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Mercredi 19 juillet 2006

la tête débordant pleine d’ombres, ce n’est pas la même question,

 je peux vous donner un exemple ou deux,

ces deux cerveaux contraires dévalant les pentes

où nous nous perdîmes un jour

qu’il fallait rechercher toujours

 

 

il fallait ramener la main

 

 

on a absolument besoin de mouvants énormes

                                                                                   au demeurant

                                                        dans quel pli

je m’applique à fond somme toute très financé

j’étudiais des appareils très très faibles

idiot dissertant dans une dérive

le problème fondamental c’est avec ça que je peux

éclairer repérer associer

quelque chose de très appliqué

 

 

récemment encore

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque je suis descendu

 

Lorsque je suis descendu dans la rue

 

 

 

je me souviens de ces parisiens qui visitais l'édifice en escaladant pour le prix d'une cigarette les rouages distillés pour actionner les pans d'un labyrinthe et qu'ainsi suspendus au demeurant absolument incapable de dire de quoi elle parle cette rhétorique dont nous avions parlé Philippe et qui nous a défait la vie s'est coulé en rides sur nos taches d'ombres de visages nos facettes d'obscurité dont tu ne savais vraiment pas jouer toi transparent comme la pluie

 

 

 

je me souviens de quelques chose qui disparaissait dans la lumière de mon ordinateur ce feux d'artifice que je n'ai jamais compris le charme maléfique d'un Berlioz dont les quatre canons explosent tandis que je vous dis ceci Dizzi pousse des plaintes swing explose lui aussi REVIENS TUIDIDOODIDOTUIIII ça ne ressemble pas vraiment à notre histoire j'ai avoué tant de chosesn'a t on pas pris un jour la peine de se munir d'appareils vertigineux qui me broyèrent la langue qu'il y est resté des faiblesses particulières

 

 

 

 pour cette raison je dirai que  l'image de celle qui s'est interposée comme une feuille de papier entre toi et moi je voudrai tant finir par une chanson

 

 

Mais tu puisas en toi trop de fois moi qui puisais en toi puissamment ceci peut paraître ridicule

 

 

 

nous n'avions pas de firmaments plus proche que nos yeux

 

 

 

je regarde les objets que tu avais choisi le petit oiseau de bois au bec brisé comme un bonbon jaune et dépoli une sorte de jouet admirable il y a d'autres objets une graine grosse comme le poing qui avait fini par servir de toupies des bijoux un coupe papier de bois sculpté avec une tête de canard au bout des enveloppes vertes je me souviens te les voir déposer sur l'autel nous habitions quai St Martin

 

 

 

je dirai les attitudes folles qui nous ont rendu plus vieux que notre âge ce que je cherchais à vingt ans me perd encore à trente qui n'est fait pour nul âge j'ai lu des lettres d'amour de huit pages les chagrins remplacent les chagrins dit Frédéric Mitterrand à la radio Pavarotti se fait discret Tabou s'est roulé en boule sur le lit à deux pas de moi je pourrais boire du porto je pourrais m'allonger boire du café ou du thé en ce moment je fais une sorte de régime je décide de m'allumer une clop dans la nuit où veillent les technocrates de demain
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

un homme se fût-il avancé jusque là aurait-il la force

 

d’aimer vivre après tout - personne n’aime tant

 

 vomir que ceux qui y perdent les dents - on arrache

 

de la gorge en ce moment de l’atroce - les gens

 

qui ne veulent pas - on pourrait s’arrêter là - qui n’aiment pas

 

mourir de temps en temps ont la chair retournée

 

dans d’affreux souvenirs - ce que je dis n’a pas de prix –

 

c’est pour quoi je le donne - je donne le retorse pour échapper

 

au suicide plus par halètement qu’aventure spirituelle – mais

 

aventure spirituelle tout de même

 

 

 

j’ai connu plus d’une femme dont le corps céleste pouvait

 

devenir le mien si je me regardais au moment précis où je la regardais

 

- mais il est tombé tant de neige je t’ai deviné

 

homme de l’ombre - entre tes langues je me suis tenu

 

le temps que tu me dessines tomber en chute libre - je

 

me suis suspendu à tes langues - c’est par ce genre

 

que viennent les fous les langues

 

et ces foreuses gigotent -

 

 

 

j’ai voulu tourmenter tes soleils leurs désigner

 

des volontés étranges qui devinent

 

dans les azurs des geysers de prières pour toi - tant d’homme inspirés

 

sur cette terre - ne peut on dévoiler la folie

 

 cloisonnée d’un simple ballon de rouge

 

se demander ce qu’on fout là puis

 

devant cet homme mon appareil mental je lui dis

 

faut être logique hein que je lui dis et elle

 

elle fouille et elle sort de sa poche

 

un gros mouchoir bleu

 

elle se lève de là -

 

 

 

 

 

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 19 juillet 2006

Quelque part dans mes Têtes

 

 

 

...C’est assez difficile rendre cette hébétude - il y a d’abord un abrutissement devant soi-même un retournement - regard enroulé vers de si lointains mépris qui vous jettent et vous privent de pouvoir poursuivre - car vous êtes alors vous-même sans moyen et qu’il vous semble qu’il n’y a rien autrement que cette suspension du regard - fenêtres une bonne fois closes   C’est quand même d’une noirceur qui gémit la nuit à travers les cloisons de papier et comme une insatisfaction avec - dans le rôle de la menace - le lourd marteau du verbe qui cogne sans doute une soumise gesticulation morale pour imposer son caractère  On ne saurait avoir le courage de ceux qui se réussissent - il y a chez moi une satisfaction plus grande à ne pas aboutir - même si je pense au détour d’une frise achever mon parcours d’un trait en suspens entre le néant et la vie - et cette suspension pareille à ce que vaut tout le reste résume assez bien l’état après lequel je cherche qui n’est ni abouti ni créé   Soutenant de devoir tout au silence - et le reste n’est pas affaire de poésie - arriver à effacer la parole dans l’effarement de quelques uns -  si  nobles -  desquels ce type n’était pas  Que voulez vous les tempéraments comme les nôtres sont des météores éphémères qui laissent quelques lignes à leurs passages  Non que j’ai sur lui d’insupportables distances - il me semblerait au contraire me rejoindre dans quelque relâchement inactuelle mais ce corps que j’ai dit si sensible aux moindres vertiges - affaibli par le café dont je tire l’énervement propice à vous rendre ces impressions - il lui fallait une peinture un inventaire de ce que ce genre avait produit en lui   Comment dans ces rencontres en vins-je à soupeser cet être à vouloir le peindre je ne veux d’ailleurs pas peindre autre chose que les actes de pensées qui me parurent volatiles et légers comme d’une source inessentiel sortis d’un centre en vague ébullition tandis que moi je cherchais l’air je grattais les  murs ne trouvais autour de lui qu’une certaine opacité où tout semblait échapper à la parole et cette rencontre était celle du talent inutile et de la vacuité s’évertuant à se vaincre  On pourrait chez tout autre supposer une méfiance une accointance une vulgarité de vue qui ne me prend pas - quand je revois cet être il n’y a pas non plus de curiosité juste l’incidence d’un bolide dans la bouche d’une caverne celle d’un homme ébloui et d’un homme aveugle - deux infinis qui s’éclairent ou se voilent et s’effacent et se brisent reprennent le mouvement plus ou moins flottant de la vie - puis après s’être frottés l’un à l’autre dans l’éberlument et l’ivresse - c’est l’histoire d’une incompréhension sous l’angle de la dire    Les mots pareils ici à leur objet sont à l’aventure - c’est que le seul maintient au monde qui me cale des angles à une existence trés brève c’est de la même étude que l’impression détachée que j’ai du fracas qu’il fabrique - ce double opaque et simple qui voulut en moi rejoindre les  deux extrêmes - la parole et la mort - avait bien fait les choses - les deux indifférents produisait l’un une sorte de vent l’autre emporté par des courants internes s’était penché sur cet être comme une forme possible une forme extérieure à ce qui l’avait atteint et dont il s’était finalement détourné pour être objet d’abrutissement et me dis-je c’est certainement à cette figure que réside la clé de mon fonctionnement  On voit quelque chose qui n’est pas soi et on la parle - mais quand on a perdu le sens de soi on en sait l’inconstance et la mobilité - qu’il n’y a plus de point autre que le fugitif sentiment de se posséder et que le plus souvent on cherche à reposer sur ce socle pour contempler hagard l’illusion de posséder une silhouette étoilée faite de tourments et de vides puis que cela même après un court moment passé à s’y intéresser comme une voie de Salut possible on s’en est détourné pour ne plus voir que l’étrange poésie de l’absurde et l’attente est cela qui seul vous tient au monde et cela qui demande courage et volupté - alors - je n’en tire pas de fierté car c’est venu d’un coup cela m’a supplanté :  Ma voix d’une autre manière affirme au chaos cette page trés difficile qui fut un centre où me penser    Au Grand Hôpital du texte c’est à tout dire un poème déclamé d’une voix rapide où  comme un homme privé de tout qui creuse et s’exerce et s’enfouit dans le cerveau pour déloger de leurs repères les habitués de l’espoir par le biais de tous les Cosmos - et je ne sais par quoi je vais - et si je vais finir cette page-livre et sur quoi il finira car il s’écrit à présent plus vite que s’il racontait et donc se lit plus lentement que s’il faisait autre chose que découvrir successivement dévoiler ces toiles dont l’objet est lui-même risqué à un genre de compassion où empirer - lorsque finalement périr   J’ai supprimé les décors atteint le fond de l’âme travaillé avec les ombres reprit le petit exalté ma peine songe au jour muraille de cailloux qui s’élève entre le siècle et moi ce genre de sophisme attitude cultivée pour elle même je ne verrai pas de mal à ce qu’on la vous châtie à l’ombre et encore ce mur qui s’écroule puis nos déchets radio-actifs de nos squelettes retrouvés au carbone 14 - délicieuse et cruelle délivrance... C’est d’affirmer sans doute le silence face à ces toiles dans une forme il est vrai un peu comique - si j’en avais au fond le vice et si je rejoue à François Villon qui - n’en fusse déplaisant aux marchands - répendait son noir suc d’exhalaisons identiques à tel ou tel pardon à un  vert paradis - parlotte !...   Ah je sens bien que de nos jours on ne veuille que de l’utile !... L’oeuvre - si j’y parviens - c’est un violent orage qui permettent à l’esprit de jouer un tour à l’ironie du Destin - à quoi bon dés lors nous séparer et faire un dialogue de nos vices versons en une même démesure le fiel et le sec sur nos volcans de sables cela nous étonnera à nous moquer de nous-même un soir à la face d’un autre - mêlons donc nos papiers ! mêlons nos voix ! - votre visage comme des yeux fermés prenant la revanche au silence détruit par tous les moyens    Et quand d’avoir la preuve constamment de nier notre noyade dans le temps oui il faudra produire des virus de sens qui s’injecterons par les puissances de morts qui pèsent sur nous_ s’injecterons ces esprits ces virus de sens par nos rétines en mouvement dans la lave de nos veines et permutant les ADN les anges bizarres des signes des mots des signes transmettent nos sentiments il ne fallait pas que se résumât par un mouvement de main aucune de nos pensées et que dans l’axe où il fallait que nous fussions mis je ne prenne pas urgence car mon mal c’est avoir traversé les murs changeants ce que nos papiers construisent autour de nous - Cré non  de Dieu ! Que j’aime ce petit bout !... Et puis ce n’est pas bien se battre que d’enfermer les morts il faudra déverser à nos papiers dans l’espace de nos consciences que les sorciers professent et que les astrologues de l’ère cyberg persuadés par ces milliards de combinaisons se chevauchent  au pied des petits nuages - qui n’est pas la rose défunte qui lui allait si bien - ce que nos rêves avaient de formidables nous avions ce lieu disposé des vins et des plats de bonne chair nos jouissances ainsi en mêlées les vins repris ils passaient O jardins éternellement affirmés et ce n’est pas difficile cette danse c’est une sorte de véhémente attitude de verser à la même coupe le même pouvoir et si nos verbes s’étiolent ce soir en embaumant les cheveux mouillés de celle qui portait à la main le petit livre de dictions mon chéri mon amour j’écrivais ces passages où quelques bêtes définirent des abîmes et d’autres comme ayant expliqué depuis le début la mise en pétard de ces cosmos idéaux déposés lui ayant expliqué ce que je résumais à présent c’est que comme cet homme ce type d’homme avec du jaune du rouge du bleu du noir et blanc devant tout cet immense sérieux je ne plante pas ma figue au soleil des éboulis ne crache pas mon cri dans le mal pris des vallées ni ne veux d’oiseaux piaillants dans ma bibliothèque ne veux pas moins ces rondes un peu vertes ni ces valises de cortèges pris au piège d’un court éloge à l’imagination serrée contre nos tempes et cet effort n’est un effort car il n’y avait pas de place pour la seule admiration Diable ! C’est que tout est dicté commandité arrêté aux portes fermés à clé de nul savoir et que tout vit nous ne voulons pas de verre de joie encore pas de syllogismes du brouillard non plus d’habitudes à vivre je tourne à présent dans l’angle de la pièce je suis en colère ou non je peux mordre ou non je peux tuer je suis en transe - Ma vie entière consumée à ces chimères !... - derniers détails : un jour le nerfs coincé un autre la pluie un autre encore le sexe et puis tout recommence et c’est impossible de vous raconter en fait trés branché dans le collimateur l’air absolument nocif ce genre poète cet handicapé de la Divine Comédie Humaine ce n’est pas rien - il peut admettre que je suis totalement en morceaux ou me redessiner la tête et que je ne déserte pas : Le Monde est pareils à ses limites sur les bords même desquels suivre une crête où le suivant commence à vivre - ma divine pagaille - que j’y trouasse un tombeau bifide à ce cercueil au loin qui s’avance !... Même si ce n’est pas ce que je dirai à cette place où j’ai attendu que le jour se fasse et la tempête a commencé... Je suis de ceux que la nuit tarde à lâcher que le jour inquiète d’une frange qui réglons pile l’ardoise à la mort - être qui ne dirige donc rien effectif par coïncidences de signes il s’émerveille et babille allongé sur le globe terrestre - je laisse un soupir m’envahir - ce que cette page habile soupçonne de survie passant par toi c’est maintenant cette marche que j’ai reprise devenu cet homme emporté aux métamorphoses d’un autre jour__

 

 

 

Jean-Marie Vidal, ce 16/11/1999, Chartres. 

 

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Mardi 18 juillet 2006
Tu recommences tu recommences ces tracés déjà voulus tu les entreprends simples lacets gravis au sonore fronton tes cerveaux s’emballent tu recommences ce chant innasouvi sa plainte blues qui pointe Droues Epars Notre Dame de Chartres seul aux commandes de ta bordée vers l’Ouest au clignotant de ses paupières ce qui fait qu’elle s’est prise en photo qu’elle a coloré mes ivresses de ses rires ces choses sont simples on se défairait plus facilement d’un type si particulier le genre poète le genre bohème ayant filé ses affres la nuit ayant glissé ses apostrophes au surin de l’image ayant sifflé à tue-tête étant dépossédée d’un coup quand je reprends pied que je suis debout t’ayant fliqué t’ayant trahi t’ayant vendu je me suis retrouvé nu en travers la ville et il m’a dit moi je te crache dessus
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Mardi 18 juillet 2006

Femme géante de plusieurs dizaine de mètres

hologramme publicitaire

je jette un trognon de pomme au-dessus de ma tête pour m’en faire remarquer puis

 je me cache et l’observe espérant être découvert

mais comme elle est un peu trop grande

car elle dépasse les toits des immeubles

elle ne me remarque pas dans ce petit bar

et disparaît dans sa jupe courte au-dessus de la ville

j’entre dans le bar c’est une grande pièce blanche

avec des bois apparents ici les gens viennent

pour se rencontrer on y bavarde le temps

d’un petit rouge en faisant bien attention de ne pas remarquer la table

d’à côté on y fait les pires turpitudes

les femmes s’enlacent

les hommes se cabrent mais

il n’y a aucun rire

le silence moite d’une pièce

à la fois campagnarde et érotique

accompagné de lumières toutes faibles et

 laissant à peine de quoi reconnaître l’allure même

de sa compagne j’ai rendez vous

pour un livre à acheter et deux vieux disques

qui craquent et que je veux au rabais

le type a une sale balafre

il désigne un matelas qui crame

et sort aussitôt un surin

il veut me mettre l’affaire sur le dos

je vois une petite fenêtre

je me jette dedans et atterri

dans une forêt une rumeur inquiétante

de tamtam et de cris me parvient

je ne fais pas un geste d’abord puis

je cours je cours je cours et

la musique reprend

elle gronde au fond de l’horizon

lorsque je tombe devant une maison

 

 

j’y entre elle est vide seul là un lit on frappe à la porte

 

j’ouvre je vois cette chanteuse que je n’aime pas

 

elle vient avec cette coupe au rasoir qui se veut incognito

 

mais malgré l’aspect exagéré de son look

 

je la reconnais

 

je veux sauvegarder son incognito et

 

je l’appelle SPAH je lui dit

 

que je n’aime ni les textes ni la musique ni la voix ni le genre que se donne la chanteuse SPAH mais

 

que j’aime quand même la femme et la personnalité qu’elle a

 

puis je me tourne dans une assemblée nombreuse

 

et je démontre que je suis innocent

 

que tout le monde est innocent

 

j’invente un mot croisé suspendu

 

dans un phylactère

 

pour célébrer l’événement

 

aussitôt je me retrouve à enlever mes chaussettes

 

dans le lit ou visiblement SPAH m’attend

 

je brûle de lui dire son vrai nom

 

mais je sens qu’elle est légèrement plus excitée

 

à l’idée de faire l’amour sous un faux nom

 

je l’embrasse sur le front tandis qu’elle me prend le sexe

 

d’une manière brutale elle me dit à l’oreille

 

« doucement doucement » mais en réalité

 

je sens entre mes jambes

 

qu’elle fait n’importe quoi et

 

plus je suis doux plus elle

 

me maltraite

 

tout à coup me devinant

 

elle se cabre découvrant

 

sa poitrine

 

sur laquelle arc-bouté je souille

 

sa blancheur magnifique
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Dimanche 16 juillet 2006

 

 

La spice wave

 

 

 

 

 

Te suffit-il ces effarements, ces erreurs, ces doutes,

 

ces amère douceurs, ces obscurs calices, ces ineptes énigmes de l’évidence,

 

ces rumeurs, ces rampes, je ne sais pas trop écrire,

 

je parle français mais je  ne sais pas trop l’écrire,

 

 

 

ce qui se déroulait toutes ces langues anciennes magiques et renouvelées

 

j’ai parlé le Baolais j’ai parlé le katango

 

j’ai parlé le barouli et le piticalitilaquite

 

toute ces langues sont mon trou du cul

 

je vous dédouble avec une assistante sociale mais

 

te suffit-il ces soifs ces payes ces rendus

 

ces contre-façons barbares ces lancements

 

ces trésors ces assédics

 

plongés comme une erreur un compte ce qui fait que c’est une survivance de ta galère dans les inepties de ta vie

 

je ne veux pas dormir dehors je paye votre loyer dans deux mois

 

et nos seigneurs avancés j’ai pulvérisé ma

 

tête dans l’engrenage du bonheur

 

ce qui suffit que nos raisons se tanguent

 

ce ciel ces anges sont les calculs de la romance

 

je chavire dans une fête au navire de la vie

 

celle qui se donne et se danse quelque soit l’heure qui avance

 

nous ressemble nous finit nos bolées d’ivresses

 

que nos citations tombent et ne soient que l’urne creuse de nos désirs flamboyants quand j’ai la vulve chaude le kiki tout serré que j’ai le baiser serré à l’os de ton ventre que j’ai la moiteur taquine entre les jambes de coquines titillations au bas ventre des brûlure de tout désir dans la dictée des merles fous

 

et que ce soit ce soleil encore chauffe ma peau câline excitée de ma peau

 

j’ai passé trois semaines à écrire

 

ce vieux  texte et toute les nuits on ne me réveillait pas

 

je travaillais de ces rêves ces histoires à dormir debout

 

sous les échelles de ce vieux nœud je me suis pendus ces heures magiques

 

aux seuils de vos lèvres prêtes entrouvertes comme pour baiser

 

que le bras lourd de vos enlacements amicaux

 

je le choyais je le cherchais

 

nous ne sommes pas des étincelles pulvérisées

 

nous ne sommes pas plus mort aujourd’hui qu’hier et

 

ce soir je veux vous affirmer j’ai peur des vampires moi aussi

 

j’ai peur des sansgsues ces gens ces bestioles qui vous suce le sang je supporte pas cette petite boule de poil est un animal très gentil il fait tout ce qu’on lui dit de faire et avec cela si doux si docile

 

si tendre à croquer

 

huit cent cinquante gramme en huit jours

 

je fume à peine ce que je veux

 

j’ai juste de quoi m’en faire un au réveil un au

 

coucher c’est presque homéopathique c’est une

 

habitude une occupation ca ou ne pas

 

passer tu manges carrément un couscous

 

tu fumes ton chichon y’avait autre chose que tout cela

 

un je ne sais quoi un presque rien de quoi rimer pour te reposer un petit peu

 

je te donne comme un médicament je repartais sur la route

 

le ciel étoilé illuminait mes souliers traînant sur les côtes de chartres

 

en respectant l’idée on pouvait construire un mur

 

par exemple

 

vie ta vie ! vas ! rampe ! avance ! truhande ! bouge inch allah ! défends ta vie !

 

que la lois de la nature te bouffe la rate !

 

c’est des sangsues ! des engeances de vipêres ! des cordeaux de scorpions !

 

la plaie que j’endure !

 

laisse moi remonter la pente laisse moi

 

je te cause je te secoue je te frappe je te casse

 

je te pile c’est un code très spécial

 

tu vas voir

 

les assédics d’abord il vont trouver combien t’as travaillé

 

et le problème se repose

 

je vais tourner tes reins sur le vinyl de ma langue

 

je fais lisser le silex à l’os auxiliaire de l’anus examiné je

 

 touille lui dis je en servant une large plâtrée de pâtes

 

 sauces à la viande et au tomates

 

cuites et ronde de canicule

 

il ont corrigé l’erreur juste avec l’ordinateur

 

je somme le ministre de payer ceci contre rumeur contre vécu contre distributeur

 

contre mesure faites contre toute façons contre déçu

 

comptes inquiet comptes retrouvés comptes heureux et

 

 ces erreurs sont mes prises de cocaïnes mes lunes balancées mes pizza royales mes spaguetti pour le midi ces structures devraient exister

 

j’ai travaillé dans les boucheries j’ai travaillés sur les quais j’ai travaillé dans les marchés j’ai travaillé vous dis-je c’était un temps de nuits émerveillées nos folles ont tanguée pour des pastèques gratuites

 

mangez madame mangez

 

cette femme elle était contente

 

elle était heureuse et moi j’étais content je

 

voyais cette femme heureuse

 

cet animal il a des cotes tellement énormes

 

que tu peux le passer dans la machine

 

avec le chef qui disait vas y tu travailles pas assez

 

lui toujours si speed frappé j’ai vu du pognon de main à main

 

il a ramené le kilo à trois cent et jean marie a vu les deux millions huit cent mille euros et plus tard jean marie a écrit les huit cent dix huit mille cinq cent huit millions cinq cent mille huit cents euros qui font le tour de la terre et vous ramène attaché aux fusées de mes n’importe quoi comme les bordées d’insultes à la trompète de william que les damnés me portent sur leurs casques fais attention ta valise je la piège

 

et ma police de la pensée c’est le cerne de la ville

 

je prends ma piqûre je reste avec un médicament j’en ai pour trente jours

 

c’est comme ça jusqu’aux mois de mars

 

l’année prochaine je me sens bien dans mon crâne

 

je dois mettre des lunettes car je

 

vois trop clair

 

c’est comme ca que les vieux deviennent aveugles a force de voir trop loin

 

Suffit il ces données ces espacements ces volontés

 

vous arracher un cri suffit il

 

que la poésie ce rempart contre la barbarie éclaire

 

ey joe get up stand up

 

you’re brother

 

you’re comin the way

 

arrive vieux joe balance tes ires tes rimes tes airs

 

fais l’ours la nuit qui gronde

 

et bourdonne au son suave

 

d’un black and white on the rock ou non

 

tranquille au temps qui passe

 

la balade ivre et

 

somnambule

 

ils ont mis des micros dans chacune de mes pièces

 

raisonne le trio dont je fais la tête

 

la grimace illustre le rire hilare

 

les dents jaunies par la nicotine 

 

oh mon vieux whysky mon heure suave

 

je vais te raconter l’histoire de cette rencontre

 

elle donc

 

était innocence et fraîcheur

 

son énergie tenace cadenaillait un hymne jouissif

 

du trompettiste d’ici bas tandis que les rumeurs faisait place au sommeil que

 

mes encres déchargeaient sur

 

le papiers ses lueurs violentes au son perçant de ma chanson

 

j’ai couronné un air ou deux je me suis bu un verre et j’étais deux

 

pour vous superbe matou chien hiboux griffus de tout poil dentitions orangées dans la noire vipère chauve souris verre de terre asticot et toi le corbeau

 

marié à la colombe

 

d’où troubles-tu toute rancune éblouissante

 

vieille charrue sauvage licorne triste romance vieille soif

 

je valdinguait en zigzag au tournant de la quarante troisième et bang me voilà nu

 

je tombe sur deux bombasses qui me célèbre me louent des grâces et des coutumes

 

je ne sais pas parler le français correctement

 

elle me calabasse me roulatrouvaille

 

me racatabsancadomite me catalpeltise

 

dans ma langue c’est beaucoup plus facile

 

 on invente le mot pour dire la chose

 

en français il faut que ça meuble que

 

 ça fasse de la place que

 

ça fasse son trou il faut que

 

ça s’enterre que

 

sa se roule en pelote c’est dingue le nombre d’écrits qui se

 

tasse en cube dans les cagettes des mots usés et je

 

parle précisemment de toi vieux fromage de

 

ta courronnerie de ton potier cousin du roi de Belgique enterré le

 

jour même de la lente procession des bougies sur des pillers sur l’eau

 

j’ai regardé mes mains comme si elles appartenaient

 

à un cadavre

 

l’effet proprement hallucinatoire

 

de certaines situations érotiques

 

allumant la pièce de lumières argentées

 

je pense à une nana enceinte est-ce qu’elle a mis son bébé au monde ou pas

 

toutes ces reprises une fois citée ne font pas le même livre

 

celui que j’ai vécu quand j’écris ce livre

 

ce n’est pas la lecture que tu en fais et cette foule et cette harmonie cette balade au vieil air de mon verre de sky mon solo solognaux ton petit battement de cœur ton rock accéléré au piano ton pied qui balance ton pied qui balance sur ta moto en accéléré

 

je vois ces châteaux ces vagues

 

ces plaines ces horizons et je me défais

 

de moi-mêe content de respirer l’air pur

 

des sommets retrouvés

 

plus hauts que l’oiseau le plus haut

 

tournoyant de la marche tranquille

 

des matin de magicien

 

la liberté des maçons de la liberté

 

de nous vieux croc magnons

 

de la nuit nous compagnons nous des yeux blafards

 

des regards troués de nos signes éteints

 

de nos courages solos

 

de nos murmures à peine éclos

 

et nos yeux lancent des courroux doux comme les rondes et les danse des mots nouveaux

 

dans les pagailles de tes cheveux

 

de tes poils

 

de ta langue de ton souffle de ton haleine

 

de ton odeur de toutes tes tentations soumises a des exercices licites

 

ces cent manières de tomber regarde comme

 

elle tombe regarde et ta panique dans la tempête

 

une fille délirante et ce coup de feu dans la nuit

 

 ce coup de feu dans la nuit ce coup de feu dans la nuit

 

 et toutes mes rangaines dansent elles en rond

 

entre les bouches à bouches des douze petites salopes

 

 avançons nous aveugles nous du présent et pas de demain aux pièges à loup de la mémoire quand brûle la lame scintillante d’un regard croisé sur ta route et cette larme si tu as des yeux tu as aussi des mains viens chantourner le bouton torturé c’est ma vieille gueule qui en redemande on va rouler de nos plus noirs souhaits

 

quand la voyant je tremblais

 

je divaguais carrément

 

j’avais beau parler je trouvais rien à dire vraiment

 

je disais ce que disent les amants qui pleurent en chantant

 

et le coeur mis à nu portant mes mains jointes

 

mes mains sur les genoux

 

et les genoux devant vous

 

vous demeuriez celle que j’aimais

 

o chere amrie que j’ai adoré

 

je chancelais devant vos rires

 

je demeurais ex machina exhaussé tonitruant

 

la belle affaire un aspirine vaut mieux

 

que de se taire

 

vieux mal de tête envie de vomir et de brailler à l’avenir cette rage au ventre vous devenir vous accueillir ils marchaient comme des fous

 

ils ont oubliés l’essentiel

 

les fleurs sont les écrins des parfums de l’été

 

les vins et les fruits du soleil gratuit

 

tu mange des gâteaux et tu bois

 

jusqu’à plus soif merci

 

de me rembourser mes cinquante

 

il te restera quarante si il te faut du shit je passerai

 

ma mère à moi  est à l’hôpital

 

mon amie m’a encore demandé de  participer

 

m’as tu trouvé des yeux qui changent

 

ce soir là m’as tu trouvé des mains si blanches que

 

vous deviez les embrasser les  yeux fermés et vos toilettes sont si étranges je peux

 

m’y abandonner m’as tu bien embrassé depuis des mois vous balancez devant moi

 

on vous direz des airs de mas tu vu

 

qui vous vont mal vous balancez vous avez les yeux trouble du pendu je jurerais de la bave à la commissure vous êtes d’un pitre je ne supporte pas qu’un pitre soit ce que mes qualité me valent pour compagnie

 

tu plaisantes évidemment

 

 un silence accompagne cette écriture contre la mort

 

             la fascination pour les encyclopédies

 

de mon enfance et mes yeux changent-ils

 

la valse reprend-elle

 

je jonglerai des même mots dans la complainte de la plaine

 

où mon vieux pote et son poteaux se sont cassé la ruche avec un verre de bonne  joie savante de  vous retourner sur vous même et de voir au loin la mer s’étaler dans les pepiements de cette lourde journée

 

quand marchands dans les fougères nous avancions sur la mer accompagnés du bruit du ressac et celui murmuré des mouettes le soleil est couché

 

nous sommes sur le sable tu te tiens sur les genoux

 

et tu me regardes en penchant un tantinet la tête d’un air sévère

 

vous continuez 

 

il ne se peut que je ne vous punisse pas mais christelle fera bien de vous maltraiter afin qu’aucun plaisir ne vous vint

 

durant les soufflets

 

elle vous fera jouir juste avant permettez moi que je vous débraguette

 

oh mon petit chéri vous avez l’air bien mal à l’aise

 

et si je me penche ne faites pas cette tête 

 

vous voyez donc des seins  pour la première fois

 

allez assez de cela je me couvre vous êtes si à l’étroit

 

dans votre petit pantalon là laissez faire cette main

 

 voilà donc ce qui vous préoccupait

 

vous allez pouvoir parler

 

non taisez vous plutôt vous allez même cesser

 

ces petit henissements immédiatement

 

le mutisme est un aphrodisiaque proche de celui de la strangulation

 

christelle veuillez donc prendre en main ce vit violemment excité

 

puisque christelle vous excite vous devrez l’embrasser allons christelle ne trichez pas ne vous avisez pas de me provoquer

 

vous aimeriez que je vous sucasse c’est encore christelle qui s’y colle et je vous mime ce baiser en

 

vous regardant beau niais

 

formez avec les lèvres des noms

 

coquins voyons

 

je devine est ce bite vous trichez

 

queue là je ne vois pas ce que vous voulez dire

 

vous avez trop de mal à vous exprimer

 

j’aimerais vous gifler si vous ne dites rien

 

je vous ferais une giffle douce comme une caresse mais mordante ah profondément mordante

 

voilà pour vous voilà et re voilà

 

mais chéri tu t’empourpres christelle mettez y de la bonne volonté

 

sucez sucez jusqu’à ce que vous lui ayez vidé les couilles ahan

 

vous m’avez chauffé regardez moi

 

je mouille

 

mettez y la main que font vos doigts qu’estce que cela ha foutredieu vous n’êtes pas si frustre que cela

 

laissez moi regarder quel âne quel taureaux quel diable

 

ah grâce de la douceur du ménagement non ne me violez pas

 

 c’est assez

 

arretez

 

arretez vous disje on va nous voir qu’est ce donc serait ce

 

le plaisir ahan allez du cran bon sang brusquez moi

 

surprenez moi oui c’est ainsi vous me retournez

 

admettez que vous le mériterez votre soufflet

 

vous me bourrez jusqu’aux tréfonds

 

allez vous finir par cracher sur moi

 

christelle faites le vite décharger

 

vous le ferez jouir sur mon fessier

 

après ce passage extraordinaire nous eûmes des mots et des rancunes nous ne nous vîmes que par hasard et la vie semblait un rêve même le jour le temps passait lourd de présages

 

 et durant comme si la pendule était détraqué par la chaleur

 

un soir que je la revoyais il me semble qu’elle fit allusion à christelle

 

mais elle fit mine de connaître quelqu’un

 

 dans le banquet pour que je ne la revisse plus jamais

 

sur mon piano je pianotais avec la bohème désargentées

 

mais la complainte à bord de plaine

 

comme si un pal de ton palais s’enfonce allègre

 

dans ton fauteuil

 

 c’est du sort des katanguais des malaisiens

 

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mercredi 10 mai 2006

Ne me le dit surtout pas tout de suite

 

 

 

 

 

Ces mains ont caressé ces oreilles ont entendu des mensonges ces narines ont frémi ces yeux se tournent et roulent des étiquettes au bords des ongles des cascades dans les orteils des vibrations autour des ailes  des tombeaux dans la mémoire un cœur qui bat trop vite_

 

 

 

 

 

 

Elle a vagué ses pires outrages flâné autour du naufrage viré dans l’outrage d’un visage j’ai toujours souvenirs de son ombrage sur ma verroteries éparpillée de rêves que jamais je n’ai mieux qu’elle laissé tourner dans l’air sans interruption pardon que ces monceaux d’ivresse sonnent vague face à son courage qu’elle passe énergie de jaillir gorgée de fume dans son collant orange

 

 

 

 

 

 

 

Ses mysticas palabras frisant dans la nuit en spires indiennes les yeux rougies mais noirs tout de même elle s’enroule dans de petites manies sourde de tout ce vaniteux vacarme

 

 

 

 

 

 

 

La pluie sans cesse imprègne sa peau de petite féline et son museau s’entortille pour dire adieu fut-ce donc aisé de tout rappeler ? son air diaphane son rire éclair la seule chose que je sais d’elle et ses manies augustes si simple d’en libeller le nom qu’elle soit ainsi défait du morceau de couleur noir cette inconnue qui dans cette nuit découpe une silhouette de chuchotements au loin qui dise qu’il fût marqué sur du papier à l’encre de ta voix cet instant où j’ai croisé cette ombre qu’il fût dit par le nacre de mes lettres dans le ciel la rencontre improbable de ce rire sur ma rage

 

 

 

 

 

 

 

Les yeux sont donc des planètes qui tournent autour du soleil car le soleil est l’œil aveugle qui voit tout car il peut être n’importe où son regard lance à tous les yeux l’ordre de voir en satellites mais dans le morceau coloré d’absence il fut ce moment où l’on s’éloigne et où l’on garde le goût fade du temps qui passe

 

 

 

 

 

 

 

J’ai de mes mots fait une lame qui passée à ton oreille a donc creusée une ride de beauté à ton éclat de rire je suis celui que tu n’as pas vu l’amant au masque d’inconnu qui passe dans tes voyances et le chat mordoré qui s’invite à ton oreille en tremblant d’avoir commis l’espoir de te revoir se promettant à vrai dire entre ivresse et détente à d’autres choses sans doute et les nuages tremblent de dire à ce nom l’étendu de mes joies que mille cent onze mille cent bouteilles soient vidées ce jour qu’il n’y ait rien qui ne tangue

 

 

 

 

 

Alors sur la musique des anges celle même que je te dédicace j’entrevoyais ce songe tandis que toi insouciante et un peu lasse tu passes sans me voir eus tu regardé du mieux que tu veuilles car nous titubons pareils à des aveugles insolents un peu le téléphone gauche malgré tout et vaquant pour d’autres dires pareils à des télégraphies exactes 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai connu donc ce nom qui fut violent et tel une zébrure déchire l’incognito que j’aurais du garder le soir contre elle  te redire ce qui nous fit au seuil de nous connaître garde pour toi l’espace de ce moment où il fut dit que nous connaissions

 

 

 

 

 

Je vais te raconter une histoire même les clochards savent que l’argent vaut cher mais par un concours de circonstances ce soir j’ai mangé à ma faim je peux détacher de l’ombre où tu étais ces mots que je prononce pareil tu m’invites au repas où partageant ta présence j’ai l’énergie terrible de nous  dire

 

 

 

 

 

 

 

Je vais te raconter une autre histoire je suis venu te voir et nous éloignant de ce que j’ai tracé hier notre premier choc qui fût ce qui fonda notre curiosité attisée des mille feu des vin de Patrice sous les fusées de Nine dans les fumées de Chartres eyyy invente moi un peu dis moi qui je suis pour oser franchir ainsi la porte m’inviter comme un saltimbanque et jongler des mots de cents une nuits pour t’avaler

 

 

 

 

 

Je répète affreusement noir je te tiens au bout de mes claviers sublimes dans l’accord de mes tubes désespérés et toi changeante filant ne filant pas tu courbes des silences du seul poids de tes pas légers foules du pied de l’ondine le sol rugueux de ma parole tranquille que le raisin se mêle au désordre secret de nos indécences subtiles tandis qu’indolent et le poids du Monde tombé sur la nuque à la torpeur flou nos casquettes de plomb nous tombions donc encore et je tremble de tout mon corps je vibre au-dessus de ma table j’oscille innocent et puissant je trace de ma voix qui est un corps mais non visage encore soutenant par de–là le vide de l’air seul ne chanson qui touche des ses accords dociles soutenu en l’air tel la balle d’un christ une seule balle soutenue en l’air dans ce cirque enfantin qui indique que c’est bien le seigneur qui dispose indique de ce simple tour le petit papillon qui éclot comme un pétard aux mille couleurs d’air purifié la nuit

 

 

 

 

 

Bouche silencieuse qui au loin respire contre moi je te prête le charme qu’à l’inconnu pour celui qui s’embarque au loin tout fabriqué de la ritournelle valse le flots ondoyant de la lune annonciatrice qui permette au barde le délire à ton sein en indiquant de mes mots magnétiques que sa voix s’empourpre et s’enfle qu’elle prenne allure de barbarie et que sauvage elle insulte hautaine tout à coup et qu’importe nos ivresses quoi je ne te connaissais pas qu’est ce scandale nouveau faut il que je raccroche encore loin de ton oreille que se ferment les eaux noires de l’absence sur un moment de rivière capiteux de la chimie molle engourdi les membres de toutes la litanie de ce poète en mal de compagnie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais je ne te laisse pas longtemps je suis cette voix dont tu épelles le code secret pour qu’un jour n’y étant pas ayant derrière nous laisser la bave noire de l’encre emplir le furieux espace de nos attentes l’encre électrique de mes cathodes qui s’étendent mes bras mes antennes microscopiques de plusieurs centaines de kilomètres et te rejoindre pour briller sur l’écran pale des caractères qui te ressembles la laiteuse compagnie de l’écran chez toi ou tout pareil à l’appareil t’expliquant encore que le hasard fait les histoires et qu’il faut brûler vifs et rapides comme des mèches dans l’obscurité mèches de Bengales cillant dans la nuit taillés en formes d’alphabet sensibles que je te dédicace au seuil encore de nouvelles ébauches et notre histoire commence livre infini lumineux cathodique  d’une rupture retardée qui dise à chaque pas je suis encore avec toi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’écrivais tu vins à moi donc pour emporter à la place où tu étais et m’y remettre monstre adulé de tendres attentions et de la plus adorable passion coutume inévitable du corps sexué et à la tête douée de paroles et de pensées on a beau alors être tout contre ou celui ou  celle qu’on aime on est à mille lieux de tout à mille lieux de soi c’est une violence à moins de n’avoir jamais été aimé ou de n’avoir jamais aimé chaque instant chaque souffle de vent chaque ciel chaque musique disent « tu es aimé » j’avais auparavant des morceaux de désolations épars tu les transformas en fantasques châteaux des tombeaux de solitude mauvaise tu les magnifias en arceaux sous lesquels nous fîmes l’amour je n’ai eu qu’à accueillir tes bienfaits et le bonheur que tu n’avais pas eu la honte de choisir car ton bonheur communicatif s’annonce

 

 

 

 

 

Mais que dis-je tous ces papiers sont donc désolation je retrouves tout en haillons de pouvoir te parler qu’importe donc d’avoir dit et d’avoir été je suis et contre mon oreille tu demeures pour un instant encore au midi d’un instant qui passe

 

 

 

 

 

Je te sais dans cette compagnie que j’ai évoqué avec des attentions pour les uns et les autres dans l’inexacte attitude de connaître de nouveau mes alcools de rimes plates le flots débordant et fébrile je reviens me blottir il me semble un moment que j’ai de cette puissance que je te dois figé les aiguilles de l’horloge du Temps peut-être commençant de connaître tant d’excès commences tu de me connaître et que tu t’impatientes déjà de pouvoir renouer avec ce temps qui fut le mien où tu n’étais pas et que rejoignant en imaginations demain tu dises « c’est assez de ta bouche je veux de mes yeux tourner les pages numériques de ton livre et puisque il semble que tu es inspiré par mon absence retournes à tes claviers tes alcools et tes cimes et dis dans le silence ce que de partager un moment avec tes amis ne m’empêche pas de créer par toi pour moi sur mon écran sans toi »

 

 

 

 

 

 

 

« retourne dans ta chambre insolent trublion ludion de divine foire truques ta vie si tu veux mais laisses les papiers se faire et apportes moi mon vers puisqu’il semble que tu fusses poète »

 

 

 

 

 

Alors pareil au petit âne gris je m’avancerai le labeur ardu trottinant mon bout de texte taquinant l’adverbe et liant l’adjectif au substantif à l’instar des élèves de Patrice je tournerai mes compliments en reniflant grossièrement risquant de chaque syllabe ajuster un sanglot de plus relégué au rôle de scribe falot que l’emploi fait frémir

 

 

 

 

 

Mais tandis que le destin dans son ombre néfaste avance son corbeau gras de spires aux ricanements couvrant la page de nos heures je révolte encore ma syntaxe de dire un complot que nous nous fîmes une minute que nous étions soudains seuls et que nos rebellions dans leurs gangues de soifs ont posté du frémissement que dure ce qui fut créer pour être tout de même fini par de la terre

 

 

 

 

Ainsi que nous élus du fleuve sombre de la foule nous porterons notre histoire à cette faible flamme ce discours ânonné nous disions que rien ne nous ballote nous disions que rien ne nous emporte qu’il est un message fixe dans l’océan déchaîné qui brille de son feu propre et oh miracle nous fabrique et nous tient isolé dans la galaxie au sommet de rompre tout autour de lui tout de son fracas plus barbare que le flux et le reflux démontés

 

 

 

 

 

Ces images ne sont rien de dire simplement une minute qui fût nôtre et que je n’ai dit qu’à toi car à ce secret maintien j’ai fixé notre souffle et j’ai dit encore que je vivais ces instants en ne pensant qu’à toi envahi tout à fait comme l’amour de la horde des mots du flots des émotions de la vague d’être investi de toi soit belle absence nuptiale soit belle dans ton silence soit belle dans ta lumière à toi soit belle et brille de chacun de tes gestes invisibles Oh ma femme invisible mon ombre chinoise l’énigme minute de ma vie le sphinx de ces lignes et moi Johnny du bebop de mon cœur je tamtamise et xyllophonise ce long combat où je suis demeuré mais finissant par mourir et lecteur de mon propre désastre tu étoiles des feux d’artifices au face à face ultime où je suis demeuré fixant encore une fois au zénith mon propos endiablé j’ai voulu te lire au bord de tous ces gouffres t’inventer dans la nuit à bord de ma déroute à vrai dire ce rien si méprisable je lui dois de t’avoir contre moi et rompu à cent un énervements je décroche les phares injustes et demeurés ton absence innacceptée

 

 

 

 

 

 

 

Je te parle le nègre de mes mots pour te dire le tambour énorme où j’ai tapé les astres c’est que le nègre est ivre et qu’il danse et qu’il rit de sa dentition inventé par un sorcier hilare ce feu de chaque bouffée c’est la lave de ta voix que je voudrais étreindre d’une phrase impossible qui dise justement l’indicible pari où te tenir entière et nue contre le Miroir oblique de mes mots où j’ai vaincu l’aube d’un cri

 

 

 

 

 

J’ai arraché mon ombre à des tourments insanes ce qui vous a tant plu n’était que d’un excès cet âne ces phares je suis le fanfaron mobile la souche stupide comme un nouveau né je suis la vapeur inaccessible attaches toi à mes leçons je suis la femme unique le double vital de tes paris et je tiendrai chaque jour ce journal pour te clouer contre les murs comme la chouette qui s’envole au loin béni maintenant chez moi ces mots

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous l’ai dit ma filature est une étoile et mes bateaux sont des sirènes qui hurlent la nuit braillard qui vocifère je suis le vague et l’insolite et le menteur par excellence je ne m’abaisse que pour baiser la main d’un coup d’aile  ficelé au regard de mes vahinés ventriloques un baril de rhum ne suffira donc pas qu’importe qu’importe qu’importe je suis la poutre d’une voûte et vous êtes parallèle et l’édifice qui fait à ma déroute une route où je m’évade je rejoindrai les cheveux en folie je m’envolerai vers tes yeux en cœur je m’inventerai des aspirines de tes battements de paupières des caféines sur le bord de tes lèvres à bien y regarder j’ai vu tes lèvres du plus vrai fût-il de toutes ces gares aucune ne mène immédiatement à toi et je suis sur l’aiguillage avec mes indications à peine

 

 

 

 

 

M’enfuyant en narguant la rumeur que je mène oui j’ai vu ta lèvre elle bougeait insensiblement et j’ai marqué des points à cet ace que je signe je revois passer cette langue de peine où j’ai tiré mon eau j’ai bu désaltéré uniquement éléctrifié par une racine de rein et le museau retroussé j’ai ânonné ces frises où je surfais dans toutes les directions mettant le feu moi aussi à tout ton ventre dévorant tes cheveux attachant tes mains violant ta bouche arrachant des ânonnements moi aussi ajoutant de petits han et réglant à ces rangs le temps juste de faire le tour et de revenir montrer patte blanche alors très absorbé par toute la caféine que j’avais bu le poison que je plombais ainsi de tout mon poids jeté dans l’aventure je me retournais et tint un autre discours dont je te fais grâce car nous étions savants au point d’oublier l’autre pour le mieux retrouver

 

 

 

 

 

 

 

Marie Hélène pardon d’avoir eu ces audaces pour toi je devrais être puni si tu veux punis moi un seul silence suffira entre nous se sera le signe qu’il vaut mieux parfois plutôt pleurer qu’écrire mais dis moi cet air qui te reste en mémoire cette onde de toi à moi que je te dise uniquement occupé des choses que je n’ose espérer

 

 

 

 

 

Le charme d’un rire trahi son possesseur de la grâce qu’il a d’entrevoir le monde aisément je te donne à cette magie et si je n’ai été drôle que malgré moi j’attends que tu souris de ce compliment en forme de tourment qu’il fût dit que je t’aie tout fait et que tu n’en fusses affligé en rien que j’en ai l’agrément de toute ta tolérance  espérée jusque là

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne voudrai finir jamais qu’il fût dit aussi que je t’ai laissé dans l’ignorance uniquement pour t’inventer dans le secret de ma liberté mais le désir de tout te lire et de le faire immédiatement me fait un peu rire j’avance vers le téléphone je jette un rapide coup d’œil au passé je compose le numéro allô pourrais je parler à Marie Hélène ?

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Nous nous sommes parlé tu semblas surprise oui comme interloquée je te laissai dans ce village qui m’a frotté les lèvres de ses orties je suis un peu sorcier de la magie blanche des mots portés au rouge dans l’encre de ma magie j’ai des ressorts inquiets je suis le démodé le porté de travers je suis le dégluti le mâché à l’envers je veux vous dire que j’ai aimé passer du temps à vos côté tout simplement j’ai préféré vous écouter qu’entendre lus ces mots inquiets que je délivre de toutes mes erreurs une note moins haute que cristal fût fêlé

 

 

 

 

 

 

 

je jonglerai souvent pour vous Madone qu’un soir j’ai pu vous inventer « à plus » de nous revoir rire et qu’étonné de devoir passer ce temps vous deviniez le trouble que vous avez semé comme tu ne l’as jamais lu le bonheur de plonger dans des gouffres de délices je lisais souvent les pornographes amusés de nos conventions instinctives désormais vous graver est un devoir que l’ode élude Marie Hélène avez vous des préférences que vous disiez les choses mieux que les garder contre vous dites ce qui vous vient à l’esprit en y donnant un air piquant trompez ma confusion instaurez le complice glissement doux qui vous a vu immolée victime de mes injonctions qui défilaient en désordre vous punissant d’avoir voulu rester

 

 

 

 

 

Vous êtes alors traînée dans les couloirs obscurs du désir de l’auteur dont parfois le coude qu’il forme en tournant et en se subdivisant en plusieurs morceaux de phrases s’allongent et parcours de sens le vaste creusement qu’il fore traversant les terres les plus dures la nuit la plus obscure

 

 

 

 

 

Les couloirs se construisent en avançant dans la terre qu’il dévore pour la consumer derrière lui galerie où il s’enfonce créant un habitacle où survivre loin de la bête au-dessus de sa tête bête qui fait le bruit qui m’inquiète au point qu’aujourd’hui j’ai encore une fois changé mes plans je ne dormirai plus au centre de quatre galeries mais d’une cinquième sorte de poche où j’engrangerai suffisamment de nourriture qu’une entrée fragile isole du reste de l’habitacle j’y survivrai caché au creux de la terre le temps que le bruit cesse et je serai le plus loin qui se pût de tout mouvement de bête au-dessus de moi là je formerai le rêve d’être de nouveau pareil à l’écrivant insensible qui s’éloigne un instant de toi pour mieux te retrouver dans des songes vraiment nus contre soi de l’œil naïf qui ne comprends pas à l’œil absorbé qui s’éprend de l’invisible j’ai croqué avec les mots justes le portrait de nos larmes qu’en toute violence j’ai arraché joue contre joue au temps qui s’enfuit nous rapproche du même état où nous ne sommes plus emplissant le néant de l’autre de son propre néant puisque c’est de cela qu’il s’agit mais nos néants sont la rose au doigt de l’enfant le battement du pouls contre la mort qui creuse comme j’écris insensible ai-je dit que n’ai-je de toute ma douce mélodie qui porte là et là et là mes mots que j’ai de vivre oui cette humeur est merveilleuse je vis et je te dois de vivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je joue heureux toujours d’être écrivain ce que j’écoute et ce que je note de tous les copyright interdits qui ne sont pas dans les livres c’est de vivre malgré tout de battre plus fort que ça que ça vaut le coup de finir là que ça en dise long sur le paragraphe de Joseph Pour ça Joseph il plane pas il cause et quand il cause pas besoin de bibine pour se saouler pas beaucoup de chienne de traîneaux pas beaucoup de besogneux pas beaucoup d’homme combien allez mille une dizaine un aucun que ça n’en regarde pas moins dieu dans les yeux en lui tenant des discours « un accident c’est pas de votre faute que le vieillard en agonisant exauce chacun des caprices de ces petits démons et que là on en redise un coup à la vieille beuverie de vidal ben c’est vrai madame que vous êtes la chance que je sois là je vous dois d’avoir exister un peu plus fort aujourd’hui qu’hier » 

 

 

 

 

 

 

 

Vous prenez la route ? il suffit de prendre l’air de rencontrer n’importe qui de le saluer en partant en vous disant que suis-je bête c’est un bélier ascendant cancer un monstre idéaupathe je suis sûr de le retrouver dans mon prochain mal de crâne où va t il se loger c’est sûrement qu’il avait à digérer une mauvaise pizza vous l’ai-je dit je m’éloigne un instant de celle à qui je parle je suis écrivain voilà tout c’est dire dans quel idiotie vous trouverez l’habitué des commissures de fêlures que lui seul apprends à déboussoler le trapéziste qui reliera les phrases que je trace sera le lecteur idéal que j’ai rêvé que vous étiez dessinant dans les éthers l’idée majestueuse et complexe que j’avais en un seul tour de main tracé dans les étoiles du 421 de mes voyances croit-moi Marie Hélène j’ai virevolté dans la pièce la lettre au creux des yeux dans les variétés d’un soir de fête le ciel croit-moi nous couvre pareillement nous sommes fait de la même chair mortelle qu’il convient d’allumer dans la nuit d’embraser j’ai dit la liberté je peux tout j’ai moi aussi les clés de l’arc de triomphe orange

 

 

 

 

 

De cette encyclopédie j’ai même trouvé le château où la reproduction de l’arc de triomphe orange celui d’Orange et tous les autres qui définissaient mieux que moi le hasard où j’ai arrangé nos voix le nombre de ce lieu est gardé secret par une voyante aux aspect farouches mais sympathique et les vapeurs aidant je joins mes mains de relier tout à toi de ce nombre que des Incas volubiles divisaient depuis deux mille cinq cent quinze millions cent cinq mille cent dix siècles et l’on comptait qu’il faudrait dix ans pour faire la seule énumération de la division qui restât de la série dont l’énumération seule occupait depuis dix ans quatre moines en permanence

 

 

 

 

 

De cet énumération d’un nombre secret en parties sa contemplation le moine essaie de se dissoudre et d’abandonner toute volonté son adhésion dans la partie de la totalité du monde est une expérience simple de schizophrénie contrôlé connue depuis des siècles qu’une autorité toute puissante a secrètement absenté du monde tout comme tu le fus atomisée un instant par ce mage qui puise en toi le pouvoir de te joindre en transformant ton corps en régalant son afflux sanguin en maîtrisant les hydres des spires de ton ADN en pulvérisant les atomes de ton système nerveux tu fus celle qui m’éloigna de moi marchand de rêve

 

 

 

 

 

 

 

C’est mon archange mon principe vital c’est mon oiseau atomique mon fer chauffé à blanc mon chewing-gum sent le parfum d’intempestives fusées et tant le monde est ainsi dans les ruines chaque jour c’est pour eux que j’écris c’est pour eux que je m’enfuis c’est pour eux que je traduis je veux aussi vous indiquer la mémoire des temps blessés

 

 

 

 

 

Alors bien sûr je t’approuve je viens tourner dans les errances où nous nous fûmes en allé ce jour où  tu vins jusque là  vous êtes toujours aussi douce lisse et comme la caduque feuille de papier je suis le contours de vos lignes songe un paragraphe qui fût ton profil caresse le projet de retrouver ton grain aphone aveuglante absente mais ceci écrit je peux tout t’offrir un baiser en recevoir combler par des caresses ce qui n’est qu’un jeu pour tes dix huit ans je décervèle tout à fait d’être une graine de moutarde sur tes seins un flocon sur tes lèvres une plume sur ton front mais qui es-tu Marie Hélène je ne connais pas de Marie Hélène simplement une Marie Madeleine je suis le saint Maritain n’aie pas peur retiens moi je suis si proche de toi ce n’est pas un jeu Marie Madeleine j’aime ton nom de conquête et d’abnégation un doux nom double comme ton jeu et les ondes qui remuent doucement comme  de palpitantes variations sur un même thème je t’envie sorcellerie de mes allégeances en beauté je viens des gouffres indolores du souffre et de la douleur de ta présence qui m’arrache à ma nuit ma nuit ma nuit si douce et si chérie je rejoins la nuit les monstres adorables les boucs et les fumisteries

 

 

 

je viens armé des sémaphores de l’angoisse allumer des lueurs indicibles autour de moi et dans cet orage de nuit je colporte ma vareuse tachée de l’encre et de la boue du marcheur de capitale dessinant sur le bitume le nom de celui qui les inventa une absence oui c’est encore le même étrange mystère de l’union par l’écriture de cet impossible nié pour arriver à Un après un petit gouffre d’autant moins profond qu’il est large et je jurerais avoir reconnu petite Kid au sommet de son cheval blanc qui mâchouillait  un brin d’herbe avec l’air de souffrir beaucoup du soleil je dirai que ces jambes courbes faisait un arrondi parfait avec le corps du cheval épousant ses lignes jusqu’au rein avec le souhait de le dominer parfaitement sur le chemin je la voyais comme pour la premier fois dans ce contre jour qui lui allait comme un chapeau viens

 

 

 

 

 

nous partirons une prochaine fois nous irons au bord de l’eau fumer les rimes de Molière une autre fois disons que nous sommes allé nous retrouver là-bas sans préméditation tu as embrassé la première ta copine si complaisamment que je me suis rapproché tu m’as embrassé et j’ai crié « c’est la comète » et ensuite embrassé ta copine tu as demandé le shampoing hier j’ai mangé de la truite aux câpres et rose marie à dit je crois que jean marie est amoureux j’ai protesté et tu as eu l’air boudeur puis j’ai abandonné toute idée de nous revoir et tu as dit que tu étais d’accord alors j’ai claqué la porte et toi tu as récité « il m’a giflé la maison » et tu as fondu en larmes tout s’est passé si vite tu me diras que c’est une invention et tu n’aurais pas tort mais en vérité quand je me suis retrouvé seul j’étais hanté encore par cette lettre que je continuais et te la donner le sentiment que tant de choses pouvait être dites si tu le permettais je donnerais mon sang que l’encre le remplaçât que je vive pour écrire en face un flux qui m’est propre qu’y résonne un corps entier s’y adonne pour en sourdre le mouvement perpétuel d’une mélodie qui ne  lasse jamais et que morceaux après morceaux je juge de toute sa façon de tenir debout dans l’antre de mon exil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

je voulais vous dire tant de chose que vous importe que je le veuille vous jugerez toujours qu’il faut mieux encore oublier que d’endurer ce joug fût-il léger parfois je cherche le téléphone à tes yeux fermés vous êtes la personne que je cherche depuis des mois vos yeux fermés je laisse sur le fil onduler ton souffle je retourne le texte comme un gant puis je plane puis je suis avec toi je ne suis pas avec toi

 

 

 

 

 

 

 

Adieu ma rebelle à toute image es-tu brune es-tu blonde la fumée m’attire doucement tu me manques déjà je vais rejoindre les ondes bleuâtres des cigarettes abracadabresques et je te laisse enfin non sans tourner autour de toi une dernière arabesque te disant à mon tour « à plus » et me couvrant d’un petit pull vert

 

 

 

 

 

Tes mains sont passées sur moi des mains qui décryptaient le message qu’y pouvaient-elles bien me dire ? que prenaient-elles le matin ? que faisaient-elles sous la pluie ? que faisaient-elles dans son bain ? je suis venu aléatoire des rouges soirs où je chuchote encore prés de toi ces versets de poétique dans la montagne romantique faisant à peine vibrer tes ailes diaphane O belle étoile dans le givre d’une vitre photographiée par une araignée tu aspires à petits coups tes yeux étranges aux étang de vos négresses attitudes veniez-vous contre le mur versifier contre moi

 

 

 

 

 

 

 

la lune qui s’articule à une assez juste structuration de l’expression des idées ce que sauvage et sincère vous fîtes tomber comme votre jupe le long de vos jambes fût-ce de vous devoir l’haleine idolâtre où je t’avais saisi te dire le nom du zénith de tes vagues remous d’algues dont seul j’ai pu traverser les étangs avec des cheveux comme l’ouragan versé à l’histoire d’un boucher qui tangue tandis qu’elle rouspète de devoir entendre encore le rythme sourd dur qui roule trop fort au son d’un jumbe poussé à fond tu me racontes les histoires de tes frissons exquis ta paume est une plage où je m’éternise valseur de négresses révoltes du bas du dos dans des  chevaux lâché au galops sur les plaines vastes de mes rêves tu te souviens la forme et leur côté losange le multicolore dans la main droite la gauche faisant des rapines infectes à cette princesse de raison cette fée de sombres forêts dans des fuyantes rivées au seuil de jaillir au perron de la bibliothèque où nous nous enivrions

 

 

 

 

 

 

 

j’ai encore ton corps dans la bouche et je dévore tes petits non dans des soupirs que j’ai menotté c’est Vivaldi dans un robinet à cheval sur la moquette je  te rembobine je t’éternise je te ficelle vas au micro vieux frère énoncer des âneries le nombre de la nuit cannibale est d’offrir le poison de s’exposer au regard par où il se donne et sans hésitation qu’un rythme allié à de petits bruits qui parcours l’échine même des contempteurs d’eau plate distille une vacance un principe une brique un arrosoir le vieux perroquet d’Ursule toute le pataqués de Philippe le bazar d’à côté

Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mardi 28 mars 2006

 

 

 

 

 

 

Vos yeux sont hirsutes.

 

 

 

                                   ce sentiment incessant de neige sale et de traficotage de ces rodomontades lui le grand le grand du dernier regard c’est ce que l’on laisse de toutes ses rides sa grande fatigue à l’avancée qui laisse un goût flasque que j’interroge d’un long silence et toujours la musique dont le remuement roule dans ma poitrine entendu que j’ai des mouvements pour toutes choses

 

 

 

 

 

 

 

Ces événements pouvaient dissoudre mais la compagnie des cloportes toujours nourris d’exemples faisait des tours au missives continuant une marche décidé au travers de la nuit

 

 

 

J’avais oublié de prendre mes toxiques et la compagnies des femmes sans rouge aux lèvres continuait de me provoquer des tremblement de la jambe sans webcam pour virtualiser l’événement

 

 

 

 

 

Une tootsie faisait un étendard à des algériens dans un pub de Londres tandis qu’un DJ fatigué charriait des beat vite fait que sa fabrique divisait sur des planches qui pourrissaient le ventre mou de la scène ondulait à présent à présent il ondule et on le voit dans ces très beaux épisodes dont il avait fait une cocotte en papier fourmillant de ces électriques archives passait dans l’aine autant qu’une aiguille microscopique pouvait énerver. Le docteur Thibaud n’avait pas bu sa bouteille de tequila avant d’opérer et le centre doublé en cela de multiples main de fatima collés en travers la fenêtre de ses vaticinations oraculait des pantalonnades que ses vastes ivresses divertissaient un moment de la préoccupation de soi

 

 

 

Vous voilà au fait ! De l’eau fraiche une réjouissante vibration le long des chapitres de misère et la sainte onction dernière avant de partir en voyage ! De l’air ! Du poumon ! De l’espace et du temps ! Que les montagnes vides s’emplissent de ma nuit !

 

 

 

 

J’avais des yeux pour ces myriades et le temps passait identique à sa moisson on pouvait discerner le mouvement de l’ombre dans l’espace du rythme et le triste vomi du chien de désillusion tremblait sur son soc dans un épis de soleil je me retournais sur moi même convaincu que ces hypnagogiques avaient de tristes vues sur de tristes destins 
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Mardi 28 mars 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces mouvements comme autant de souvenirs invitent à parcourir le couloir où se tient ce corps, ce corps démultiplié aux bras nombreux qui obstruent l’appendice et s’y logent, ce corps divisé en son centre par des nœuds, ces nœuds qui se ramifient, se prolongent, se courbent, plient, ce corps encore qui ondule, à présent il ondule, et dessine mon nom, de chacun de ses bras sortent des mains qui dansent, de ses mains des doigts, de ses mains des ongles cassés qui gigottent, et ce mouvement des bras partant dans des directions opposées est comme un souvenir qui brillotte dans la nuit du couloir où il se tient.
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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