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lanuitcannibale

Samedi 25 mars 2006

 

 

 

 

 

 

TORDRE ET DETORDRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais si « mes leçons » sont si mal sues, c’est qu’elles se revendiquent de la conscience de toutes choses comprises ou non, et que c’est, dans une certaine mesure, en s’avançant dans l’imbécillité de leurs inconsciences, qu’on y retrouve ses petits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi ce que j’appelle leçons n’est que de se forger dans l’expérience de sa propre liberté errante plutôt que de dire une chose qui serait venue de l’étude et de la réflexion, ce qui fait que c’est donner le bel exemple d’une création sui generis tirant son principe de ses seules forces et que, loin de tirer de là le peu de profit que je pourrais en avoir en ayant un peu de philosophie, j’en tire toute la faiblesse et l’orgueil  qui font les proses vertes et si peu mûries qu’il s’en faut qu’elles vous attirent un jour pour vous apprendre quoique ce soit.

 

 

 

 

 

 

 

Tout au plus pourriez vous y voir un effet de l’improvisation, cette belle chose prenant, saisissant un caractère difforme à se mêler à de l’encre et y gâcher sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

Il faudrait, ce serait un art, que je vous attire ici que vous perdiez vos précieuses minutes à contempler ce désastre.

 

 

 

 

 

 

 

C’est, vous dirais-je, l’essai, à l’infini, d’une première page qui tenterai de tirer du néant, par l’exercice de sa seule volonté, une forme sujette au caprice du moment qui aurait l’espoir de se voir paraître agitée par ses humeurs, et se débattant avec elle, pour en triompher parfois, mais toujours avec le ressort de celui qui, s’étant fixé de n’avoir pour maître que sa propre liberté, ne se lasse jamais d’échapper au bon sens, et tente parfois de vous surprendre en étendant ses principes à des sujets qui le font se tordre la phrase, si propice à indiquer nulle part, là où on serait en droit d’attendre une vue moins opaque.

 

 

 

 

 

 

 

De là, l’espérait-il, une poétique de l’étrange et de l’étranglement, un goût pour l’accidentel, le fortuit, le désagréable, et le sentiment que quelque chose, en permanence, et vous saisit, et vous échappe - Qui souvent va de pair avec des gens dont on aimerait se défaire.

 

 

 

 

 

 

 

Du moins me donnais-je à lire, c’est à dire à vérifier. Et je conclue cette petite réflexion sortie d’elle-même, pour vous en remettre à votre angoisse. 
Par Vidali
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Samedi 25 mars 2006

Chanter

 

 

 

Dehors l’oiseau découpe son ombre aux ciels rouges

 

Nos mensonges justifiant des errances attendries

 

Fallait il que la voix se trouble un instant

 

Qu’elle en demandât sa rançon tandis qu’un mauvais songe

 

Tombe dans sa main qui tremble sur sa poitrine

 

Bien aimée que tord la chaleur où je me tiens

 

 

 

Je demeure ainsi qu’un insoumis au seuil de la Mort

 

Je me tiens et ondule sans doute pris par l’ombre qui mord ma vie

 

Traces que le temps indolent sur ma peau des rides a posées

 

Tandis que muet au seuil de crier j’ai plongé mes vérités

 

À la longe de nos étreintes tout emmêlés nos sorts

 

Je ne comprends plus rien de ma parole

 

Je ne comprends plus rien de mes polars

 

 

 

C’est que j’ai mélangé la fin la cause et la morale

 

Et que ce que je veux dire s’est mêlé à l’énigme

 

Comme un serpent de rimes se noue à la cheville

 

Je veux penser mais ma tête est prise à ses morsures

 

Et tout s’est englué à la torpeur qui me fait me morfondre

 

                                                                     La volée s’est envolée il n’est resté que le silence

 

Qui de ma voix mauvaise pend au fronton du sens

 

 

 

Vieille stances obscures vous tendez vers eux mon visage agaçant

 

Volonté de taire plutôt que d’ébruiter ma vie s’en va ainsi qu’un chiffre flou

 

Que ne décèle pas le marcheur de sa marche et je veux qu’à ce rythme

 

Teigne des rosaces le chanteur qu’il marque d’une pâleur le front du gémissant

 

Que de ces extrêmes s’enchevêtre un être une douceur quand même

 

Quand bien même la danse interrompu par une foudre trop lourde

 

Il perde ainsi son sang comme il aura perdu sa vie à l’indolence naïve

 

Qui va la reconnaître toujours aux milles affairés perdus à dire leurs vrai

 

 

 

Moi je n’ai vu que ses bras cette ronde intense où j’ai gagné

 

Le loto rouge comme un tango qui m’a marqué

 

Ce tango qui m’a brûlé la langue à la regarder danser mieux

 

Sous les vêtements sont comme des feux qui roussissent l’œil

 

Dans  un noir abîme d’où s’exhalent encor nos petits cris

 

 

 

De devoir vivre mieux que nos parents

 

Vieillis par le devoir que je n’ai eu de cesse de casser

 

À l’endroit de la douleur de chanter et du pouvoir voir

 

Au travers les espaces où la terre s’inverse

 

(car le soc est passé dans ma gorge de chantre)

 

qu’envolés tout à coup nous échappions par l’air

 

même si sont trop pesants ces jours rassasiés de chanter

 

-Ah qu’on me tue qu’on m’achève

 

j’ai attaché son cœur arraché à ces heures

 

tandis qu’un corbeau gras psalmodiait nos langueurs
Par Vidali
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Samedi 25 mars 2006

 Tu l’injurieras tu le grifferas tu le baiseras tu l’appelleras bonbon tu le lècheras tu le caresseras tu t’en caresseras tu t’en régaleras tu l’inviteras tu le commanderas tu te le carreras tu le bichonneras tu le biberonneras tu le gourmanderas tu le trouveras paresseux ou entreprenant tu t’en violeras tu l’en foutras tu l’en donneras un jour tu le cocufieras puis t’en servant tu enculeras tu le glisseras tu le partageras tu te le retourneras tu te le foutras tu t’en le coulisseras tu te l’en avaleras tu t’en gamahucheras tu l’appelleras oiseau tu t’en fouetteras tu te le secoueras tu le tiendras de deux doigts tu y gémiras des noms que seule toi connaît tu le videras tu le vidangeras tu recommenceras tu t’en enculeras tu le branleras tu le feras passer dans les cheveux tu lui feras contourner tes seins tu t’arrêteras entre tes seins tu descendras après l’avoir gobé tu t’en offusqueras mais inlassablement il caressera ta moisson drue altantide poétique oubliée que ton souvenir surexcité fera rebondir puis après deux trois petits coups d’invitations sur le dessus la jupe retroussée jusqu’au nombril tu n’auras rien à prouvé tu ne seras plus l’esclave que de toi même tes raffinements d’esthète te raviront tu aura eu soin de remplir le réservoir de lait chaud et de l’enduire de ta salive et ce contact avec le corps tel un cheval dont ce lien pourrait bien aller je ne sais pas moi j’ai les mains liés à deux centimètre de toi je dois te sentir et t’entendre gémir sans pouvoir faire quoique ce soit ce pourrait être  la nuit tant il fait noir mais bien sûr il fait jour et tu t’en fous tu t’en fous dans les baisers et les sucées dont nous tirons l’amour du printemps de notre nouvel ivresse mes soupirs brûle de te retourner et les anges et les élus sur le nuage de l’amour regarde le prix de mes tourments et m’envient les voilà qui se branlent ! le nuage tout entier tremble une ondée délicate que le jour teint de noir roule des accent d’orage sous tes râles vampirique je me tords les mains liés attachée à ta beauté tous ces petits réseaux me font rire tu es ma maîtresse et je songe à ton amie qui à des kilomètres de là sous la pluie dans la campagne à pied traverse en chantant à tue tête les mille et une chansons de variété qu’elle connaît le globe tout petit me fait valser sur le côté enfin tu me dis de te mordre et je le fais ton cri dans l’orage qui s’élève vaut ton dernier baiser

 

 

 

Le baiser papillon qui se fait avec les paupières

 

Le baiser hérisson qui se fait par l’homme à rebrousse poil

 

Le baiser du bélier qui se fait front contre front

 

Le baiser éléphant qui se fait en soufflant

 

Le baiser de la mort qui se fait en mordant

 

Le baiser de la vie qui se fait en suçant

 

Le baiser sur la joue

 

Le baiser sur le front qui se fait du bout des lèvres

 

Le baiser dans la nuque qui s’accompagne de fantaisie

 

Le baiser de l’orchidée qui se fait en faisant glisser les lèvres sur les lèvres

 

Le baiser tournis qui se fait avec la langue de part et d’autre et change continuellement de côté

 

Le baiser en souriant ou baiser soleil

 

Le baiser en pleurant ou baiser ondée

 

Le baiser de la petite chienne qui se fait de la langue sur les lèvres

 

 

 

Il est important que les agents du plaisir aient toujours en tête qu’ils s’incorporent l’autre et que les lèvres serrés en alternant avec des petits actes de dévorations soient de petites becquées dont on attend autant de renouvellement que de fantaisies la façon dont la langue est humidifiée nécessitant au besoin l’action de la volonté peut adonner à ce plaisir les sens conviées par cela même qui est qu’il n’y a pas d’amour sale mais toujours de l’amour inouï

 

 

 

 

 

Car si je t’ai chuchoté ce texte c’est pour te le lire pour la première fois les yeux détournés de toi ne croisant tes yeux que pour mieux défaillir d’avantage.
Par Vidali
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Samedi 25 mars 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

La Main Dans Le Sac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faut-il, d’abord, des mouvements au corps pour qu’il avance, on pourra dire il avance forcément puisqu’il est pris dans le temps, mais si ce n’était cela, si la durée était pareille à lui il avancerait tout de même de ses mouvements contigus qui le font se mouvoir ainsi qu’il est pris, or le voilà qui bouge et qui marche, ou même une de ses parties seulement échappe à son apparente immobilité, et il étend une main semblable au fanion de désespoir que le vent agite, il étend, donc, cette main avec la facilité que peuvent avoir certaines mains de s’étendre, et elle s’enfonce dans une poche non pour y chercher un objet dont il pourrait se passer, mais pour, tout simplement, disparaître et se caler au chaud, s’absentant à la surveillance que j’avais entrepris de ce corps comme d’un sujet d’étude, et cette main qui s’enfonce, et se corps qui s’engonce, c’est peut-être le mien mais rien n’est moins sûr, il se pourrait que ce soit le corps d’un autre, tant il est indistinct, si ce n’était, malgré sa disparition, la main qui, plus blanche ou éclat clair se distinguant, me fait sourire pour l’instant avec si peu le sérieux de cette esquisse, seulement venant à l’encontre de mon sourire et le forçant à se contraindre,,,               

 

 

 

 

 

« - Vous semblez dire que tout cela est fragile ?

 

   - On est lucide, c’est tout, si tout ne va pas aussi bien qu’avant c’est que cela devient difficile de s’y retrouver »

 

 

 

 

 

,,, l’harmonie qui vient percuter mon observation, comme un accident sur son trajet (mais qu’est ce que c’est l’harmonie, n’est-ce pas l’absence de disharmonie, sa capacité à ne pas se faire remarquer, tout à coup remarquable ?) tout à coup, la main ressort vide, étrangement nerveuse, elle semble indiquer une direction, puis se ravise et vient se porter pas loin de la bouche, en essuyer le coin, se ravise de nouveau, comme ne sachant quoi faire de sa mobilité, et retrouve sa position préalable à mi chemin du corps, ballante et étrangement naturelle, sa nonchalance est son meilleur habit, elle a l’apparence qui lui fait le mieux sa forme, satisfaite d’elle-même et ne portant à cela aucun intérêt ostentatoire, son oscillation, sa pandiculation, la conservent vivante, la remette au monde, mais elle n’a pas de fierté à cela comme le peuvent parfois donner impression les pianistes virtuoses habitués qu’on les regarde, fait au reluquage, aux mouvements emphatiques et visibles, ma main, elle a trompé un moment d’attention, et comme gênée d’avoir à se montrer, s’est faite disparaître du monde dans la poche, mais elle n’y a pas trouver de particulière satisfaction nécessaire et en est ressortie avec le même aspect d’incognito, inconsciente que je l’observe,,,   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Vous souhaitez qu’il y aie des papillons, des oiseaux, dans votre jardin ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’ailleurs tout est là, dans mon jeu avec ma main, comment se fait-il que j’ai pu l’observer si longtemps sans qu’elle s’en rendît compte ? C’est à vraiment croire qu’elle a un mouvement à part entière, mouvement de bandit, mouvement d’indépendantiste, mouvement hors tout, qui ne cessent de m’interloquer sur ce qui me constitue,,, j’aurais donc la possibilité en m’observant attentivement de détacher mon esprit si l’on veut bien croire ce que j’ai dit des mouvements qui me fabriquent, et donc, qu’est ce que cela veut dire sur ma fabrication, car vous avez suivi avec moi sans vous interloquer, ou en vous interrogeant avant que je ne signale le fait extraordinaire de ce dédoublement momentané, ainsi il vous aura été possible de vivre avec moi sans faire attention le moins du monde à moi que je faisais attention à une main qui se mouvait sans moi, sans que cela vous choque, ainsi que moi de mon côté je ne trouvais rien à redire, et, maintenant, ma main je ne sais comment la tenir, et je la mets dans ma poche avant qu’elle ne me gêne trop, mais là encore elle s’y met comme à reculons, en boule, cherchant sa place, tâtant et tatillonne, occupant mon esprit, de sorte que je ne l’observe plus mais qu’elle m’observe, elle se déplace dans la poche avec l’envie qu’on l’oublie, signifie chaque mouvement de pensée par de petite agitations, des tremblements imperceptibles qui semblent indiquer qu’elle en a assez d’être ainsi suivi de tant d’obséquieuses attentions, de tant de méticulosités qu’elle ne s’y fait pas, qu’elle vit, oui, mais de sa vie propre, en bonne entente avec moi tant que je ne la veux pas soumettre à une immobile conscience qui voudrait la fixer ou du moins l’encadrer, qu’elle ne sorte pas de son champs où, criblée et comme menacée, elle se soumettrait entièrement à la volonté, un moment absente, tenant prise sur elle tel le pilote d’une machine,,,

 

 

 

or ce pilote, aussi sensible que soit rendue sa machine, aurait du mal lui aussi à soumettre entièrement son outil à sa volonté démultipliée, et bien que l’ingéniosité des hommes fasse qu’on maîtrise toujours plus les engins que l’on utilise, il ne se peut autrement que la palpitation de la peau, le tangage de la respiration, enfin tout le tremblement, ne fasse que les machines, en partie, certes, infime, échappe à la volonté, et que, pour mieux contrôler celles ci, il eut fallu cette sorte d’inattention attentive qui présidât à mon premier mouvement que les mains qui dirigent ces outils, s’ils ne sont pas doués eux aussi d’une vie propre, les contraignent à de semblables mouvements, que la volonté voudra y imprimer,,,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette suspension de la conscience, pourtant attentive en tout, peut prévaloir à mieux laisser vivre les autres, et je ne cesse de penser que lorsque j’écris de telles pages, avec une volonté de porter en avant la phrase et, pour ce faire, une conscience la plus aiguë possible de ce que je fais, mon lecteur, comme face à une chose vivante qui se déplacerait en glissant la feuille sous ses yeux de la droite vers la gauche, voulant plus ou moins n’en rien perdre d’essentiel, s’en ferait une idée tout autre, et, parfois vivace parfois empruntée, qui serait toujours nouvelle,,,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La question n’est plus l’originalité de l’œuvre, mais sa vitalité, son audace, son inventivité, on s’est dit qu’est ce que c’est, on s’est mis en scène, bien sûr cela nous échappe, cette représentation de soi, on existe toujours dans le regard des autres, et les habits sont parfois cette construction de soi par l’autre, parfois cela efface cela met aussi en scène,,,

 

je ne sais pas,,, »  

 

Par Vidali
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Mardi 28 mars 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

baissez donc les yeux écartez les pieds je

Veux vous voir vous démener

 

Vous agiter vous exciter

 

Que votre émoi devienne roi

 

Que votre joie soit contre moi

 

Frottez vous donc vous sentez bon

 

                                                   Gardez moi le vit contre le con

 

Ne suis je pas votre goujon

 

Et mon petit poisson

 

Frétille

 

Belle jeune fille

 

C’est tout pour toi

 

C’est tout à fait droit

 

Faut il que cela brûle

 

Faut il que comme un âne

 

Je bande et ma banane

 

Dressée contre sa mule

 

Braque vers le nez

 

De celle qui se baissait

 

Un simple baiser suffira

 

Un baiser qu’il vous faudra

 

Qu’il vous faudra baisser

 

Jusqu’à baiser

 

En collier

 

Mon levier

 

 

 

Votre levier comme vous dites

 

Baisse lui aussi du nez

 

Saurons nous soirée maudite

 

Des couleurs lui redonner

 

 

 

Aussi tôt dit aussitôt fait

 

Elle se met en collier autour du bébé

 

Le serre avec les lèvres

 

Et soukou souks

 

Elle donne de petites secousses

 

Meilleur que le meilleur des coucous

 

 

 

 

 

Puis elle s’arrête et redresse la tête

 

Voyou vous ferez moins de bruit

 

C’est meilleur à ce q’on dit

 

Mais voyez

 

Il est violet

 

 

 

 

 

Alors se remettant le nez

 

À retrousser le dadais

 

Kous soukou sousouks

 

Elle se remet à travailler

 

 

 

 

 

 

 

Mon amie comme vous y allez vous m’arrachez le vit vous me retournez veuillez mieux vous branler

 

votre plaisir conditionne le mien

 

ce branle soit meilleur allié au tien

 

 

 

 

 

Elle semble parfois se lasser elle retire alors sa bouche comme à regret et tire une mine alambiquée pour replonger l’engin tout entier aussitôt et

 

souk souk souk

 

ferme et décidée

 

fait sentir le supplice au condamné

 

 

 

 

 

 

 

Ce jeu pourrait durer mais elle se plante au bord de l’éjaculation

 

à genoux écartés

 

elle même fort excitée et retire mains et bouche et vous dit d’un ton sec à vous de vous prendre

 

en

 

mec
Par Vidali
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Mardi 28 mars 2006

C’est un petit peu comme d’habitude

Le morceau que je tape et à toi mon rayon car je parle de moi pour parler de toi je parle de toi pour parler de toi et tu parle de toi et tu parles de moi pour parler de toi. Ces rires ont un nœud quelque part. finance de mes faïences en boucle mais qu’est ce qu’une faïence pour me parler de vos tableaux ? qu’est que c’est que ce que c’est  pour le parler de tes tableaux de mes chiffons de mes pirates robert larousse

de mes astres en désastres

 

 

le baromètre de la pression et la pression du maître au bar ? ce

n’est pas de ma faute disaient ils

idem de mes coraux

 

 

ah bien que j’aille mieux au donf des océans

malgré tout il faut répéter la messe des dires et

recommencer le voyage avec toi

recommencer le voyage de mes sollicitations et

recommencer les oscillations au grand Voyage après la mort et après la vie il faut recommencer car

 

 

c’est après la mort qu’il eu fallut dire et que j’ai dit après la vie quoi ? mais la VIE

 

 

s’éclater au soleil

reprendre les adducteurs de l’amour

les parties intérieur des cuisses

vieilles zones toujours disparues

car les hommes sont seuls à avoir du plaisir pour en donner aux femmes

 

 

d’où il faut que faille que fit que fallut qu’il faudra ce qu’il fallait pour prolonger la vie ?

 

 

de ce c’est si bon LA VIE qu’alors

on aime rire

mais vos rires étaient truqués ils disaient tu en fais gentiment

ils disaient gentiment tu en fais de trop avec moi

tu peux avec eux tu peux avec nous tu peux avec vous tu peux

mais seul et si seul si seul dans mon territoire tu ne tiendra pas ta vie plus longtemps

nous nous nous et encore nous nous de la révolte de camus nous de la vie

nous de l’absurde

nous de la force et nous puis

 

 

Toi dans le travail de toutes les sollicitations nous gageons

Lui accomplissant dans l’unité de l’humanité la justice de l’humanité le poing ouverts laissant laisser les utopies de nos orages de fleurs

de nos fleurs sanglots de sang tel un miracle impossible enfin possible impossible enfin

dépassé devenu possible possible de l’humanité

 

 

juste de l’humanité au travail accompli de Dieu par le travail de l’homme la femme

 

 

et tout ce qui respire

 

 

impossible humanité accomplissant en un art chrétien toujours iconoclaste art chrétien accomplissant enfin

 

 

le Réel Vivant Libre
Par Vidali
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Mardi 28 mars 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que chacun de tes pas forme sur le chemin de la liberté, ton nom à peine gravé dans les foudres de nos montagnes pelées ce que ta voix tremble de songe et d’une main l’efface qu’il soit bâti le Monde de tes courages et qu’adossé à ton visage je compte les nuages ma sauvage que le front légèrement embrumé des nuits de culottage tu fouisses et tu réglisses gourmandant des olives vertes d’être déglutis aussitôt que l’expérience d’oublier est entamé de tomber tout d’abord dans ses contradictions les plus perverses et que je bombe de mille sabord mes restrictions budgétaires qu’il vous soit agencé des mécaniques de bonheur des horlogeries de vices  et  puis  une dernière fois avant l’oubli il s’endormait sur une plage ne vous arrêtez pas ce monde est un salmigondi mais un salmigondi qui fouille qui fourrage qui fourmille qui se voudrait ici alors qu’il est là bas qui claudique bien un peu se balance de gauche et de droite taquine de l’argutie tapine son demi trépigne un jour trépané il tombe roide alors se remettant debout commence une tirade à ces mots ma sauvage se retourne et n’y tenant plus l’orage se met à fendre l’étendu noire des nuages il y en a cinq mille cinq cent douze millions cinq cent vingt cinq mille deux cent onze prend moi immédiatement je lui faisais toucher les pieds sur le matelats et la branlais lentement il y a une vérité à chaque chose me dit elle me tient-on que tant qu’on est pas passé par de la pensée ce qui compte c’est la volonté qui seule si elle est bien éduquée peut s’appliquer aux choses n’y tenant plus je la fouettais tandis qu’un petit adagio de Mozart sortie d’une flûte en sourdine dans l’air chaleureux du petit bidet noir allons du courage lui fis je et nous passâmes de l’autre côté sont corsage délicieux laissait apparaître une petite poitrine dont la forme justement évoquait des ballades qui nous faisait rire ton petit corsage est un petit papier cadeaux comme pour les bonbon au chocolat du papier argenté brillant entre mes doigts ma tendre magicienne ma voyante tu brille pareille dans l’obscurité de la salle de bain  la lumière fut éteinte Mozart fut interrompu la température monta de mille molécules d’adrénaline au centimètre cube seconde tout explosa dans un éclat violet et jaune avec des carottes bleus dans le flah au dessus de nos tête je lui dis en souriant vois tu ces montagnes vois tu la couleurs des fleurs et l’odeur de la mer te paraît suffisamment ailée elle sourit elle aussi puis très gravement rejoignit mon épaule son sourire était des plus enfantin elle me dit encore quelque chose de très grave cette soirée là je dégoupillai l’asphalte à coup de frein à main puis je virevoltais vers la cuisine souvent épuisé et maudit quand les horloges ont clos les persiennes du villages quand rejoignant les ombres parmi la nuit je joignais les mains en signe d’abandon une frayeur maudite emplissait ma poitrine et ma gorge une rage pareille à une rumeur étrange tout ce que je disais était alors mensonge ou vociférations mes cris dans cet endroit obscur emplissaient de terreur des pages de noirs caractères tourbillonnant tel les corbeaux affreux de mon désespoir ces nuit que je charriais durant des pages était travesti d’une langueur que seul ma faiblesse expliquait c’est tombé dans ces rapides exalté par son corps adorable que je vissai des dérives aux charpentes de ma vie offrant plus d’une trouée à l’azur tout affreusement décidé à vivre plusieurs fois les cloches dans la nuit résonnèrent sombrement accoutumant des poupée gigognes à mes destins enchevêtrés que la citadelle impossible de la beauté protégeait de l’ennui ce sombre sentiment où rien ne changera jamais  
Par Vidali
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Mardi 28 mars 2006

 

 

LE JOUR VIENT

 

 

 

 

Le jour vient avec les chiens qui tournent dans la rue en mal de sang et de chairs à mordre et de bile à cracher et de vices à écluser et je dirai que j’ai des yeux de folie pour les aubes salutaires je dirai que j’ai des oreilles de folies pour les rumeurs vraies qui gagnent le monde sans ramper je dirai que j’ai des narines de folie pour les cigarettes gagnées sur ma mort je dirai que j’ai des toucher de folies pour palper la douce peau volage de mes papiers insolubles je dirai que j’ai des vertiges de folies pour mes ivresses froides mais le jour vient.

 

 

 

Et je comprends que les seuils sont franchissables encore une fois qu’il est formidable d’aimer et incroyable de continuer de vivre

 

Et je comprends que le rythme de mes doigts vaut les vaudous de vos tubes

 

Et je comprends que je suis invincible et meilleur que ce que j’ai cru hier meilleur que ce pour quoi je suis né qui est le tombeau et l’oubli le désamour et le brouillon

 

Et je comprends que l’aptère archange de mes mots vole au-dessus de mes pages en marchant comme un danseur solide au sol rivé dans ses fureurs de nègre et son blues impossible

 

 

 

 

 

Je reprends la voix du chanteur qui m’accompagne vraiment compagnon solidaire de ma solitude imaginaire moi qui tourne en rond dans ma danse vrillée en changeant un mot sur deux dans les espaces libres de l’imaginaire débraillé qui convienne à ma nuit repues de fainéant gouailleur de foire

 

Car si j’ai des sagesses un jour c’est pour les brûler à ton soleil aveugle et que mes rythmes de pornographe électrique valent tes frissonnements devant mon abjection

 

Qu’il soit dit que j’ai du talent au ventre et du ventre à me dégobiller

 

Qu’il soit dit que j’ai de la chance de m’être tenu devant le gouffre et d’avoir trembler de voir s’ouvrir l’abîme mais que j’ai tenu jusqu’au lendemain le jour qui vient

 

Qu’il soit dit que les ritournelles qu’il aura été fait dans vos tête éclectiques sont de notables romances à autant de cheminement vers celles qui s’en sont allées si loin de moi dans le jour qui vient

 

Qu’il soit dit que les yeux de la nuit sont ceux du jour et que mes soleils valent mes lunes plus éternelles ce matin que le ciel ne m’a fait car le jour vient

 

Qu’il soit dit que j’ai un jour une minute une seconde vaincu sensible à l’air que l’expire comme d’une lumière bienfaisante car le jour vient

 

Qu’il soit dit que j’ai décidé de crever de mes cafés et de mes pages noircies comme on décide de vriller vers un sol inconnu dans un avion devenu fou qui décide lui de se finir en tournant dans l’air plus rapide qu’un électron car le jour vient

 

Qu’il soit dit que je t’aime toi et toi surtout et que tes hanches emportent dans leurs valses le mouvement insondable de mes écritures d’un matin car le jour vient

 

Par Vidali
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Mardi 28 mars 2006

De cela j'ai retenu L'eau du puits de cette science des femmes Tu es la femme auprès du puits et de m'être évidé en toi ce n'était vraiment pas pour être devant un miroir. Je te donnais ce peu de secret qui te devait

 

 tout. Je croyais pouvoir obtenir de même des mots de toi qui m'auraient nourri. Il aurait fallut que je nourrisse de mon silence, et d'un silence sans secret, ces mots que j'attendais. Mais je ne sais pas faire cela. Je sais seulement me vider, me dévider, et pour cela tu as brisé le silence pour me dire «je ne t'aime pas »...........................................................................................

 

 

reprenant ma liberté de danser ivre d'un alcool léger et je ne veux plus demander aux cloches mais à toi j e te le redemande : l'amour et la compassion ne sont ils pas un alcool......................................................................................... ................................................ J'ai alors vu de la fumée par la fenêtre, une fumée que je ne faisais pas, que personne ne faisait et que j'ai vue et qu'aucun Ennemi ni qu'aucun Ami ne faisait. La douce fumé de la folie. La folie légère de l'alcool enivrant. Cela t'a déplu. Aussi j'ai appelé le signe de cette fumée à me dire oui ou non à me signifier quelque chose car il n'y avait personne qui produisait cette fumée -personne ni rien. Cela je l'ai vérifié et cela m'a plu.

 

J'ai appris de toi. J'ai appris que j'étais vide. Car j'ai cru déverser dans ton oreille quelque chose qui venait de mon cœur « mais le cœur est lui aussi devenu vide de t'avoir apprise » m'as tu dit et j'ai baissé la tête en signe de demande de pardon. Tu m'as répété « tu es sans secret »....................................................................................... .................................... que la mort, un jour, m'efface, qu'un homme évide ces bandelettes de papier, inscrive « tu es sans secret » sur les marges de ces bandelettes.

 

Sœur d'Eva tu m'as arraché les morts, les mots, et les vies, et tu m'as laissé comme un cercueil vide qui pleure où je vis car je t'ai dit la vérité. Mais il n'y a pas de vérité, c'est pour cela que je suis vide car j'ai réfléchi jusqu'à l'absurde l'absence de vérité. Ainsi d'une jouissance morte qui se
Par Vidali
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Mardi 28 mars 2006

Un permis de démolition dans les parages.

 

C'est une sorte de morale, comme mes voeux ont leur poids de larmes (tout se rient, c'est assez atroce, les amitiés grinçantes qui m'ont, juste assez pour cela, dit combien la violence pouvait trouver en moi la cible ruinée dont elles pouvaient se servir, décharge couverte de sang caillée, âme noire qu'on puisse supplicier.

 

Tout l'amour que j'ai actuellement consiste en un sacrifice idiot -Car je ne le comprends pas. Pourtant devant un choix, on sait qu'il faut s'engager. Et comment ne pas choisir la souffrance quand on en espère l'amour.

 

La question n'est plus alors du sacrifice mais de celui qui demande un tel sacrifice, car on ne peut éteindre en l'homme (et le Mal inacceptable en est la preuve) l'espérance d'un Salut. Aussi vaut-il mieux le supplice du coin avec les secours de l'amour qu'un régal de délices dans un monde sans espoir. Je sais cela d'expérience. Mais quoi je pourrais en plus attendre d'être secouru -Si ce n'était de moi - même que je souffre et dont peut me sortir ce mouvement de l'âme qui nie porte 'a me nier au profit d'un autre

 

Et quoi ! les autres viennent, ils me hausse, ils me soulèvent et me portent ; qu'ici se ferme la porte de la salle des tortures, car on ne saurait comment la refermer et que j'ai montré que l'Espérance seule Pouvait sauver -non la souffrance.

 

Or le mouvement de là vie continue de passer me traversant comme il est devenu ce besoin de communiquer que ça ne communie pas. (.'a: besoin (le communiquer s'arrête dés qu'on communique - parce que justement ça communique !...

 

et j'aimerais dire ce que ce supplice qui nous charbonne est cet autre qui m'explique nous rime-, ce que nous sommes, et que
Par Vidali
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