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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 18:31

 Tu l’injurieras tu le grifferas tu le baiseras tu l’appelleras bonbon tu le lècheras tu le caresseras tu t’en caresseras tu t’en régaleras tu l’inviteras tu le commanderas tu te le carreras tu le bichonneras tu le biberonneras tu le gourmanderas tu le trouveras paresseux ou entreprenant tu t’en violeras tu l’en foutras tu l’en donneras un jour tu le cocufieras puis t’en servant tu enculeras tu le glisseras tu le partageras tu te le retourneras tu te le foutras tu t’en le coulisseras tu te l’en avaleras tu t’en gamahucheras tu l’appelleras oiseau tu t’en fouetteras tu te le secoueras tu le tiendras de deux doigts tu y gémiras des noms que seule toi connaît tu le videras tu le vidangeras tu recommenceras tu t’en enculeras tu le branleras tu le feras passer dans les cheveux tu lui feras contourner tes seins tu t’arrêteras entre tes seins tu descendras après l’avoir gobé tu t’en offusqueras mais inlassablement il caressera ta moisson drue altantide poétique oubliée que ton souvenir surexcité fera rebondir puis après deux trois petits coups d’invitations sur le dessus la jupe retroussée jusqu’au nombril tu n’auras rien à prouvé tu ne seras plus l’esclave que de toi même tes raffinements d’esthète te raviront tu aura eu soin de remplir le réservoir de lait chaud et de l’enduire de ta salive et ce contact avec le corps tel un cheval dont ce lien pourrait bien aller je ne sais pas moi j’ai les mains liés à deux centimètre de toi je dois te sentir et t’entendre gémir sans pouvoir faire quoique ce soit ce pourrait être  la nuit tant il fait noir mais bien sûr il fait jour et tu t’en fous tu t’en fous dans les baisers et les sucées dont nous tirons l’amour du printemps de notre nouvel ivresse mes soupirs brûle de te retourner et les anges et les élus sur le nuage de l’amour regarde le prix de mes tourments et m’envient les voilà qui se branlent ! le nuage tout entier tremble une ondée délicate que le jour teint de noir roule des accent d’orage sous tes râles vampirique je me tords les mains liés attachée à ta beauté tous ces petits réseaux me font rire tu es ma maîtresse et je songe à ton amie qui à des kilomètres de là sous la pluie dans la campagne à pied traverse en chantant à tue tête les mille et une chansons de variété qu’elle connaît le globe tout petit me fait valser sur le côté enfin tu me dis de te mordre et je le fais ton cri dans l’orage qui s’élève vaut ton dernier baiser

 

 

 

Le baiser papillon qui se fait avec les paupières

 

Le baiser hérisson qui se fait par l’homme à rebrousse poil

 

Le baiser du bélier qui se fait front contre front

 

Le baiser éléphant qui se fait en soufflant

 

Le baiser de la mort qui se fait en mordant

 

Le baiser de la vie qui se fait en suçant

 

Le baiser sur la joue

 

Le baiser sur le front qui se fait du bout des lèvres

 

Le baiser dans la nuque qui s’accompagne de fantaisie

 

Le baiser de l’orchidée qui se fait en faisant glisser les lèvres sur les lèvres

 

Le baiser tournis qui se fait avec la langue de part et d’autre et change continuellement de côté

 

Le baiser en souriant ou baiser soleil

 

Le baiser en pleurant ou baiser ondée

 

Le baiser de la petite chienne qui se fait de la langue sur les lèvres

 

 

 

Il est important que les agents du plaisir aient toujours en tête qu’ils s’incorporent l’autre et que les lèvres serrés en alternant avec des petits actes de dévorations soient de petites becquées dont on attend autant de renouvellement que de fantaisies la façon dont la langue est humidifiée nécessitant au besoin l’action de la volonté peut adonner à ce plaisir les sens conviées par cela même qui est qu’il n’y a pas d’amour sale mais toujours de l’amour inouï

 

 

 

 

 

Car si je t’ai chuchoté ce texte c’est pour te le lire pour la première fois les yeux détournés de toi ne croisant tes yeux que pour mieux défaillir d’avantage.
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 17:51

Chanter

 

 

 

Dehors l’oiseau découpe son ombre aux ciels rouges

 

Nos mensonges justifiant des errances attendries

 

Fallait il que la voix se trouble un instant

 

Qu’elle en demandât sa rançon tandis qu’un mauvais songe

 

Tombe dans sa main qui tremble sur sa poitrine

 

Bien aimée que tord la chaleur où je me tiens

 

 

 

Je demeure ainsi qu’un insoumis au seuil de la Mort

 

Je me tiens et ondule sans doute pris par l’ombre qui mord ma vie

 

Traces que le temps indolent sur ma peau des rides a posées

 

Tandis que muet au seuil de crier j’ai plongé mes vérités

 

À la longe de nos étreintes tout emmêlés nos sorts

 

Je ne comprends plus rien de ma parole

 

Je ne comprends plus rien de mes polars

 

 

 

C’est que j’ai mélangé la fin la cause et la morale

 

Et que ce que je veux dire s’est mêlé à l’énigme

 

Comme un serpent de rimes se noue à la cheville

 

Je veux penser mais ma tête est prise à ses morsures

 

Et tout s’est englué à la torpeur qui me fait me morfondre

 

                                                                     La volée s’est envolée il n’est resté que le silence

 

Qui de ma voix mauvaise pend au fronton du sens

 

 

 

Vieille stances obscures vous tendez vers eux mon visage agaçant

 

Volonté de taire plutôt que d’ébruiter ma vie s’en va ainsi qu’un chiffre flou

 

Que ne décèle pas le marcheur de sa marche et je veux qu’à ce rythme

 

Teigne des rosaces le chanteur qu’il marque d’une pâleur le front du gémissant

 

Que de ces extrêmes s’enchevêtre un être une douceur quand même

 

Quand bien même la danse interrompu par une foudre trop lourde

 

Il perde ainsi son sang comme il aura perdu sa vie à l’indolence naïve

 

Qui va la reconnaître toujours aux milles affairés perdus à dire leurs vrai

 

 

 

Moi je n’ai vu que ses bras cette ronde intense où j’ai gagné

 

Le loto rouge comme un tango qui m’a marqué

 

Ce tango qui m’a brûlé la langue à la regarder danser mieux

 

Sous les vêtements sont comme des feux qui roussissent l’œil

 

Dans  un noir abîme d’où s’exhalent encor nos petits cris

 

 

 

De devoir vivre mieux que nos parents

 

Vieillis par le devoir que je n’ai eu de cesse de casser

 

À l’endroit de la douleur de chanter et du pouvoir voir

 

Au travers les espaces où la terre s’inverse

 

(car le soc est passé dans ma gorge de chantre)

 

qu’envolés tout à coup nous échappions par l’air

 

même si sont trop pesants ces jours rassasiés de chanter

 

-Ah qu’on me tue qu’on m’achève

 

j’ai attaché son cœur arraché à ces heures

 

tandis qu’un corbeau gras psalmodiait nos langueurs
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 17:21

 

 

 

 

 

 

TORDRE ET DETORDRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais si « mes leçons » sont si mal sues, c’est qu’elles se revendiquent de la conscience de toutes choses comprises ou non, et que c’est, dans une certaine mesure, en s’avançant dans l’imbécillité de leurs inconsciences, qu’on y retrouve ses petits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi ce que j’appelle leçons n’est que de se forger dans l’expérience de sa propre liberté errante plutôt que de dire une chose qui serait venue de l’étude et de la réflexion, ce qui fait que c’est donner le bel exemple d’une création sui generis tirant son principe de ses seules forces et que, loin de tirer de là le peu de profit que je pourrais en avoir en ayant un peu de philosophie, j’en tire toute la faiblesse et l’orgueil  qui font les proses vertes et si peu mûries qu’il s’en faut qu’elles vous attirent un jour pour vous apprendre quoique ce soit.

 

 

 

 

 

 

 

Tout au plus pourriez vous y voir un effet de l’improvisation, cette belle chose prenant, saisissant un caractère difforme à se mêler à de l’encre et y gâcher sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

Il faudrait, ce serait un art, que je vous attire ici que vous perdiez vos précieuses minutes à contempler ce désastre.

 

 

 

 

 

 

 

C’est, vous dirais-je, l’essai, à l’infini, d’une première page qui tenterai de tirer du néant, par l’exercice de sa seule volonté, une forme sujette au caprice du moment qui aurait l’espoir de se voir paraître agitée par ses humeurs, et se débattant avec elle, pour en triompher parfois, mais toujours avec le ressort de celui qui, s’étant fixé de n’avoir pour maître que sa propre liberté, ne se lasse jamais d’échapper au bon sens, et tente parfois de vous surprendre en étendant ses principes à des sujets qui le font se tordre la phrase, si propice à indiquer nulle part, là où on serait en droit d’attendre une vue moins opaque.

 

 

 

 

 

 

 

De là, l’espérait-il, une poétique de l’étrange et de l’étranglement, un goût pour l’accidentel, le fortuit, le désagréable, et le sentiment que quelque chose, en permanence, et vous saisit, et vous échappe - Qui souvent va de pair avec des gens dont on aimerait se défaire.

 

 

 

 

 

 

 

Du moins me donnais-je à lire, c’est à dire à vérifier. Et je conclue cette petite réflexion sortie d’elle-même, pour vous en remettre à votre angoisse. 
Par Vidali - Publié dans : lanuitcannibale
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