Tu l’injurieras tu le grifferas tu le baiseras tu l’appelleras bonbon tu le lècheras tu le caresseras tu t’en caresseras tu t’en régaleras tu l’inviteras tu le commanderas tu te le carreras tu le bichonneras tu le biberonneras tu le gourmanderas tu le trouveras paresseux ou entreprenant tu t’en violeras tu l’en foutras tu l’en donneras un jour tu le cocufieras puis t’en servant tu enculeras tu le glisseras tu le partageras tu te le retourneras tu te le foutras tu t’en le coulisseras tu te l’en avaleras tu t’en gamahucheras tu l’appelleras oiseau tu t’en fouetteras tu te le secoueras tu le tiendras de deux doigts tu y gémiras des noms que seule toi connaît tu le videras tu le vidangeras tu recommenceras tu t’en enculeras tu le branleras tu le feras passer dans les cheveux tu lui feras contourner tes seins tu t’arrêteras entre tes seins tu descendras après l’avoir gobé tu t’en offusqueras mais inlassablement il caressera ta moisson drue altantide poétique oubliée que ton souvenir surexcité fera rebondir puis après deux trois petits coups d’invitations sur le dessus la jupe retroussée jusqu’au nombril tu n’auras rien à prouvé tu ne seras plus l’esclave que de toi même tes raffinements d’esthète te raviront tu aura eu soin de remplir le réservoir de lait chaud et de l’enduire de ta salive et ce contact avec le corps tel un cheval dont ce lien pourrait bien aller je ne sais pas moi j’ai les mains liés à deux centimètre de toi je dois te sentir et t’entendre gémir sans pouvoir faire quoique ce soit ce pourrait être la nuit tant il fait noir mais bien sûr il fait jour et tu t’en fous tu t’en fous dans les baisers et les sucées dont nous tirons l’amour du printemps de notre nouvel ivresse mes soupirs brûle de te retourner et les anges et les élus sur le nuage de l’amour regarde le prix de mes tourments et m’envient les voilà qui se branlent ! le nuage tout entier tremble une ondée délicate que le jour teint de noir roule des accent d’orage sous tes râles vampirique je me tords les mains liés attachée à ta beauté tous ces petits réseaux me font rire tu es ma maîtresse et je songe à ton amie qui à des kilomètres de là sous la pluie dans la campagne à pied traverse en chantant à tue tête les mille et une chansons de variété qu’elle connaît le globe tout petit me fait valser sur le côté enfin tu me dis de te mordre et je le fais ton cri dans l’orage qui s’élève vaut ton dernier baiser
Le baiser papillon qui se fait avec les paupières
Le baiser hérisson qui se fait par l’homme à rebrousse poil
Le baiser du bélier qui se fait front contre front
Le baiser éléphant qui se fait en soufflant
Le baiser de la mort qui se fait en mordant
Le baiser de la vie qui se fait en suçant
Le baiser sur la joue
Le baiser sur le front qui se fait du bout des lèvres
Le baiser dans la nuque qui s’accompagne de fantaisie
Le baiser de l’orchidée qui se fait en faisant glisser les lèvres sur les lèvres
Le baiser tournis qui se fait avec la langue de part et d’autre et change continuellement de côté
Le baiser en souriant ou baiser soleil
Le baiser en pleurant ou baiser ondée
Le baiser de la petite chienne qui se fait de la langue sur les lèvres
Il est important que les agents du plaisir aient toujours en tête qu’ils s’incorporent l’autre et que les lèvres serrés en alternant avec des petits actes de dévorations soient de petites becquées dont on attend autant de renouvellement que de fantaisies la façon dont la langue est humidifiée nécessitant au besoin l’action de la volonté peut adonner à ce plaisir les sens conviées par cela même qui est qu’il n’y a pas d’amour sale mais toujours de l’amour inouï