quel pied je me tiens si il faut des photos ou non pour ouvrir et fermer les yeux

 

 

 

et quel monde faudra t il comparer à des sirènes et lancer dans la danse enfin muette d’un soliloque intense s’affirmant magique pardessus bord par tous les charmes libérés des muses vous attirant par là vers ces zones que l’on dit étranges pour attirer la bête où tout est réuni en cercle pour dire l’impossible que vos sens en éveil encore désignent comme nécessaire et mesurent

 

ces vocables qui teignent à ma poésie des retournements que je me volute et me dresse immense et plus grand quoique plus corpulent formant les couples d’une toupie tourbillonnant enfin (car) depuis plus de trois mois j’étais comme devenu fou non turbulent dans mon crâne indolore mais dans un silence parfait tout à fait anormal qui s’accouche ici des vacillements qui me tiennent et je vois trés bien ce que je veux dire et je le dis trés clairement c’est dans ces vacillement que se tient une science comme si les mots maintenant s’étaient détachés de toutes valeurs mais pas de leurs sens habituels et que ce corps s’élevant comme une frise sur un pilier du temple j’offrais à présent tout en me tenant le plus proche possible de ce que je voulais dire et pouvant m’y maintenir durant autant que mon corps qui s’observe et observe attentivement autour de lui la phrase pousser autour d’elle-même je

 

pouvais dans cette volute affirmer et inventer ce que personne n’avait vraiment fait jusqu’à présent et comme à l’orée de quelque principes essentiel me tenir où mesurer mon âme me tenant à cette frise le risque de plus en plus élevé comme vague prête à se dissoudre j’affirmais toujours cette chose ou cette chose avec l’étrange pouvoir de ne jamais me perdre tout à fait

 

et cela d’une façon véritablement intrépide avec la foi de toujours pourvoir revenir d’où j’étais parti car je ne partais pas trés loin juste je descendais d’une ou deux marche en dessous avec le flambeau explosif du texte sous le créateur mis à distance par un jeu de glissements des pans grammaticaux les uns sur les autres faisant du coup apparaître le sujet ce créateur limité à délimiter les écarts et les envisageant et les devançant mais pas absolument libre de faire tout ce qu’il veut plutôt condamné à entreprendre - du moins ce soir avant que de ne tout planter - un pas dans l’espoir d’un autre pas et que

 

 

 

tout était réglé et il se dit c’est si facile je peux même  détacher de mes lecteurs ces continuités une fois fixées vagues qui me conviennent et me fixer soit à leur engorgement ou pour plus de commodité me fixer aux retombées dans le silence débuts d’une autre séquence de ce que cette littérature programmé en toi par quelque artifice théâtral par exemple pouvait soulever comme lourdes mises en chaînes dans l’algorithme se dépensant maintenant dans ton corps et soulevant de ton front cette limite extrême où se perd ta conscience des choses la soulevant de tes épaules en un appui autre qui te rappelle quelque chose à cette hypnose où tu reposais identiquement libre c’est à dire usant le lieu - « l’Anatopie » du texte - de l’espace de tes pas débarrassés de tous ce qu’on t’avais inculqué qu’il te fallait attendre du Monde

 

 

 

je t’écris aujourd’hui pour te dire il n’y a rien d’impossible le tout est de trouver le biais c’est la grande orgue

 

bouleversante de ta propre voix qui répète le texte paradoxal qui se disait de elle-même

 

 

 

le langage n’est pas indépendant du Monde

 

il le façonne et le maltraite et le sourd

 

comme d’une vaste jarre dont les bords de céramique cuisent

 

de l’exaspération de ne pouvoir enfin finir et ce souffle que je tends ce n’est pas encore mon os

 

c’est une part de ma vie brûlant à travers la place et

 

 

 

c’est aussi ma vie brûlant dans le lance flamme-ss où vient la pensée impossible que la pensée ne brûle pas et que le corps c’est bon pour se battre et personne ne sait que les mots seraient assez non-violents pour vibrer au-dessus des opinions si l’on savait se servir de la tension qu’ils provoquent pour se tenir dans une métaphore comme un couteau dans la main et que cela serait de tenir éternellement gratuits et calibrés dans le coup de grâce du hasard ce que je ne peux plus expliquer

 

plus  longuement    

 

 

 

c’est assez réussi cette métamorphose en ton nom

 

 

 

 

 

repris de l’eau de Cologne d’un vieux rêve et me suis agenouillé prés de la pauvre chose qui s’en allait à l’eau douce

 

et calme de ses poches lourdes de

 

                                                   cailloux ronds

 

emportant à présent le devenir de l’histoire

 

 

 

puis déchirant mon nom je formais avec les bâtons des lettres des jambages et des courbes

 

une fois déchirées

 

en morceaux indépendants j’essayais -

 

à ma grande surprise -

 

à ma grande surprise

 

je réussissais à former le nom Christ

 

 

 

et c’est assez réussi me dit une voix sortie

 

du plafond ouvert

 

sur la voie lactée _

 

 

 

le rêve reprenait ainsi -

 

 

 

et sa voix se fit trés doucement assonante -

 

provenaient diffus et comme entremêlés à de nombreux plis

 

le noeud débobiné de la boucle d’un ver

 

avait pour terminer ouvert aux yeux du monde

 

 

 

un exercice refit-il

 

 

 

ou

 

 

 

trop conscient de ne pouvoir trahir de trop les limites du cri

 

il s’évertuait durant ce long moment illégitime

 

et pourtant durant  tout ce temps exercé

 

ce long moment qu’il s’était évertué à traverser

 

traversait ta gorge ou du moins

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

je n’ai plus de quoi en ajouter

 

alors j’en retiens l’heure et je me plante à raz la rature

 

en littérature et je m’ajoute en cela vous suffit-il

 

ou bien faut-il que je me peigne le cu car

 

il me reprenait la machine des mains

 

 

 

non vraiment que je ne sois capable d’ajouter comme tout autre une ligne à mon CV mais pour l’instant je t’allonge les deux bras passés sous le corps

 

 

que le froid éloigné par la couette tu te répandes sur les menus détails

 

je te tends mon petit cadeau

 

c’est une petite poupée aux yeux arrachées

 

que j’ai déjà vue en photo dans un livre

 

et tout cela n’est pas facile Monsieur de la Police de la Pensée

 

j’en appelle de tous ceux qui voudrait me voir mort

 

je vais simplement aller me coucher

 

c’est assez réussi

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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